MOIS (I
FARli,
latitude 48o 50*.
Janvier
Février
Mars...
Avril
Mai
Juin
Juillet
Septembre*^ ... • •,. .
Octobre ..•^
Novembee.^. ««..'.
DécerobrOk ...«»..
Moyenne de Tannée
degrés.
BBILIR,
Utitode 52« Si*.
degré*.
ST>pgTimsB<Mma.
f UUtude 590 56*.
degré*.
(1) Humboldt, AMe eenlraUf t. III, p. 56.
On trouve en effet que dans l'hémisphère boréal, à partir du 21 janvier , la température augmente, lenteobent) d'abèrdf phis rapidement en avril et en mai, qu^elte est à son maximum en juillet ; elle reste à peu près stationdaire durant le mois d'août, et redescend énsiûte ju^u'au 21' janTier de Tannée sui*vante; époque* où' elle atteint son minimum. ;
La température moyenne annuelle la plus forte se trouve nécessairement dans le voisinage de l'équateur entreO' et lO^à ISr^de latitude, au niveau de la mèr, là ou, indépendamment de l'égalité de la durée du jour et de la nuit, le- soleil, toujours très-élevé, passe deux fois par an an zénith. Les observations
deGlenarm, en Irlande, par une latitude de 55 degrés, le myrte végète comme en Portugal ; il y gèle rarement, bien que les chaleurs de Tété soient insufS-' sentes pour mûrir le raisin ; cependant, «ous la même ptrsdlèle, àKœnisberg en Prusse, en épt^uve en hiyet un froid de— 3%3. Les mares et les petits lacs des' lies de Feroé ne se couvrent pas de glace, et quoique ces tles soient situées par 62'' de latitude-, la naoyenne* de l'hiver y est +4*',3, et celle de Tété ne dépasse pas 42^à t3^ En Angleterre, les côtes du Devondlii^e ont des hivers tellement doux qu'on y a vu des oran-" gers en espalier porter des fruits, et à Salcombe, en 1774, on vit fleurir un agave qui avait passé vingthuit années sans être abrité pendant la ^ison froide. Sur la côte méridionale de l'Angleterre , les hivers sont également tempérés ; la moyenne hivernale s'y maintient encore entre + 5** et + 6',8, quoique Ja temfpérature moyenne annuelle dépasse à peine
Ce qui caractérise surtout les climats maritvneSj c'est une moindre différence entre la teinpérature des étés et celle des hivers; ainsi, pour Edimbourg (lalit. 56"), cette différence n'est que de f(r,6. A Moscou, placé à très-peu près sur le même parallèle, mais loin des côtes, l'excès de la température des étés sur la température des hivers est.de 27% 8. A Kasao (lat. 56"), cette différence s'élève à 3i%3.
L'influence des continents , réloignement des
(1) Humboldl, ^iwàcntmte, U 01, p. 145,
configuration. Le sol^ selon qu'il est aride, marécageux ou recouvert de forêts étendues, ne s'échauffe pas au même degré. Sous la même latitude, le climat est particulièrement affecté par l'étendue de terre ou de mer qui avoisine une contrée. Aussi, en pénétrant vers l'intérieur des continents, on observe toujours une plus grande différence thermométrique entre les saisons extrêmes, le climat devient plus rigoureux. La faible variation que la mer subit dans sa température, la difficulté avec laquelle s'échauffe ou se refroidit une masse de liquide aussi considérable, font qu'elle tempère les ardeurs de l'été et les rigueurs de l'hiver des lieux situés dans sa proximité. C'est à ces principales circonstances qu'est dû le contraste que Ton remarque entre le climat des iles ou des côtes et le climat intercontinental. Ainsi, par le fait du voisinage de la mer, des lieux possèdent à trèspeu près la même température moyenne, malgré une assez grande différence en latitude ; je citerai les exemples suivants :
Lieux. Température moyenne. Latilade.
Paris i0%8 A8^yW
Londres 10«,4 51%31'
Maesirichl. . . iO'A SO*,»!/
Harlem Wfi 52»,23'
Dublin d«,5 53%23'
Manchester. . 8^,7 53^,29'
Edimbourg. . ^fi 55«,5T
Une tle, une côte, une péninsule, offrent donc des climats tempérés, des hivers plus doux, des étés moins chauds que l'intérieur des terres; sur les côtes
GONBDMCfiATIOliS MÉTÉOEOLOGIQUBS. 681
La plupart des localités que j'ai eu occasion de mentionner appartiennent à l'hémisphère boréal. La température de Thémi^hère austral est beaucoup moins connue ; cependant, un fait semble ressortir des observations , c'est que , à latitude égale , cette région du globe possède un climat sensiblement plus froid.
Les moyennes des mois les plus chauds ou les plus froids enregistrées dans certaines contrées, ne donnent pas une idée exacte des températures extrêmes que l'on y éprouve. La plus forte chaleur que l'homme ait encore supportée en plein air a été observée par Burckhard dans la Haute -Egypte où Ton vit le thermomètre monté à quarante sept degrés et demi. Le froid le plus intense a été noté par Back dans l'Amérique septentrionale , la température s'abaissa à 56". Voici quelques variations thermométriques extrêmes observées sur divers points du globe.
Localités. Hioiina. Maxim*.
Surinam 21^3 32%3
Pondichéri 2i»,6 44«,7
Madras i7%3 Wfi
Le Caire 9%i 40%2
Rome — 5%0 31<»,3
Padoue — 15».6 36',3
Paris -.23»,1 38«.4
Prague — 27«,5 35»,4
Copenhague.... — iVfi 33«,7
Moscou — 38%8 32^0
Pélersbourg.... — 34»,0 33%4
Porl-Elisabelh . . — 50%8 i6%7
Sous l'équaleur même, la hautei lesïaisoHS, que la métairie d'An' lude naUeint pas r sud, ma plus de, 4,000 mcti-ea, presen mojeunequUK diffère passe»
o.:. DAi^rsbourg. Près de là, n IduCaîamljecstrecoi i neige, quoiqu'il soit
B eievam ; aune éTaporaliflO.BW à l'intenàté du rajonnement i A latitmiw et à élé-««tions dans les môptagnes ont qrt« diBér«nU. U lempérstore partaile^ta isolée est nécess une foule de circonstaDces de plaleàift échauffés, l»n«
GOMSIDÉRATlOœ' MfiTÉOROLOâlQUn. 683
logiques d'une côhirëé* Le voisinage de volcans en activité ne semble pas affecter la température des stations. Ainsi, Puracé, Pasto^ Cumbal, bien que dominés par des volcans enflammés, n'ont pas des climats plus chauds que Bogota, que Santa-Rosa de Osos, le Paramo de Hervé, placés sur des terrains de grès ou de syénile. Je présenterai ici une partie dès observations que j'ai faites dans les Gordilières, entre le 1 r degré de latitude boréale et le 5* degré de latitude australe, pour déterminer la température moyenïie à différentes hauteurs.
TAiLIAU.
CONSIDÉRATIONS MATÉOBOLOGIQUES.