‹ Économie ruraleChapitre 102 sur 129 · AVANT · texte numérisé non relu

AVANT

APRÈS

gramm.

iO

gTMniD.

ii5

Le canard moyen a gagné par le régime do rit : graitse, SO granmict.

La graine a perda par la fonte 0,08, loit graiaiB itedue. . 18,4.

On a tronvé dans la déjecHoo « 8,1

Graifse totale fixée te.S

Dans le rit eonsoiomé.... »••••.. •.^. ..•••..•..« tt«9

Gfaiueprodone.......... , 14,7

Cette production de graisse a eu lien en 4 3 jours, c'est donc environ 1,1 gr. par jour, sons l'influence d'une consommation de 1 2â gr. de riz^ dans lesquels

DBS VOMB. 591

éliminés par rorganisme. Pour un animal jeune, il faut , en outre, que ces principes azotés soient assesK abondants pour fournir à raccroissemenl de poids; enfin, il est nécessaire que le carbone des matières digestives contenues dans la nourriture soit en telle proportion, qu'il puisse, non-seulement concourir à ia production des principes éliminés ou fixés, mais encore entretenir, conjointement avec Thydrogène , la combustion respiratoire, source essentielle, peutêtre unique de la chaleur animale.

Nous avons établi précédemment qu'un porc de huit mois et demi, pesant 60 kiL, brûle chaque jour, en respirant, 661,3 grammes de carbone, en même temps qu'il émet 4,4 gram. d'azote. En retranchant des déjections rendues par l'animal le carbone appartenant au ligneux indigestible des pommes de terre, on peut admettre 52,8 gram. de carbone et 16,1 gram. d'azote comme faisant partie des sécré-^ tions bilieuses et urinaires, en supposant toutefois que les déjections ne renferment pas d'aliments non digérés. On arrive à cette conclusion, qu'un porc de 60 kil. exige au moins, dans son régime diurne alimentaire :

Azote. . . 20,5

Ce sont là les éléments, bases de la graisse et de la chair, qui ne sauraient cependant s'assimiler, se fixer dans l'organisme, parce qu'étant nécessaires à l'exercice de certaines fonctions vitales, ces éléments sont

592 DB8 P0RC8.

brûlés ou expulsés. Ces données sont entièrement applicables à la discussion de Talimentation du porc n"" 3 9 qui consommait par jour 7 kil. de pommes de terre, contenant 730 gram. de carbone dans les matières digestives ; ainsi , au fait de la non production de la graisse sous l'influence de ce régime , on peut répondre que Talimentation était réellement insuffisante ; puisqu'après avoir fait la part des éléments indispensables aux fonctions vitales les plus importantes, il ne restait de disponible , pour former de la chair, de la graisse, que 16 gram. de carbone^ et qu'il n'est nullement surprenant que, vu la période de croissance dans laquelle se trouvait l'animal, ce carbone ait concourju à la formation de la chair; cela d'autant mieux, que l'augmentation diurne du poids vivant a semblé indiquer que l'assimilation s'est particulièrement exercée sur l'albumine de la nourriture, et que c'est principalement le carbone de la fécule qui a été consommé par la respiration. Un argument en faveur de cette opinion, c'est celui que l'on tire du ralentissement de la croissance du porc à mesure qu'il avançait en âge. Ainsi, vers la fin de l'observation, l'augmentation était d'une grande len* teur ; à partir de l'âge d'un an , le poids est resté à peu près stationnaire : c'est qu'alors, dira-t-on, l'animal brûlait plus de carbone pour entretenir sa respiration, et que, conséquemment, l'insuffisance de la ration est devenue plus prononcée. Tout en reconnaissant que le porc, parvenu à l'âge de treize mois et au poids de 81 kil., doit, en respirant, émettre plus

DBS PORCS. 593

d'acide carbonique qu'il n'en émet alors qu'il est âgé de huit mois et demi et qu'il pèse 60 kil. ; il convient aussi de considérer que le ralentissement observé dans la croissance peut, avec plus de raison, être attribué à ce que l'animal approchait du terme de son développement. On sait qu'un porc bien nourri est, à l'âge d'un an, près du point que l'on pourrait appeler son complet développement; sa croissance, bien quelle ne soit pas arrivée à sa dernière limite , ne s'effectue plus qu'avec lenteur, et pour l'accélérer, pour faire qu'en quelques mois l'animal acquiert le poids qu'il n'acquerrait que beaucoup plus tard , en continuant à recevoir la ration ordinaire, il lui faut une nourriture surabondante, substantielle, telle que celle qu'on lui administre dans le régime de l'engraissement. On pourrait donc dire, en retournant l'argument que j'ai fait valoir, que le porc étant suffisamment bien en chair, devait alors assimiler à l'état de graisse les éléments de la fécule qui passaient à l'état de viande durant la période de son développement rapide , car il ne faut pas oublier que le porc est un animal doué plus que tout autre de la faculté d'engraisser à tout Age, lorsqu'il reçoit une alimentation convenable , et mieux que tout autre aussi le porc transforme en tissu adipeux, lorsqu'il approche du terme de sa croissance, la nourriture jusque là employée à former le système musculaire.

618 BBS PORCS.

dans ce qui va suivre à rapporter des observations intéressantes sur l'accroissement et l'engraissement du porc, dues à M. Parent (1). Ces observations ont eu d'abord pour objet d'examiner si, pour une race donnée et dans un temps déterminé , des quantités d'aliments équivalentes produisent des accroissements égaux.

On a mis en observation : 1* Des porcs blancs, du Poitou , à oreilles larges et pendantes ; 2* des porcs à jambes courtes et à oreilles droites , race du Sfampshire, race plus robuste mais moins féconde que la précédente ; 3^ des métis provenant du croisement des Poitous et des Hampshîre, produit réunissant à pieu près les bonnes qualités des deux races.

M. Parent ne sèvre pas les gorets avant l'^e de cinquante jours. Dans les trois premières semaines, l'accroissement diurne est de 0 kil. 238, et de 0 kil. 254 durant la fin de l'allaitement ; accroissement peu différent de celui que j'ai eu l'occasion de constater. Pour remplacer le lait de la mère , et le supplément en pain que les gorets reçoivent, il a fallu 1 lit. 70 de lait de vache. Cette substitution était curieuse à déterminer, car elle montre que, durant Tallaitement, le lait produit chez le porc presque exactement la même quantité de poids vivant que chez le bétail à cornes. En effet, j'ai fait voir qu'un veau, en buvant dans un jour? lit. 17 de lait, augmente de 0 kil. 96. 1 lit. 7, suivant ce rapport, devrait donc produire

(f) Journal d'agriculture, t. II, p. 497, 2« série.

0 kil. 228 de poids vivant. Or, d'après les pesées de M. Parraty cette même quantité de^ hitt occasionne ch^zleporc un accroissement de 0 kil. 241.

Les résultats consignés ci-après <H)i été-, obtenus après le sevrage. ; ^

Tabuuid.

588 DEfe PORCS.

pomme de terre donnée seule, c'est-à-dire sans lait écrémé, sans eau grasse, n'a pas la propriété de développer de la graisse chez les porcs qui la consomment, et|on serait ainsi conduit à refuser à l'amidon la faculté de se transformer en corps gras, sous l'influence de l'action vitale.

Toutefois, avant d'adopter une semblable conclusion, il convient d'examiner en quoi la ration alimentaire reçue dans les premiers huit mois, diffère* du régime exclusif des pommes de terre auquel les porcs ont été soumis. Il faut particulièrement rechercher si les tubercules donnés seuls constituaient bien réellement une nourriture convenable ; car, il ne suffit pas toujours qu'un animal mange à discrétion une substance alimentaire^ pour qu'il soit surabondamment nourri ; il faut, en outre, que la quantité de nourriture ingérée dans un temps donné, renferme les principes nécessaires au développement de l'organisme, à Tengraissement ou à la lactation. C'est ainsi qu'un aliment qui, par sa composition, serait propre à satisfaire à toutes les exigences de la nutrition , pourrait bien quelquefois, en raison du trop grand volume de son équivalent nutritif, ne pas produire à beaucoi^) près, les effets qu'on serait en droit d'en attendre, dans le cas, par exemple, oii il serait pris par des animaux ayant un estomac d'une capacité très-hmitée. Cet aliment volumineux, bien que donné à discrétion, se bornerait, malgré ses propriétés nourrissantes, à entretenir la vie, peut-être à produire de la chair, sans pouvoir concourir à l'engraissement qui exige tou-

Ms PORCS. 589

I jours une alimentation surabondante. On sait, par

les observations de M. Letellier, que la graisse ellemême ne concourt pas à l'augmentation du tissu adipeux, quand on l'administre isolément, et qu'un corps

I gras ne devient réellement alimentaire qu'autant qu'il

est associé à une certaine quantité de matière azotée. Si l'amidon et le sucre se métamorphosent en graisse après leur ingestion, cette graisse, pour se fixer dans

I l'organisme, pour produire l'engraissement , exigera

1 également la présence, j'ai presque dit le contact,

d'un corps à composition quaternaire, comme l'albumine, la caséine, la légumine. Si donc, la proportion de principe azoté contenue dans la pomme de terre, était insuffisante pour permettre la fixation de la matière grasse, l'^ngraisseraent ne se réaliserait pas, sans que pour cela/ jii fût en droit de conclure que l'amidon est impropre à faire de la graisse. Enfin, ce n'est qu'après^ avoir scrupuleusement comparé le régime alimifntaire qui a fait naitre de la graisse et de la chair chez le porc , au régime qui n'a produit que de la chair, qu'on pourra se former une opinion rationnelle sur l'intervention de la fécule amylacée dans les phénomènes de l'engraissement ou de la lactation.

Ré|rl»« avx pommes de terre.

La pomme de terre est composée de :

. . ' Eau 75,9

Albumine 2,3

Matières grasses 0,2

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kU. kil.

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à 57 à 6i à 87 à Ht

kiL

UMBHTS n KEMMaàSBU

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kiL

itt,7S 141,00 105,40 348,40

nmn

Sll,6r < 546,15

iioo3

lll9,10 7 <S8t,l5

'OiiiK>it* qu'ila faAu en moyenne^ pour obtenir iOO kil: de porc, faire consommer :

.-fi . ' ,t '• ■ :■ ■ ■

Par li rtee : Seigle.

-If' • : 'tXk' .*

DuPoilou. ... 763

Anglaise 449

Métis 551

kil.

Poiiunet de terre.

D'après ces résultats 100 kil. des principes albumineux renfermés dans les aliments auraient formé :

Avec le seigle

Avec le son

Avec la pomme de terre.

136 kil. de poids Tivanl.

La faculté nutritive du son serait, d'après ces observations, bien inférieure à ce que pouvait faire supposer son contenu en élément azoté.

Dans une série d'essai sur lengraissement de porcs

DBS P0RC8. 591

éliminés par l'organisme. Pour un animal jeune, il faut , en outre, que ces principes azotés soient asses abondants pour fournir à Taccroissement de poids ; enfin, il est nécessaire que le carbone des matières digestives contenues dans la nourriture soit en telle proportion, qu'il puisse, non-seulement concourir à ia production des principes éliminés ou fixés, mais encore entretenir, conjointement airec Thydrogène , la combustion respiratoire, source essentielle, peutêtre unique de la chaleur animale.

Nous avons établi précédemment qu'un porc de huit mois et demi, pesant 60 kil., brûle chaque jour, en respirant, 661,3 grammes de carbone, en même temps qu'il émet 4,4 gram. d'azote. En retranchant des déjections rendues par l'animal le carbone appartenant au ligneux indigestible des pommes dé terre, on peut admettre 52,8 gram. de carbone et 16,1 gram. d'azote comme faisant partie des sécré* tions bilieuses et urinaires, en supposant toutefois que les déjections ne renferment pas d'aliments non digérés. On arrive à cette conclusion, qu'un porc de 60 kil. exige au moins, dans son régime diurne alimentaire :

gr.

Carbone. 713,8 Âzole. . . 20,5

Ce sont là les éléments, bases de ta graisse et de la chair, qui ne sauraient cependant s'assimiler, se fixer dans l'organisme, parce qu'étant nécessaires à l'exercice de certaines fonctions vitales , ces éléments sont

592 DBS P0EC8.

brûlés ou expulsés. Ces données sont entièrement applicables à la discussion de Talimentation du porc n"* 3, qui consommait par jour 7 kil. de pommes de terre, contenant 730 gram. de carbone dans les matières digestîves ; ainsi , au fait de la . non production de la graisse sous Tinfluence de ce régime y on peut répondre que Talimentation était réellement insuffisante ; puisqu'après avoir lait la part des éléments indispensables aux fonctions vitales les plus ûmportantes, il ne restait de disponible, pour former de la chair, de la graiase» que 16 gram. de carbone ^, et qu'il n'est nullement surprenant que, vu la période de croissance dans laquelle se trouvait l'animal, ce carbone ait concouru à la formation de la chair ; cela d'autant mieux, que l'augmentation diurne du poids vivant a semblé indiquer que l'assimilation s'est particulièrement exercée sur l'albumine de la nourriture, et que c'est principalement le carbone de la fécule qui a été consommé par la respiration. Un argument en faveur de cette opinion, c'est celui que l'on tire du ralentissement de la croissance du porc à mesure qu'il avançait en âge. Ainsi, vers la fin de l'observation, l'augmentation était d'une grande lenteur ; à partir de Tâge d'un an , le poids est resté à peu près stationnaire : c'est qu'alors, dira-t-on, l'animal brûlait plus de carbone pour entretenir sa respiration, et que, conséquemment, l'insuffisance de la ration est devenue plus prononcée. Tout en reconnaissant que le porc, parvenu à l'âge de treize mois et au poids de 81 kiL, doit, en respirant, émettre plus

DBS POBGS. 593

d'acide carbonique qu'il n'en émet alors qu'il est âgé de huit mois et demi et qu'il pèse 60 kil. ; il convient aussi de considérer que le ralentissement observé dans la croissance peut, avec plus de raison, être attribué à ce que l'animal approchait du terme de son développement. On sait qu'un porc bien nourri est, à l'âge d'un an, près du point que l'on pourrait appeler son complet développement; sa croissance, bien qu^elle ne soit pas arrivée à sa der« nière limite , ne s'effectue plus qu'avec lenteur, et pour l'accélérer, pour faire qu'en quelques mois l'animal acquiert le poids qu'il n'acquerrait que beaucoup plus tard , en continuant à recevoir la ration ordinaire, il lui faut une nourriture surabondante, substantielle, telle que celle qu'on lui administre dans le régime de l'engraissement. On pourrait donc dire, en retournant l'ai^ment que j'ai fait valoir, que le porc étant suffisamment bien en chair, devait alors assimiler à l'état de graisse les éléments de la fécule qui passaient à l'état de viande durant la période de son développement rapide , car il ne faut pas oublier que le porc est un animal doué plus que tout autre de la faculté d'engraisser à tout âge, lorsqu'il reçoit une alimentation convenable , et mieux que tout autre aussi le porc transforme en tissu adipeux, lorsqu'il approche du terme de sa croissance, la nourriture jusque là employée à former le système musculaire.

626 DBS PO^GS.

passe rarement; on trouTe que dans les lots il y

avait : .-- -

-- kH.

Graisse airant rengraissement. . . 78,5 Après rengraissement. 457,5

Gain en graisse '^ 79,0

Or la graisse des aliments était. . 79,9

Néanmoins, si l'on considère que les porcs ont encore rendu quelques kil. de graisse avec leurs déjections; on voit, mialgré cette alimentation très-chai^ de principes gras, que la graisse fixée dansForganisme devait probablement dépasser en poids celle qui foi* sait partie du régime.

Je terminerai en montrant de quelle ressource peut être remploi du gland dans l'engraissement du pore, quand la révolte des pommes de terre a manqué par l'effet de la maladie, comme cela a eu lieu en 1846.

Dans l'engraissement dont je viens de présenter les détails, les 100 kil. de porc engraissé sont revenus à 48 fr. 26 c, en supposant que la litière et les soins du porcher aient été payés par le fumier. Dans l'engraissement mentionné plus haut et dont la base a été la pomme de terre, au prix de 4 fr. le quintal, on a dépensé :

Qarotaus. ;fr. fr. c

Pour 43 de pommes de terre à 4 172,00

3,94 de seigle à 18,60 73,28

2,84 de farine de seigle. . à 44,40 1 26, 1 0

2,96 de pois à 14,00 41,45

Total..... 412,83

qu'il faut comparer à la nourriture exclusive, qui parait n'avoir produit que de la chair.

En réduisant en principes élémentaires les sub-* stances renfermées dans Teau grasse, on a pour la composition de 1 00 parties de résidu sec.

CirboM.

Hjdroff.

Oxygène.

Aiote.

Self.

Les 4'', 1 d'eau ^asse contenaient en résidu \ 94>' dans lesquels il enlrait.

Dans 3^,9 de pommes de terre, ligneux déduit. .

Principes digestibles de la ration ••••••..

En rapportant le carbone brûlé à 100 kil. de poids vivant, on a, pour le porc de 32 kil., carbone con* sommé, 1090; pour le porc de 60 kiL, 1102.

Ceci admis, considérons la somme des principes élémentaires dans chacune des deux rations débarrassées de la matière inerte qui échappe à la digestion, du ligneux, en prenant pour le n* 3 le poids nroyen, 72 k., compris entre le poids initial, 59 k.5,' et le poids final, 84 kil.

Tableau.

Nourrit.

•ècbe.

Carbone.

Hjdro;.

Ozjfèae.

Axote.

Seli.

Le pore de 72 kil. reeeTsit dans 7 ul. de pommes de terre

Le porc de 52 k. 2

gr.

gr.

gr.

gr.

gr. î gr.

En rapport à 100 k. de poids vît.

Matière sèche.

Carbone.

Hydro^.

Oxygène.

AzoU.

Sels.

gr.

Le porc qui n'a produit que de la cnair reeetait

gr.

gr.

gr.

ISS

gr.

Le porc qui a prod. chair et graisse

Les deux rations envisagées au point de vue de leurs principes immédiats contenaient :

Albamin.

eesénnu

AKnoii,

sucre

de lait.

Matières' grasses.

Sels.

soam

des principes digeetiblee.

La ration du porc de S2k,2

La ration du porc de 72 kil

Pour 100 kil. de poids Tivant, la ration faisant cbair et graisse devient , ,

gr.

gr.

gr.

gr.

La ration faisant de la ohair saiu graisse

Différence en plus dans la ration engraissante ,..,

Dans la ration produisant à la fois de la graisse et de la chair, il y a quatre fois plus de matières grasses qu'il ne s'en trouve dans la ration qui ne fait que de la chair, nul doute que cette graisse n'aide puissamment au développement du tissu adipeux. Toutes proportions gardées, un porc de 100 kil., qui consommerait des pommes de terre délayées dans de Peau grasse, assimilerait par jour 170 gr. de graisse-

Or, on voit que dans la ration il en existe déjà 75 gr. Les 95 gr. de graisse excédente dériveraient évidemment du principe ternaire, amidon ou sucre de lait, ou bien, ce qui est plus vraisemblable, des matières azotées, car on doit remarquer que la ration engraissante renferme la plus forte proportion de caseum ou d'albumine.

Bni^raissenteiit des porcs*

En discutant dans la première édition de cet ouvrage deux engraissements réalisés à Bechelbronn, en 1841 et 1842, j'ai dit que les résultats obtenus étaient en contradiction manifeste avec l'hypothèse de l'assimilation directe de la graisse des aliments; mais il y avait alors sur la composition de la nourriture une cause indéterminée qui ne permettait pas de tirer une conclusion définitive. En effet, les eaux grasses, dont il entre une si forte proportion dans l'alimentation, n'avaient point encore été examinées.

Depuis l'examen attentif que j'ai fait de ces eaux, j'ai été à même de comparer avec exactitude la graisse comprise dans la ration, à la graisse produite durant un engraissement que j'ai exécuté en 1844.

Le lot sur lequel j'ai opéré se composait de 9 pièces âgées de 8 mois à un an, dont le poids va-r riait de 60 à 76 kil. Ces porcs avaient été mis en cÏÏair au moyen de la pomme de terre délayée dans i'eau grasse. L'engraissement a commencé à peu près à la même époque que le porc n* 1 a été abattu. Ce porc, qui se trouvait dans la condition voulue

pour être engraissé^ pesait, comme nous l'avons vu, 60 kil. 55 ; il a rendu 15 kil. 48 de gras : soit, 25,6 p. 100. Le porc n* 2 pesait, après avoir été mis au régime des pommes de terre à discrétion, 67 kil. 27, on en a retiré 16,2 kil. de gras : soit, 24, 4 pour iOO. Enfin, un autre porc pesant 91 kiL a donné 24,5 de gras : soit, 26, 9 p. 100. Il est question ici de porcs. dont le lard net avait été pesé après avoir été détaché de la peau. Ainsi je crois qu'on peut admettre que tes porcs, toujours bien en chair que nous engraissons, contiennent de 25 à 26 p. 100 de gras. Yoid le poids des porcs avant et après l'engraissement :

HUIIXBOS d'ordre. . . .

ft.

US

lO

IS

Poidiatant ren^ificBieDt.

Après l'eDgraifieaMit

Gain pendant rengraissem.

kil.

L'engraissement a duré 98 jours, pendant lesquels il a été consommé :

Pommes de terre 4300

Seigre moulu 394

Farine de seigle bluttée. 284

Foiscrus 296

Eau grasse 8820

Matières grasses dans les aliments

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