‹ Économie ruraleChapitre 15 sur 129 · JARDIN · texte numérisé non relu

JARDIN

ftis PLAMTaa.

CRIONON.

j Asvte.

MÉNAGBRIB.

Aiate.

Asote.

o.ss

sssssà

En résumant la composition des fumiers supposés

secs on a :

Tableau.

ORIGINB DBS FUnBRS.

MATliftB

organique.

MATliftB

niinérale.

AIOTB

100 parties.

ACIDB

phosphoriq.

dans tOO parties.

ASOTB

dans t<W parties humides.

De Bechelbronn

D'une ferme Anglaise.

D'une écurie........

Du Jardin des Plantes.

De fîrieiion. t . • . . . t .

4,21 2,00 tl,78

De la ménagerie • • . • Moyenne

La proportion d'azote et les équivalents des engrais sont donnés^ dans le tableau , pour les* ma* tières desséchées et pour les matières à Tétat où elles sont utilisées. Cette distinction était fort inipor*tante à étalblir. L*eau indiquée dans les f^rômiëre» colonnes est un élément incertain ; sa* proportion dans un engrais doit nécessairement en faire baisser considérablementla valeur, âusm^ tous les éléments rapportés aux substances sèches cirent beaucoup plus de garantie. Dans les transactions commerciales sur les engrais, il ne faut donc jamais négliger d'a«« voir recours à la dessiccation des matières qui en sont l'objet, particulièrement quand ces matièi^ sont susceptibles par leur nature d'absorber des proportions d'eau très-diflTérentes. La proportion; d'acide phosphorique se rapporte à l'engrais desséchéi >

J'ajouterai une observation critique , c^est que

l'analyse ne décide pas si la totalité de l'azote d'un engrais appartient à une matière susoeptible de passer, parla putréfaction, à l'état ammoniacal. L'azote dosé pourrait, à la rigueur, faire partie d'une substance inerte, comme la houille, la tourbe, etc. La science a donc à rechercher une méthode propre à révéler la nature plus ou moins modifiable des sul>stances azotées.

La détermination de la valeur relative des engrais, ' par la voie expérimentale, présente de très-grandes difficultés. En effet, la manière d'opérer consiste nécessairement à comparer, dans des conditions de climat, de sol et de culture, aussi semblables que possible, la récolte obtenue d'une même quantité de semences , sous l'influence de telle ou telle matière fertilisante. Hais il faudrait, pour que les résultats fussent réellement comparables, quelatotatité de l'effet utile des matières essayées se réalisât dans le même espace de temps. Or, il est loin d en être ainsi : il est des engrais actifs qui, dans le cours de la saison, donneront, à très-peu de chose près, tout ce dont ils sont capables; il en est d'autres, au contraire, dont l'action sur la végétation persistera pendant plusieurs années consécutives. On doit ajouter que les circonstances météorologiques sont souvent telles, qu'elles paralysent complètement Faction des meilleurs agents. J'ai vu des substances extrêmement énergiques, comme la colombine, le tourteau de colza, ne produire aucun effet par suite d'une sécheresse prolongée.

I^ÉUTÉS DES COmPS ORGANISÉS. 89

Les essais dans la grande culture sont utiles néanmoins^ en ce qu'ils font connaître, dans^ les circonstances ordinaires^ le minimum d*effet d*un engrais. Us fournissent d'ailleurs un résultat économique ; car il est évident que si de deux matières employées concurramment, Tune présente sur l'autre des aTantages bien prononcés, on est suffisamment autorisé à lui donner la préférence.

Des expériences faites par M. Bec, directeur de la Ferme modèle de Montauronne, conduisent à cette conclusion conforme à la théorie, que les engrais favorisent d'autant plus la production des grains, qu'ils renferment une plus forte proportion de matières azotées putrescibles; et, en outre, que l'action des plus actife, tels que le guano, les tourteaux, ne s'épuise pas par une première culture. Les essais ont porté sur des surfaces ^ales de terrain. Certaines zones restèrent sans fumure, afin d'apprécier, pour en tenir compte , la fécondité naturelle du sol. Après une première récolte de froment, on ne mit plus d'engrais, et la terre fut ensemencée avec de l'avoine. Voici les résultats obtenus :

Tablcac.

(<) Bec, Joumol d'o^rieii/fm. LU, p. $55. t> série*

VALEUR COMPARtE DBS ENGRAIS

KATURE

bB L*KliaftAU M»

MBHliftl tOLB.

ît

Sia» engrais

Tourteau de ftadia/. .

T^lirtetu d« coton...

Tourteau de lin

TOnrtaaudeeolsa....

Tourteau de létame..

Fumier de ferme

Guano

*no

kil.

lîtf)

iOOl iSSO 19U

• ka.

MO

kiU

kO.

kU.

(t^ rù prit pour U poids de l'heclditre de blé, 71 kU., pour celui de llteelolAre d'avoiact 4T kilog.

Il ne faudrait pas faire dire à ces expériences plus que ne comporte le degré d'exactitude dont elles sont susceptibles. L'excès des récoltes fumées sur celles qui ne l'ont pas été, représente, si Ton veut, la force de production des engrais s' exerçant pendant deux années de suite ; mais il ne représente pas la force absolue de production. On sait, par exemple, que le fumier de ferme, à moins qu'il ne soit très-fait, n'agit pas, à beaucoup près, avec autant de rapidité que le guano : son action est plus lente, par la raison qu'une partie de ses éléments ne passe que peu à peu à l'état particulier qui permet l'assimilation. Il semble aussi ressortir des faits consignés dans le tableau précédent, que la graine du cotonnier, sans doute à cause de sa constitution ligneuse, ne se désagrège pas aussi promptement que les tourteaux de sésame et de colza.

J'ajouterai encore quelques observations faites en Angleterre dans le but de comparer le tourteau de colza au guano, parce que ces observations mon-trént la diflB^rénte . manière d'agir de ces deux engrais.

ENCRAIS.

Sol non fumé

Guano

Différence

SolDon fumé

Tourteau de colza.

Différence

Guano

Différence

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