‹ Économie ruraleChapitre 37 sur 129 · DB LA PRAIRIE · texte numérisé non relu

DB LA PRAIRIE

Téritablement bon que lorsque les pluies ont été suffisantes et surtout bien réparties.

Depuis quelques années nos prairies de toutes qualités ont rendu par hectare :

En 18*3 5114 kilogr.

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Moyenne. 434S

On conserve les foins soiten greniers, soit en meules. Lorsque, comme cela arrÏTe le plus ordinairement, les greniers se trouvent au-dessus des étables, il est bon que les planchers soient faits avec soin, afin de ne pas laisser pénétrer les vapeurs, dont l'efTetest de favoriser le développement des moisissures.

ise conserve bien dans les meules soigneusque, pour

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toits mobiles, dites meules hollandaises, offirent un avantage sur les meules ordinaires consistant en ce que Ton n'a pas besoin d'enlever à la fois le foin qu'elles abritent ; mais ces meules exigent des frais d'établissement assez considérables.

Toute terre arable abandonnée à elle-même finit par se couvrir d'herbe, et avec le temps elle deviendrait une véritable prairie permanente; mais cette transformation serait très-lente, et, dans les premières années, les produits qu'on en retirerait, fort inférieurs en quantité et en qualité. Aussi aide-t-on toujours à la formation de la prairie.

Quand les mauvaises plantes, les mousses, envahissent un pré, le mieux est de le retourner et de le cultiver à la charrue pendant quelques années durant lesquelles on doit faire surtout de fréquentes cultures sarclées. Les détritus de végétaux, l'humus contenu dans le sol, suffisent d'abord pour assurer une ou deux récoltes.

C'est sur le sol bien nettoyé et convenablement fumé que l'on sème les graines destinées à régé« nérer le pré. Le choix de ces graines, leur mélange en diverses proportions, ne sont pas choses indifiTérentes. Souvent on sème des balayures de greniers à foin ; mais quelquefois aussi on juge plus avantageux de se procurer de bonnes espèces de semences.

Parmi les plantes les plus convenables, on cite le lolium perenne , le lotus comiculatus, la spergtda arvensis, Yhoscus lanatus ; plusieurs espèces de trèfles, le raygrass, la fromentale, etc. Quelques soins qu'on

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donne d'abord, le rendement, dans les deux ou trois premières années, est assez faible; il faut du temps pour que la terre puisse être bien engazonnée. On doit veiller à ce qu'il ne reste pas de places non couvertes ; on gratte avec le râteau, et l'on sème sur ces places dénudées. Enfin, il est bon, dans le commencement, d'épandre chaque année une certaine quantité de balayure des greniers à foin sur la nouvelle prairie.

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