‹ Économie ruraleChapitre 116 sur 129 · I.Wï l.SIl · texte numérisé non relu

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CONSIDÉRATIONS BfÉTÉOROLOGlQUES. 685

dant l'été que durant Thiver ; par exemple, entre Genève et le Saint-Bernard, pour voirie thermomètre baisser d'un degré, il faut s'élever :

Au printemps de. . . 179 mèlres.

En été 185

En automne 210

En hiver 232

Cependant il arrive quelquefois qu*en hiver, dans une zone peu élevée, la température croît avec la hauteur, ainsi que l'ont reconnu MM. Bravais et Lottin par le 70* degré de latitude. Dans un temps calme et pour une latitude de 4 à 500 mètres, cet accroissement allait jusqu'à 6** (1).

Nulle part sur le globe on ne s'aperçoit mieux de la diminution de la chaleur occasionnée par l'élévation que dans les montagnes équatoriales ; et ce n'est pas sans élonnemenl qu'un Européen parvient, souvent en quelques heures, des régions brûlantes où poussent le bananier et le cacaoyer, aux régions stériles recouvertes de neiges éternelles^ « Sur cha- « que rocher de la pente rapide des Cordilières, « dit M. de Humboldt, dans la série de climats su- « perposés par étages, se trouvent inscrites les lois « du décroisseraenl du calorique et de la distribua tion géographique des formes végétales (2). »

Dans les contrées les plus chaudes, les sommets des très-hautes montagnes sont constamment cou-

(1) Cil. Martin s, Aide-mémoire universel, p. 367.

(2) Humboldt, Asie eentrale, t. III, p. 236.

686 (XUiQDâRATIOlffS lfÉTÉ0BOU)GlQI»S.

wrts de neiges ; c'est que^ dans> les boudées froides et élevées dé ratmosphère, la vapeur aqoeilse se condense et tombe à l'état de grêle ou de grésil. Dans les plaines, la grêle fond presque instantanément ; la (usion est pFus lént^ sur les mdntagnf^s ^^t pour chaque latitude il est une certaine hauteur où la grêle et la neige ne fondent plus sensiblement : cette hauteur est la limite inférieure des neiges perpétuelles. . Les causes accidentelles qui tendent, à modifier la température d'un climat agissent aussi j^ur élever ou abaisser la limite des nieig^.. C'est ainsi que sur le versant méridional de rHimalaya cette ^initç ne parvient pas à la même hauteur que.sur le versant septentrional ; c'est encore ainsi que^ par 1 4'' à là"* de latitude sud dans le haut Pérou, M. Pentl^iki.Q trouvé ^es neiges perpétuelles à 400 mètres an-rdessus du point qu'elles occupent spus l'équateur. Voici les ]|iauteurs de leur limite inférieure, telles .qu'elles résultent des observations faites entre les tropiques (1).

TABLEàr.

(1) Humboldt, Asie centrale, l. IH, p

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