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706 CONSIDÉRATlOfIS MÉTÉOROLOCUQUBS.
Melon d'Europe id. 20
Vanille id. 25
Guàduas {bamb. angusUfolia). id. 23
La vigne. ^ . 26,5 23
CaficT 26 19
Anis [pimpinella anisum) .... 25 23
Froment 24? 15
Orge • • » H
Pommes de terre 24? 9,5
Aracacha 24 42
Lin 23 15
Pommier 22 15
Chêne {quercus tolimensis) , , . 49 46
Chusque (chusquea scandens).. 43 4?
Frailejones (e^peUtia) 42 4?
9 #• — BcfroldlflMineiit iioetariie» rosée» yliile.
Pendant la nuit, lorsque ratmosphère est calme et le ciel sans nus^es, les plantes se refroidissent et acquièrent bientôt une température inférieure à celle de Tair qui les environne. Cette propriété de se refroidir dans cette circonstance appartient à tous les corps, mais tous ne la possèdeul pas au même degré. Ainsi, les substances organiques, comme la laine, le coton, les plumes, les tissus végétaux, rayonnent considérablement; les métaux polis ont au contraire un pouvoir émissif extrêmement faible, et l'air, les gaz en général, rayonnent plus faiblement encore.
Puisqu'un corps émet continuellenoient de la chaleur, sa température ne peut rester stationnaire qu'autant qu'il reçoit des objets environnants, à chaque instant, une quantité de calorique précisément égale à celle qu'il perd par sa surface. Dès que
dONSHNiRATIONS MÉTÉOROLOGlQUfiS. 707
les échanges instantanés ne sont plus' dans cette condition d'^alité, la température du Corps varie ; il peut même éprouver un refroidissenletit considérable s'il est exposé, durant une belle nuit, dans un lieu bien décomert. Dans une semblable situation, un corps envoie vers toutes les parties visibles du ciel plus de chaleur qu'il n'en reçoit, car tes hautes régions de l'atmosphère sont très^froides, comme nous pouvons le supposer par la rapidité du décroissement de la chaleur dans les mont^nes. La température interne du globe, qui pourrait tendre à compenser la déperdition éprouvée par le corps rayonnant, atténue à peine le refroidissement, parce qu'elle ne se propage qu'avec une extrême lenteur & cause de la faible conductibilité des matières terreuses. L'air, enfin, qui environne le corps, neréchaùflfe qu'infiniment peu, et plut6t encore pai^ le contact qu'en envoyant des rayons de chaleur, car les '^az n'ont qu'un pouvoir émissif très-borné. C'est même par suite de la faiblesse de ce pouvoir que la couche d'air ne partage pas, à beaucoup près, l'abaissement de température que subit le sol sur lequel elle repose. Aussi, dans les circonstances météorologiques que j'ai signalées, vin thermomètre couché sur là terre accuse toujours une température infériecf^' à' celle qu'indique «n thermomètre suspendu dans l'air. La différence est d'autant jdus forte que la faculté rayonnante des corps exposés est plus prononcée, et qu'elle peut s'exercer sur une plus grande étendue du ciel. Toutes les causes qui agitent l'air^
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qui troublent sa transparence, qui masquent ou rétrécissent le champ de l'hémisphère visible, nuisent au refroidissement nocturne. Un nuage, comme un écran, compense en tout ou en partie, selon sa température propre, la perte de chaleur qu'un corps terrestre eût éprouvée en rayonnant vers l'espace. Le vent, en renouvelant incessamment l'air en contact avec la surface des objets qui tendent à se refroidir, amoindrit toujours d'une certaine quantité les effets du rayonnement. C'est donc alors que le ciel est pur, l'atmosphère calme, que le refroidissement nocturne atteint son maximum, et qu'il est te plus nuisible aux cultures.
Dans une nuit où se présentent touteslesconditions favorables au rayonnement, un thermomètre ayant très peu de masse, quand il est placé sur l'herbe, mar- 1 certain temps. 7° à 8° au-dessous de la
Quelques observations que j'ai faites sur le rayonnement nocturne, à diverses hauteurs dans les Cordilières, sembleraient indiquer que les effets en sont moins prononcés qu'en Europe, peut-être et c'est une simple conjecture, à cause d'une plus forte quantité de chaleur acquise par le sol pendant le jour. Je comparai, à l'aide de thermomètres très-sensibles et très-peu volumineux, la température de l'herbe, et celle de l'air à i mètre 1/2 d'élévation : voici les résultats (1).
TempértturM LocalHéi. Htuteur. de l'herbe. de l'air. DVérenee.
Zupia 1225"» 17»,2 20«,5 3».3
Rodeo 1709 14 ,4 17 ,4 3 ,0
€uadualexo 1756 10 ,0 15 ,0 5 ,0
Riosucio 1818 10,5 15,0 5,0
Meneses 2508 5 ,5 8,1 2 ,6
SanJose 2778 2,8 8,9 6,1
Vetas 3218 0,0 6,0 6,0
Guadalupe 3304 0,0 5 ,0 5,0
ToUma 3672 — 1 ,i 4 ,4 5 ,9
Tolima 4119 —2,1 —1,1 1,0
Guaguapichincha.. 4600 0 ,0 1 ,7 — 1 ,7
D'après les renseignements que j'ai pu me procurer, il paraîtrait que dans les Cordilières intertropicales ce n'est déjà que très-rarement qu'il gèle à une hauteur à 2,000 mètres. Cependant, il se présente des circonstances tellement favorables au re* froidissement nocturne qu'il est réellement impossible de signaler une limite bien définie ; mais on
(I) Boussingaiilt, /annales de Chimie et de Physique, t. LII, T série.
récolte ae mt3, i*v.q^, terre, donnant les plus belles dans une nuit par Teffet du ra '^v;;i. , En France, pendant les bel
^y ,iqaandJe ciel est iser^ feuilles, les jeunes pousses de mot se gèlent, quoique dans V maintienne à plusieurs degrés jardiniers, comme on sait, i f&cheuse à la lumière de la h en fondant leur opinion sur couvert, quand les rayons de plantes, les effets destructifs n que l'atmosphère ait sensible ture» Dans les hautes Cordiliè buent aussi à la lumière de la nuisibles, et il y a cette seu eux, l'influence fâcheuse pe née. en d'autres termes, on ; U est digne de remarque q Paris, la température moyc