TT
liATIfUDB.
' 1 >ii i I II
jiériffis.
I^Mi^
S. 1° V„ Quito. ......
'N. 2«» %, PbrilCé. . ... .
N. 4« %. Tolima. ......
N. 8^ Merida .
N. ia à i9«;Mexiqoe. . • .
S. iQ à 19% Haut Pérou. .
Tl
< ti II
Bouguer f HuitilÂMl= ,
Pous^Dgaull, Bousiiilgàultf.- ' * «umbpl^L B9(^iagauU.
Codazzi, Boussin^ult.
Hutnboldt. . ; PentlaDd.
8« âa^» Chili.. ....
N. 30» HitDalaya. .
S. 41 à 44» Chili. .
N. 42 à 43» Pyrénées
S. 53 à 54^ Ifogellan
N. 53 à 54<' OuDalaschka. ,
^ EN PEHO||$ hVI& TAOpICiUBS.
4^83 5.0«7 1,«32 2,72^ iMO 1,070
' L'élévation auMléBéud du nnreau de la mer lagit donc sur le climat' ^bomoieini accroissement en ; latitude^ Sur les montagnesy la^^i^^tatkiit^se modifié dans ses formes et disparaH'nws la ligne dé néigei permanente, comme (elle 'eesfee au delà du cercle polaire, et cela par la môme cause, l'abaissement de la température. - La constance et le peu d'amplitude des variations de la Chaleur atmosphérique sous l'équateur^ permettent d'indiquer avec quelque précision le minimum, le point dé la température moyenne au-*dessous duquel il Tï'y a plus de végétation. Ce point, je t'ai rencontré lors de mon ascension au Ghimborazo, à 4,808 mètres, là oii la température moyenne doit approcher de 1% 5, et où par conséquent, dans le jour, une saxifrage qui adhère au rocher doit encore recevoir une chaleur de 5 ou 6 degrés, puisque, bien
688 CONSIDÉRATIONS MÉTACHlOLOeiQUES.
au-dessus de la ligne inférieure des neiges , suc la même montagne, à 6,000 mètres d'élévation, j'ai vu le thermomètre suspendu dans l'air et à l'ombre monter à T.
En considérant l'extension de la v^ëtation vers les régions polaires, on reconnaît que les plantes se développent par de très*hautes latitudes sur des points dont la température moyenne est de beaucoup inférieure à celle que je crois être la limite de la vie végétale dans les montagnes des contrées équinoxiales. C'est que, dans ces climats rigoureux, la végétation est suspendue par l'intensité du froid durant la plus grande partie de l'année, et c'est uniquement par la chaleur estivale que des phanérogames sortent de leur long sommeil d'hiver. La Nouvelle- Zemble (lat. 73' N.) dont la moyenne de l'été est 1»,4 est peut-être, comme la ligne des neiges permanentes de l'équateur, le terme de l'existence des plantes. Vers l'extrémité boréale du continent asiatique, c'est aussi à la chaleur très-remarquable des étés, si du moins on la compare au froid intense des autres saisons, que l'homme doit de récolter dans ces tristes climats quelquesvégétaux aUmentaires. Ainsi, àlakoustk par 62'* de latitude nord, où le mercure gèle pendant deux mois de l'année, la chaleur moyenne de l'été est de 17M/2. C'est là, comme l'observe M. deHumboldt, un climat continental bien caractérisé, et dont on trouve de fréquents exemples dans le nord de l'Amérique. A lakoustk le froment et le seigle rendent quelquefois le quinzième grain, quoique à la
GOlfSEMRATIONS MÉTÉOROLOGIQUES. 689
profondeur d'un métré' le sol qui les porte ne dégèle jamais (i).
Dans les montagnes de l'Europe, la limite des neiges perpétuelles étant beaucoup plus basse que dans les r^ons intertropicales, les cultures cessent aune moindre élévation. A 2,000 mètres les Végétaux de la plaine ont disparu pour la plupart ; là température ne leur permet plu^ dé se propagea Dans la Suisse septentrionale, la vigne ne dépasse pas une altitude de 550 mètres. Le ma!smûrit à peine à 870 mètres, lorsque dans les Andes il donne encore de riches moissons à 2,500 mètres. Sur le plateau de Los Pastos, on voit des champs d'orge à 3,100 mètres; sur la pente nord du Mont-Rose, cette céréale manque à la hauteur de 1,300 mètrtës; à la vérité, elle atteint près de 2,000 mètres sur le versant méridional, et cette grande variation dans la limite dernière de l'orge se présente fréqùeniment pour une même plante cultivée sur les pentes opposées d'une même chaîne. On attribue cette variation à des influences locales*; ainsi, c'est un fait bien constaté, que sur les montagnes de notre hémisphère, la végétation parvient à une plus grande altitude sur le revers méridional ; et s'il n'en est pas toujours ainsi lorsqu'il s'agit des champs entretenus par la main de rhomme, c'est que, comme l'observe très-judicieusement M. Charles Martitis , les champs cultivés cessant là où ils ne peuvent plus payer les peines du
(1) Humboldt, jé9ie centrale, t. DI, p. 49.
cu)j^va^1)ç\Vf, l^iAi:Ji|DÎ^. e9tN fo^cti^q.d'jilémepts poli* tiques et moraux, et non la simple conséquence Au chaiigefffwt de^cliroj^ (M i C^ ^qu'i^ya^e général, ce qx^ffjf^ c^ifvesoys iQij^e^i^ l^^deai ç'<est que plus 01^ VM<^^)^iHl|lW;ïes^4c(4t^ 4^^^ tacdives ; %
comoAç lai chaleur de.* Tatmosphère: décrcrtt avec U hs^f tem;,. il s'^nauit . q^'iL^existe évidemment une^ re^ latipn.enti^ 1» dlir^*d^s« culj^if^,et IMeiniiératuie mo;enAfi de.la.saiM>i|.peodaiit4f\Wfdle elkia-^'accoiaplissent,, Q'^1 ^^ relajUoniqiffil.poi»,n9fle k^eurmiqertv .^
£nu dfi^Uwt i sous.4]U6U«iB . copdjUÎMiSrdedaHipért-*' ture ^> développeat plusieurs pliante zoonummes à rEurop^etàJk'Aw^nque^ paest conduit à. des. léwttata A\v^. certain .inténàt^
La./coniiaifiwnce dela^temp^raUm mo^eane d'u» lieu a^u^^vei^^ le(^rt]i^iqi9esr«dpi»^.4éî^ CMinie* noui^ l'aion^^m,. une idée asses^v [h^oîm.; de sen agiîculiwe^.iW effi^ la température de ohaqi#eijow difiere p^de eel)e.d(e;J!année eiuièrey.dum«t la*quelle la ,Yieyé^tale.s'exerQe sans intenmpfcîon aucune. ILen^sLiouJl autrement. pourJea r^oos placées eadehor^ielazônetoi^^îde, La-obaleurmoyenne annueUe^n'e^p^us alors un^ donnée saCfisanCe pour appfrécier riovortaoce M^icpls 4Um4< ooo^ Pour
(i) Ch. Martins, note dauç.la Météor,ologie de Koemlz, p. 209.
la^chateupparticttlièm auxï idiffégentoi^ «Wiogi ;i|W4Uft
pour sayotf,.qu^6^.^ai^.M«i>laato6frU^ peut exiger du sol.
Dans rexan&iètftlâ cétté'tfUèsttôA, dfl'iftièrche d ab<urd<%u«)l/Qiiip46iQp^^,é9<^ plantai Q(,.aaf4niatwQil^. oovdétomii« «aowîtow la \ tempésatim ^eAienf^cei iquit sépace (mu^T^\éif9^:r qi4es.exjypèiwatdaJa.yî&.yé§^failay E« çompavwtf ces f doonées. rpow; i une, .mèrnci (wp6etf > « ite ftfivàe -iH^ttHiéa . en Eivrop^eti «a-iAm^nqua^. ,0])iarni^-j^<eu^ukat . curieux.^: q|iaMl«.^ii(>iirf)rQf<der joui^ c<»p)W.^ eatmr. le. coiiu«ftn<c»iwJk^'^d6»!l2^i végétetioa et lacHia rite; e^^ diautrat plw gijaiidf^qaei h^M tvmpémii moyenne sous l'influence de laquelle la plantet végète est maindre. La^ dar^ 4% ift'Yég^tatiaafMra b mème^ qipeilqye différent que s^^Ja.cliHU^^; cette température esti^ide^tiq^a d^)p^ M d^tvq ; elle sera ou pl|is courte ou plus longue , selon queiia. chaleuc moyenne ()l|M««y/i^.j^a*«M%wmteie.^ moios fort^^f £^> d'auimlenpe^^, laidurée de^ia vé* gétationip^t être en raisoD44xe<«fh4MA irniV^f^^ ture mc^pne ; de sort^qf^ie, 4pi)^Aiwltq4if^<^<W-bre de jours durant lesquels une même plante végète dans dés clmiafa jdiisttiiét^, 6n <^btien^Sles^;iÔnlb^ès à peu près égauorixGe résultat .n'est pas seulement remarquable enf'éé qu'il semble- indtqoie^ que sous toutes les latitôoés, à toutes lès hauteuiSB^ la même
nr
69t GOltSIDtRATIOIfS MÉTÉOROLOGrQUBS.
plante reçoit dans le cours de son existence une quantité égale de chaleur; il peut aussi trouver une application directe en permettant de prévoir la possibilité d'acclimater un végétal dans irtie contrée dont on connaît la température moyenne des mois.
En Alsace^ en 1835 nous avons semé le froment le 1* novembre, les froids sont survenus quelque temps après la levée de la plante. La récolte a eu lieu le 16 juillet 1836. La végétation des derniers jours de l'automne est tellement lente et irrégulière que l'on peut, sans erreur sensible, admettre qu'elle commence au printemps, lorsque les gelées ne se font plus sentir; c'est alors qu'elle continue sans intelrrtaption. Pour l'Alsace j'ai fixé cette époque au fmars.
La durée de la culture a été de. • . . 137 jours, la température moyenne *5' (t).
Le blé trémois, cette même année, a mis à
mûrir 131 jours,
ayant une température moyenne de. . . 15,o8
A PariSy à partir du T*^ mars, la culture du froment dure ordinairement 160 jours.
la température moyenne étant 13% 4
(I) En 1836, M. Herrensduieider a trouYé à Strasbourg : Mars, température moyenne. 10<*,4
Avril 10*,6
Mai 14«.3
Juiû 200^6
Juillet 22»,6
GONSIDÉEATIONS XÉliOROLOGIQUBS. 693
À ÀlaiSf le mois de février présentant généralement peu de jours de gelée^ on peut le considérer comme l'époque où commence la y^étation continue du blé semé en automne. La récolte ayant lieu le 27 juin, la durée de la culture continue est
de 146jourSy
la température moyenne étant 14%4X1).
C«ltsre dn trmmmmt mm AmétUkmm»
A Kingston (État de New-York), le froment est semé en automne; la végétation, suspendue pendant l'hiver, reprend au commencement d'avril. La moisson est faite vers le i" août (2).
(i) Trente-cinq années d'excellentes obsenrations météorologiques faites à Alàis par M. d*Hombres-Firmas,* donnent :
Janvier, teo^ps moy . . 5^,0 Juillet 28^,25
Février 7,0 Août 25,5
Mars 10,5 Septembre 21,0
Avril 44,0 Octobre 15,5
Mai 4S,5 Novembre 10,0
Juin 22,5 Décembre 6,25
Moyenne annuelle... 15,16
(2) Warden, Descriptkm des EtaU^Ums Les observations de M. V^arden, faites à Kington, latitude N., 41^50, donnent :
Janvier, temps moy. . . -* 2^,5 Juillet 23*,3
Février — 2 ,0 Août 23 ,7
Mars 1,9 Septembre 19,4
Avril 11,4 Octobre 15,2
Mai 13,3 Novembre 4,7
Juin '20,0 Décembre 3,7
MQyenne aonuelle. 10 ,7
M 4 '^MIISI1lfiRini01l9«MÉÎÉiMRHX)^ .
La cttUavëi élire. 'it2 jours,
^BOUB^nfluence 'd'une tefsipérMfire tmoymne^ile • ' t7*;2
•"Danedamêiiae ioealUé le9seiBàiUes'4e blé tréméis onttlieu<4M^eêmm0fiGeiiie!it<âe^'mai.i<La'Fécolte est ^atte^vrs le 15août.Joursde ouUure^ . • . . 496
Température moyenne W
A Cincinnati (État de l'Ohio), le blé semé à la fin de févrieP'tffit rteolté daB»-4a ^euoùène semaine de juillet, soit le 15 (1). Durée delà culture. 437 jours;
'Tcm^râtore moyenne *^<S',7
Du froment récolté le 25 juillet 1824^ à Zimijaca (plateau de Bogota), avait été semé dans les derniers jours de Céiii;iÊi:. Pui^jdevla^ciultura.. .... ..447jattfs.
rVempérature- moyenne . . .... . . 44%7(2).
(i) Warden^ Jksaipiiûndes EtaU-Unû.
A GincinDatu Uuit. :d9*£i./jseplaii8 d'obsecTalions ont donné :
Janvier, Icmpamoy. -r-T- !• 2 Juillet ft»fi
Péfrier 1,3 Août 22,9
Mars...: 6,7 Septembre 20,2
Arril -iJ^fl, OcWtofe. ••!2-,8
Mai ...46^3 l'Novetabre 5,4
JuiD 21,8 Décembre..... 1^4
'Moyenne annuelle. . If ,1
f (2), En 1824, à Saata-Fé de B^olà, j'ai trouYé :
Mars^ tawiérature moyenne. . . 14«,5 AvrU*... 44,7
Juin 14,7
'fOUfllat. i4,7
A Qùtafchuqui, près du lac de «ah-Wtbld (è^ua-
teur), la fégétaHOft^atr^ïrormeril cdinrtiéttce en fé-
?ner et^iïit atec le moisdé juillet;* soit **f81^j(rtiw.
J'ai trouvé la-température* moyenne -de • 1 4"
A Venezuela, suiiràt' M. CodîBûaf/4ë*i)lé (tHtictm
92 jours ft'Turraero/ tempémtuire mtrfemiieti» lOOjoilWàTfttxîUo, ià ' 22;&
M^mmé de» •fcniwtiltoaB •■# lii'>aitoi>ii€iÉ»hUé
Pn>daïtd«i)iN<fi
If
Alsace, blé d*aulomne 2055
blécfété.... ....... ÎOeé
Parô, t >Ué MulMUM. • « » . . : MM
Alais, id....... 2092
kîDgistoo, id.... 2098
Méd'été *ftto
GîAciamti» id •••«»•• :'MIMi
QuiDchuqui ^»««k S^
T'urmero '2208
TriwilJo.
De toutes les céréales, Torge est cfenequi àfteint dans les OordBières la ^us grande élévation ; elle réussit sous les dimâts les plus âpres des tropiques^ dans des régions dont 'la temj^érature moyenne et con^nte ne'depasssepaà 1 1*.
'EniÉkiMre'tBekhelbronn)/de'rorgé8etiiée à là fin d'avril 1836- a été récoltée te 1* aotft.^'Dtli^ée delà culture. ....... .... : . . . . 98jotàrs.
La température «èy0M»>a«^étè «dtè-»' » ^ 19^
De l'orge d'hiver, semée le 1" novembre, a été coupée le 1" juillet. En comptant la végétation active à partir du 1"^ mars, on trouve, pour la culture 122 jours,
et pour la température moyenne. ... 14''
A ÀlaiSj l'orge d'hiver est récoltée le 18 juin. Prenant, comme nous l'avons fait pour le froment, le 1*' février pour le commencement de la végétation continue, on trouve pour la culture. 137 jours. pour la température moyenne 13'1
En Egypte, sur les bords du Nil, on sème Torge à
six rangs à la fin de novembre. La récolte se fait à Ja
fin de février. Culture 90 jours.
La température moyenne de l'hiver au Caire 21'
A Kingston (Amérique du Nord), les semailles ont lieu au commencement de mai; la récolte vers lel" août (1). Culture 92 purs.
Température moyenne 19*
A Cumhal (équateur), il n'y a pas d'époques fixées pour les semailles. Généralement, elles ont lieu après la saison des pluies, vers le 1" juin ; on récolte alors à la mi-novembre. Durée de la culture. . 168 jours.
J'ai trouvé la température de Tu- *
querès près de Cumbal de 10%7
A Santa-Fé de Bogota, on compte environ quatre mois entre les semailles et ta récolte de Forge. Durée
de la culture 122 jours.
Température moyenne 14<>,7
(1) ^9jà%u,Jk9Gnpti(m des Etats-Unis.
CONSIDÉRATIONS HÉTÉOROLOGIQUES. 697
Hémmé de la ««livre de Perye.
Produit dea jours par U tempénUire.
Alsace, orge d'été. ... 1748
id. d'hÎTer.. i708
Alais, id 1795
Egypte 1890
Kingston 1738
Cumbal 1798
Santa-Fé 1793
Cnltwre du maVe.
Dans les environs de Bechelbronn, le maïs, qui a commencé à végéter le r* juin, a donné une récolte abondante le V octobre.
Durée de la culture. 122 jours.
Température moyennq 20,0
Dans les années ordinaires, en Alsace, les semailles ont lieu dans la dernière semaine d'avril, et la*récolte se fait vers la fin de septembre (1).
Durée de la culture. ...... 153 jours.
Température moyenne 16*", 7
A Alais, en moyenne, d'après M. d'Hombres-Firmas, on coupe la plante le 1 3 septembre ; prenant le commencement de la végétation au 1" mai, on a :
Durée de la culture 135 jours.
Température moyenne.... . . • 22», 7
Près Kingston (Amérique du nord), on sème à la fin de mai, pour le récolter à la fin de septembre.
(1) Schwertz, CuUure desgramt fàrifkeux.
098 CONSIDÉRATIOMS HÏltiOROLOaiQinS.
Durée de la culture. ...... 122 jours.
Température moyenne 22*
Amériqw méridionale. Sur les bords de la M^a-
lena, on compte trois mois pour la végétation du
maïs (paiUm) semé sur défrichement.
Soit -92 jours.
Température moyenne. tV,5
Dans les vallées plutf levées que celle de la Mag-
dalona, mais qui, néanmoins, aj^tartiennent encore
à la Tierra caliente, il m passe «ordinairement quatre
à cinq mois entre les semailles et la récolte ; ainsi, à
Zupia.
La culture est de '137 jours.
La température moyenne. . . . Sl*,'5
Sur les hauts plateaux, comme celui de Santa-Fé,
que l'on considère comme la limite supérieure de la
CON9Ii>ÉRATtONS MÉtl^OROLOGIQUBS. 699
' d^une ttièraè' température, est isujette àd^assez grarides variations, probablement à cause du nombre dés variétés cultivées. Ainsi, dans lestlimats les plus i^hauds^des * tropiques, là où le màSs pctSon emploie 92 jours pour mûrir, on' sème une Tariété trièkproductrve, mais qui occupe le sol pendant quiitre mois, pour ce maïs, et dans cette condition de climat, le produit du temps par la température, devient * 31O0 . La -sécheresse, malgré la chaleur -qui Faccompagne ordinairement, recule aussi Tépoque de 4a récôHe ; eHe agit comme ie froid : «nisuspendant la végétation, en dépouillant les arbresMe leurs feuilles, produisant ainsi, dans les régions équatoriales'ious ies effets de l'hiver.
En 1836, le 15 octobre, on a réédité SBèchelbronn* les pommes de terre plantées lé 1*' mai/ Giil-
ture 157 jours.
'Température moyenne 1S*,2
Bàns les années ordinaires, avec un été moins chaud quedeluide 1836, on fàitia réédite à ia fin
d'o/ctobre;*ldurée*de la culture 1*8 jours,
'Température moyenne 18%2
Bans les environs d^Aiais/on plante' à 'la'finrde mars et'Ton récolte vers le !•' septembre. CUfl-
ture 153 jom's.
la température des î moi^est de. . ' J1^,*l *Sùivant1if • €odazzi, oncilltivë lespomomes^dètèri^ près^du lac de'^dcnda fVeneraêla), en^îéjotift's.
dure environ quatre mois et (1(
Sur les plateaux tempérés d<
Sanla-Fé, j'ai ™ piauler des
mi-décembre, immédiatemei
' TOUse. On les a récollées dan
Je juin. U a fallu ainsi au mon
le température mojeni
I de mon ascension au
„ange, le 4 août, dansl'llac
pommes de terre qu'on avait
ment de novembre. Durée de
Pinaillura possède une tel
ture moyenne de
Ce n'est pas encore là la li lure dos tubercules sous l'éi tive, au pied du Cotocacbe, à Cambugan, dont la tem] 9" 1 /2 ; les pommes de terr environ onze mois. Le ( qu'on perd souvent la réco viennent à cette grande ai
GONSIDÉaATlONS MâTÉOROLOOlQUES. 701
la réoolte à la fin de février. La durée de la culture
est alors d'environ 200 jours
J'ai trouvé la tempér. moyenne de Pomasqui de 15\5
Bésvmé.
Prodnit du temps ptr la température.
Alsace, 4836 3039
Id. moyenne 2944
Alais 3228
Lac de Valencia .... 3060
Sania-Fé 2930
Merida- 3060
Pusuqui 3180
Pinantura 3036
Gambugan 3192
Calture de Itaétirotier.
Dans Venezuela, pour les cultures très-peu élevées au-dessus du niveau de la mer, la première coupe se fait environ 80 jours après les semailles. Température moyenne, 27% 4.
A Maracay, au rapport de M. Codazzi, trois mois, après. Soit 92 jours,
La temp. moy. de Maracay est de. 25^,5.
Dans les régions possédant une température moyenne de 22 à 23% régions que l'on doit considérer comme la limite de la culture de Visatis, la première coupe a lieu au bout de trois mois et demi. Soit : i 06 jours.
Sur la côte de Coromandel, Tindigo est semé après les pluies, en décembre, et la plante reste en terre
702 . cojimAfU^m^^vis^oBoy^^^^^wmr^' penda&i le» moi&dQrîaQtiefy. fé^ier, ettmtm^
OO.joura^i ...
En prenant les obseevatiims faitosàJBombaj^^ t, pour la température moyenne de cœ troîsciBdîl :
Prodait da temps ... pwtiim itempéi atw.
Vencniflla, niveau d& la mait^ 2100
Maraay 2346
RégioOB^tempérées. ...... w 2385
Côtede^oromandeL*^ Sti7
En partant de ce fait, que Tindi^otiër.se détdoppe sous l'influence d'une teiQpératucdi4e i22 à âS"", on conçoit que des essais entrepris dans le midi de TEurope, pour acclimater cettapUnte^ aient donné des résultats assez satisfaisants. En France même, ra est arrivé à obtenir une coupe ; mais une coupp unique est évidemment insuffisante pour compensa lés frais de culture ; et d'ailleurs^ il faiit que là chialeur soit assez intense et assez p;^lpngée pour obtenir' des graines, ce qui n'arriverait' que très-rarement dans le midi, à Alais, si, comme l'indiquent les nombreuses observations de tf. d^llombres-Fiimas, h température de Tautomne ne dépasse pas IS"" f/S. Le climat d'XIger conviéndi;ait mieux à l^hdigotieT; bien que les été^ eh soient sensiblement moins chauds que ceux de certiaîines localités dé l'Europe méridionale , c*est ^ m reste , ce qu'établissent
G0PiBOJtiu^u)K& uiiteÉO{U)KqGiiHnBS^ , 703 i
le& esftaift. exécutés^, nicemioeat pfup M» Handy {iy,. Je te^niD^rai en appdant Fatt^Uon. des i^sior» logistes sur un Iwtit ({W t semble . leuo . amir. échappé .:. . . c'esitqi^e <fe» pLaotes^-tettoutes/cellesdes tropiqueSft sont dans ce cas,. iHusseol,, vivent et setreproduisent par une tempj^ratura à. pei|i{vès uniforsie. Ka Eunrope , et . dans « , l'Amérique septan trionak^ ^ une i ' plame annueUfi. est soumise, durant le cours? de. sottii existence,., à ..des «influenoeasclimaténlquês lissi. plusr?
variées. Les céféalas, pfo* exeHipky.gWQm^À 0- oii^- 80; leur végélati<Mi,:^us{ieQdse pendant. rkûrep> sai. ranime .auwpriateii^i eU'épi pai^îeatrà sa^mataiité . dans une saîfioOiOtt la*, température s'élè¥e . graduellement jus(pi'à;24tou{30''.
Dans les régîonsi éqi^oxialesftûu t se passe différ*remment.Lar germination du^ frû«aenft> cemme n. maturité, sa réalisant' sQuSfUnndegpéide^Jbaleuii. qui. reste le méqoe p^kodaat.touteladuiléeidaTla oulihire^ A Santari^é,, Je .thermomètre iadiquis J^"" àiréppque^ des semaUl€% tComme à l'époquedela ^moisseou En Europe, la pomme de terre ^eiti plantée à».10f ou iify. et elle ne mûrit qu'après avoir supporté les fortes chaleurs de juillet et' d^biôûL Cependant nous
(i)i LearfilMenaàoMidélbiAiaieckÉineiilpMir AÀg%v : •
Janvier, temps moy. . . 1 i^6 Juillet 246,0
Février 12,7 Août.............. 24,7
Mars. . v • • ^^^ 19-»3 ' Sêptembro, . . ......' 22 ,9..
Avril. . . . ..,,1 . J. ,,. . • > «ë*,0 Qdobrô. . .^ ........ 20=^;.
Mai 19, i Novembre 16,7
Juin 2ti0 Dédembrci i*;«
Moyenne anouelleK ^ 1 7 ^8
venons de voir que la végétation de ce tubercule s'accomplit lentement, à la vérité, mais en suivant toutes ses phases, dans des localités dont la tempéra* ture reste presque invariablement fixée à 9* ou 10*. La germination, le développement des oi^anes à Taide desquels les végétaux fonctionnent dans le sol et dans Fair, se manifestent à une température comprise entre O' et 40 à 45* ; mais Tépoque la plus importante dé là vie végétale, la maluratim s'accomplit généralement dans des limites beaucoup plus resserrées et qui définissent le climat le plus convenable à la culture. Ainsi, la vigne végète encore avec vigueur là où cependant le raisin ne mûrit jamais. Pour produire du vin potable, il faut qu'un vignoble ait non seulement un été et un automne suffisamment chauds, mais il faut en outre qu'à une période donnée, celle qui suit l'apparition des grains, il y ait un mois dont la température moyenne ne descende pas au-dessous de 19% comme on peut s'en convaincre par les renseignements suivants que j'emprunte à M. de Humboldt (1) :
TEHPÉRÀTUIB
du mois de l'été, de l'antomne. le plu cbtod.
Bordeaux 21%7 14^,4 22».9Gulture très-faYorable.
Francfort-sur-Mein. 18,3 10,0 18,8
Lausanne., 18,4 0,9 18,7
Paris 18,1 11,2 18,9
Berlin 17,3 8,8 18,0VinàpdiiepotaWc
Londres 17,1 10,7 17 ,8 La vigne n'est plus cul-
' * tiTee
Cherbourg 16,5 12,5 17,3 Id.
(0 Humboldt, Asie centrale^ t. 111, p. 159.
CONSIDÉaATIONS MÉTlSoROLOGIQUBS. 705
Sous les hautes latitudes, la disparition d'une plante vivace dépend tout aussi bien de l'intensité du froid des hivers que de l'insuffisance de la chaleur des étés. Aussi, le climat si égal des régions équatoriales convient-il beaucoup mieux que celui de l'Europe y pour fixer les limites extrêmes de température entre lesquelles les espèces végétales parviennent à la maturité. Ainsi y on a reconnu entre les tropiques que la vigne est productive par des températures constantes, qui varient entre 20 à iT. Du moins , le raisin mûrit à Lambayeque , presque au niveau de la mer, sur la côte du Pérou, et à Médellin à une latitude de 1550 mètres. Je signalerai, d'après des observations faites dans les Cordilières intertropicales» le maximum et le minimum de la température propre à favoriser la maturation de diverses plantes :
Maximt. Minioit.
Cacaoyer 28* 23»
Bananier id. 18
Indigolier id. 22
Canne à sucre id. 22
Cocolier {lodoicea C. nudfera), id. 25,5
Palma (cocus butyracea) id. 25,5
Tabac id. 18,5
Yuca (Manihot) id. 22,5
Cotonnier id. 19,5
Maïs id. 15
Haricots id. 15
Rocouyer id. 22,5
Riz id. 24
Callebassier {crescentia ctif.). . id. 22
Caricapapaya id. 19
Ananas id. 20
Ricin id. 19,5