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Les deux rations envisîigées au point de vue de leurs principes imraédials conicnaicnt :
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que l'on considère aujourd'hui comme l'alcool de l'acide yalérianique ^ acide primitivement découvert par M. Chevreul dans la graisse des cétacés. Il serait donc possible que, dans l'acte de la digestion , le sucre ou ses congénères éprouvassent une fermentation spéciale , donnant des matières grasses qui , une fois formées, seraient absorbées par les chylifères. On le voit, cette opinion mixte se confond, au point de vue physiologique, avec celle qui soutient la préexistence des matières grasses dans la nourriture ; car, il importe peu que la graisse assimilable soit ingérée directement, ou qu'elle prenne naissance dans l'appareil digestif, appareil où les aliments sont encore en dehors de l'organisme. S'il en était ainsi, les animaux partageraient avec les végétaux la faculté de créer des corps gras, et cela probablement par des moyens analogues. On voit , en effet, l'amidon et la matière saccharine disparaître graduellement dans les plantes, à mesure que la substance grasse s'accumule dans leurs semences. La sève de certains palmiers est une abondante source de sucre, jusqu'au moment oii le fruit devient une source d'huile non moins productive. Je mentionnerai encore, pour compléter ce rapide exposé des idées émises sur la production de la graisse, l'opinion qui attribue aux principes azotés des aliments la propriété de concourir efficacement à la formation du tissu adipeux ; c'est cette opinion que j'avais adoptée à l'époque où je fis mes premières re-cherches sur la valeur nutritive des fourrages , alors que je considérai leur élément azoté comme le plus
S74 OBS POMS.
Dbuteissanty le .plus important^ celuûqui «uffiuHt aenl aV'dé'veloppeaieat.de la chaip.desankiiaiuiyiÀilàsédnétiori du lait , à rengranaemrat. Au^ reste^ aucune desliypotbèses'que!je.tiens âe i^appebr^ ôlest en op* posîlîoa Ibarmelle avee celle «fui pocoimait, dans les Qrâjières grasses bien caractérisées des filtiîles, l'«ri-> gine la plus directe, la moins conteslaiile de la grcùase aotumulée dans les aminauK sèundsi à narégiBie swabendant.
. (La question de la production de la graisse pœdant ràlimentàtion^ a souteiré une controi^rsedes pl|i$ 'vives; on a beaucoup discuté ^t irès^peu expérimenté. J'ai dottc cru faire une chose utile en entreprenant de nouYelItô< recherches. J'avais eu d'abord le projet délimiter mes obserivalions à l'exanen d'un seul point de la question ; celui de savoir^ s'il est possible d'engraisser des porcs, en les nourrissant uniqueoœnt avec des pommes de terre dans lesquelles, on le sait , il n'y a qu'une proportion insignifitnte de matières grasses. U est de toute évidence que, si Tamidon se convertissait en graisse pendant l'aotedt la digestion, il y aurait, en général, un avantage déddé à opérer Tengraissement avec les tubercules, puisque la porcherie n'aurait plus à supporter la dépense assez élevée qu'occasionne Tintroduction des pois, du seigle, du mais dans la ration; mais il m'a paru coi^venable de donner plus d'exiansion à mes eispériences. C'es^ ai«f»i que ji'ai été conduit, à suivre avec une. minutieuse attention. ie développefii«nt du porc depuis sa naissance, en' tenant un oompte exact des
DES POEGS. 599^
dans les porcs engraissés, on a pesé les diverses parties du n' 12.
ku. ,
' Lard sans la peau •>. 20,50]
Saindoux ; • . 4,63 1
Graisse adhérente à rinlérieur. .............. 3,C1 1 ^^^^
Graisse retirée des os après Tébullition i «57 )
Os dégraissés, bouillis et essuyés . . • • ^ • • 6,9 i
Peau avec soies 10,38 v
Sang recueilli 3,24
Viande débarrassée de graisse (viande rouge). . 46,02
Larynx. I,o0
Cœur 0,50 ■
Cervelle 0,15
Poumons 0,75
Foie 1,50
Rate 0,25
Estomac et intestins vides 4,68
Ris 0,19
Reins 0,38
Vesiculedu fiel 0,03
Vessie vide.. . . ; 0,09
Urine et déjections.... 2,62 , '^
Pertes 1 ,50
kil. . ,
Le gras des porcs engraissés s'élève comme on voit à. 4 27,30 pour 100 .
Les 1,000 k. de porcs engraissés contenaient gras 273,0
Les 587 k. de porc avant l'engraissement renfermaient gras (1). ... • 150,1
Graisse développée pendant rengraissement... 122,9 ^M
Ces 1 12k,9 se réduiraient par la fonte à 10(3,2 .^
Les aliments contenaient graisse 67,Ct
Graisse excédant la graisse des aliments 34,6
(1) Prenant' ftouf-le^e âtant reôgraissement la graissë'è^le^ t5,57, telte qft^eiie a été-donnée par le n* i . ■ » 1 O
600 DES POKCS.
A celte quantité il faut joindre la {rraisse des déjections, je n'ai pu la doser avec précision, mais j'ai reconnu qu'un porc à l'engrais rend par jour ' environ 306 gr. d'excréments solides, secs, dool i l'éther retire 0,032gr. de matières grasses. En qunlrevingt-dix-huit joui-s, les neuf poi-cs ont dû en rendre 270 kil., danslesquels il y avait 8 à 0 kil. de ces matières, de sorte que la graisse formée dans l'engraissement, c'est-à-dire la graisse qui excède celle ries ' aliments consommés, peut être portée fi i3 kilogr. On voit ainsi que les résultats de l'engraissement des porcs sont défavorable» h l'opinion de l'assimilation directe de la graisse dans les animaux.
C'est une chose fort reraarquaMe que le peu de différence qui existe dans le gras proportionnel d'un porc encore jeune, avant et après l'engrEUSScmcnt. Généralement on est disposé à considérer l'augmea-
DBS PORCS.
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