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DE L'ALIMENTATION DES ANIHAUX ANNEXÉS A LA FERME

GoostiluUpii chimique. — Valeur et équivalents des subataoces Dutritives. — Expériences sur ralimentation. ^ Matières minérales contenues dans les aliments.

On reconhalt génêralemetit aujourd'hui que le régime alimentaire des animaux doit toujours être azoté ; et cette circonstance a' fait admettre '^é tes herbivores puisent dans leur nourriture Fazote qui entré dans leur constitution .

Dans tiil dëscas les pliis ordinaires, l'individu, tout en consommant des aliments; n'augmente pas son {k>idsmo7ien. C'ÎBst ce qui arrive toutes léb fois qu'im animât adulte èti soumis à la ration d^éntretieU. Oïl ^ constaté, par exemple, qu'un homme nourri avec une grande régularité retient à un poids normal, à ^cërtanïes époques de chaque jour. Les agriéufteurs savent très-bien qu'à l'aide d'une proportion de nourriture justement calculée, on donne à un cheval les forces nécessaires pour accomplir le

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travail que Ton exige^ en évitant ainsi, que l*animal augmente en chair.

Dans de semblables conditions, la matière élémentaire contenue dans les aliments consommés doit se retrouver en totalité dans les déjections, les sécrétions et les produits des organes respiratoires. Ainsi, dans cette conjoncture, aucun des éléments n'est assimilé, si Ton entend par assimilation l'addition des principes introduits par la nourriture, aux principes déjà existants dans le système. Mais il y a évidemment assimilation, en ce sens que la matière élémentaire des aliments se fixe dans l'organisme, en s'y modifiant, pour remplacer, pour se substituer à celle que les forces vitales expulsent journellement.

Durant l'alimentation d'un animal jeune, ou bien encore lors de l'engrais du bétail, les choses se passent différemment ; ici il y a, à n'en pas douter, fixation définitive d'une partie de la matière comprise dans la nourriture, puisque les individus augmentent rapidement en poids et en volume.

En envisageant la question de l'alimentation dans sa plus grande généralité, j'admets donc qu'un animel adulte, soumis à la ration d'entretien, rend , dans les différents produits résultant de l'action vitale, une quantité de matière précisément égale et semblable à celle qu'il perçoit par les aliments (1 ) . Ainsi, dans les déjections, les sécrétions, dans les gaz et les

(1) Boussingaolt, Ânnakê de CMnde, ^ série, t. LXXI, p. 113.

vapeurs émis journellement par un être vivant, il y a du carbone, de l'azote, de l'hydrogène, de Toxygène, du phosphore, du soufre, du chlore, du calcium, du magnésium, du sodium, du potassium, du fer, etc., principes qui, sans exception aucune, se rencontrent également dans la nourriture. Un individu qui recevrait pendant un temps suffisamment prolongé un régime alimentaire dans lequel un ou plusieurs de ces principes seraient exclus, finirait par éprouver de graves désordres dans sa constitution. Le fer, par exemple, est un élément constant de la matière colorante du sang^ on le retrouve en proportion très- forte dans le système pileux ; il est donc à peu près certain qu'un homme, s'il prenait une nourriture totalement privée de ce métal, ne tarderait pas à éprouver une altération manifeste dans sa santé.

Les fonctions physiologiques d'un être vivant, telles que la respiration, les sécrétions, les excrétions, ne continuent à s'exercer qu'autant qu'il y a in^^estion de nourriture à des intervalles assez rapprochés. Ces fonctions, il est vrai, ne cessent pas immédiatement après la suppression de l'aliment; la diète la plus rigoureuse peut être prolongée pendant un certain nombre de jours ; mais alors le poids du corps diminue rapidement, la graisse disparait d'abord, le système musculaire s'amoindrit, les sécrétions deviennent moins abondantes, la respiration moins ample; l'animal tombe bientôt dans un état de torpeur : ses forces l'abandonnent^ il se refroidit

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