‹ Économie ruraleChapitre 112 sur 129 · TRAVAIL EXIGÉ · texte numérisé non relu

TRAVAIL EXIGÉ

fiimier sec (1) ou 7 103 quintaux de fumier humide (2). C'est-à-dire qu'on pourra disposer annuellement de 1 1840 kil. de fumier pour chaque hectare, en y comprenant les 10 hectares de prairies à bonifier.

Je rappellerai que l'étable et la porcherie produiront dans une année :

quint.

Les 247 quint, des étables. 135,4 de poids Tivant.

282,4 de lait.

Les 15 quint, de porcs. ... 21,3 de poids vîTant.

On aura le prix de ce fumier^ et par suite celui des denrées exportables de l'assolement, en portant à la charge des animaux, les aliments et l'intérêt du capital engagé dans l'acquisition des chevaux et des bétes de vente, et en déduisant de cette dépense^ les produits provenant des étables et le travail fourni par l'écurie. L'entretien des chevaux et du bétail employés dans les travaux de la culture étant déjà estimé dans le compte particulier à chaque bête, il convient, après avoir sommé les journées de cheval et de vache, de décharger la dépense en fourrage des écuries et des étables, des rations consommées par ces animaux pendant le temps où ils ont été utilisés à la charrue ou à la voiture.

Tableau.

(1) A 0,02 d'azote dans le fumier sec.

(2} Admettant 0,21 de matière sèche dans le fumier humide.

Prairies.

Pommes de terre.

Betteraves.

Froment..

Trèfle.... Avoftie...

joummii »■

cbtrai employé pirheet.

(1) 1500 journées de cheyal exigent, foin

345 journées de bélail

taclMf employéet ptr beet

SCKFACB

réelle.

quinUai.

Atoiae. ..

JOOBIliM

de elMtal.

heelitlit 112.5

joawAie de

fi) Dans le compte de chaque liecUre de enltare, j*ai évalué en foin la eonsommation dee diCTanx. Ici je lubalitae la ration la plut onlinairemmt adoptée i foin, iO kil.; paille S kil.; atoiae 7,5 litres.

Ces quantités étant retranchées de la consommation générale des fourrages^ il reste à porter en compte :

TaBUU0«

I Trèfle fané,. ' ^ '^

1 ATOine, heciol- I ■ * ^* ■

I j-ommes de terre, quint. . . . . l 2 * *

I B«aeratM

I Paille, quinl..

L'état suivant donne les dé itibles et des écuries.

Uî'.SES SlippdRTÉES PAR LES É+ÂBLES r^ OOt «"OST l-AS tIÉ !nS A L* CH

AUmenialion au pris de culiurc. . . ■ tetért» hep- lOOducapilal en bétail e !nlérèiàl3l/3p.lM)docop.enclii led^: du vach«r..i ■■•■■'

delav^^^

du porclier

de (rois garçons de charrue

PAR LES DITElSeS CULTURES. Sd3

du lonnellier 11 40

•do bourrelier 212 80

" Bottelage <lu foin et de la jMuile. ........ .v. .:.. • 833 65

; Intérêt pour 6 mois à tS. 0/0 de. dépens. meot|oan.. 2S 70. 7

Solde du vétérinaire et médicaments 109 30

.^.Pourchàfrer.33 porcsetSiaureaux..... . 15.60

Fournitures.diyerses ; huile, sel, cuir, etc. . ...... 542 10

Vaféor des'voilt^résv feharmes, harnais, machfiiies»

^ ouiiU évalués suivant inveniaijre à 7300ifr., ia^

térêt à 1 0 pour 100 , 730 00

pRODurirs des EtAin.ES et de l'écurie.

qaiot. fr. e.

i>Oids vivant acquis par l'étable à 42 f. 50 des 100 k. 135 5737 50 Lait qui n'a pas été consommé pour Télève à )2f.

le quintal (97 litres) 282 3384 00

Poids acquis parla porcherie, à 60 fr. les 100 kil. . . 21 1260 00

^ 1290 journ.dechev. disponibles, à 2 f. par joum.(l). 2580 00:

Le produit des étables et de l'écurie ne couvre pas la dépense; et comme la perte est occasionnée par la nécessité d'assurer la fumure du sol, il s'ensuit qu'elle exprime le prix de la production du fumier.

(1) En déduisant de Tannée 56 jours pour les dimanches et fêtes, 30 jours pour les chômages et repos obligés, il reste 779 jours de travail effectif pour chaque cheval, ou 2790 jouméestiioiur les.cin<i attelages. Retranchant encore de ce nombre 1500 jours de travail employés à la culture et déjà soldés, il reste 1290 journées disponibles qui, estiuiées à % francs, constituent une valeur de 2580 f^. Quand, ce qui est toujours à désirer, ily a une industrie anneiéeè l'exploitation agricole, on trouve facilement l'emploi de ces journée»; dans le cas contraire, on doil réduire, autant que possible, les attelages des chetaqx, et Ibire -exécuter la plus, grande ftetie des jtré» vaux par le bétail. , - >' * ; >

664 TRATÂIL moÉ

fr. e.

L'entretien des chevaux et du bétail, porcs, etc., a coûté. 16664 11 Les produits en lait, en chair et en forces, ont été 12961 50

La diflTérence représentant la valeur de l'engrais, est 3702

Cette valeur, répartie sur 60 hectares, grève chaque hectare de 61 fr. 71 c. pour frais annuel d'engrais (1). Comme avec les fourrages et la litière consommés on obtient 7,103 quintaux de fumier, le quintal revient à 0 fr. 52 ouàOfr. 36 c. la voiture de 18 quintaux traînée par un attelage de quatre chevaux.

En introduisant l'élément de la valeur de Tengrais dans le prix de culture, on obtient le prix de revient des divers produits de l'assolement.

fr. " e. fr. c

Prix du quint, de foin et regain ... 3 88 prix moy. de ▼. 5 50

de pom m. déterre.. 2 65 4 50

de betteraves 1 46 1 90

de rhectol. de froment 10 58 i9 OOvi)

du quintal de paille de froment. 1 25 2 50

detrèOefané 4 21 5 50

de rhectol. d*avoine 6 41 9 50

du quintal de paille d'avoine. . . 1 25 2 00

En comparant les prix de revient à ceux de la vente, on voit que la différence, en faveur de la production est assez considérable pour assurer un profit convenable ; mais on ne doit pas perdre de vue que,

(1 } Comme i hectare de prairie ne reçoit par an que le cinquième de lafumure d'un hectare de terre, Thectare de pré n'est grevé que de 12 fr. 34 c.

(3) On voit par le prix affecté au froment, Tépoque à laquelle ee chapitre a été écrit ; les circonstances ne sont plus les mêmes aujourd'hui.

pour retirer tous les avantages de cette différence, il faudrait pouvoir exporter la totalité des denrées récoltées. Or, on est loin de réaliser une semblable exportation, puisque une grande partie des fourrages doit être consommée sur place pour concourir de nouveau à la confection du fumier. En un mot^ les prix auxquels nous sommes arrivés, appliqués à la partie exportable des récoltes, et comparés aux prix du marché, ne donneraient pas encore le bénéfice net, par la raison que les fourrages consommés sur place ne pouvaient être et n'ont été comptés qu'aux prix de culture, bien qu'une partie proportionnelle de la dépense doive leur être attribuée. Pour constater le gain total fait par le cultivateur, on peut évaluer les denrées exportables aux simples prix de culture, et, du bénéfice résultant de la vente des mêmes denrées au prix du marché, il faut soustraire la valeur du fumier consommé, ou, ce qui est exactement la même chose, la perte éprouvée pai* les étables et l'écurie. Le tableau suivant contient les éléments nécessaires pour arriver à la solution de la question.

Tabliaq*

TKATAIL MUfld.

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