‹ Économie ruraleChapitre 41 sur 129 · TÔT · texte numérisé non relu

TÔT

Il reste par conséquent 9,75 d*hydrogène libre, c'est-à-dire d'hydrogène pouvant brûler en s'unissant à l'oxygène de l'atmosphère. Or, comme l'hydrogène absorbe trois fois autant d*oxygène et d<^gage environ trois fois autant de chaleur que le carbone, les graisses ou leurs analogues doivent nécessairement produire, dans la combustion respiratoire, un effet calorifique bien supérieur à celui occasionné par le sucre ou l'amidon. Cet effet, nous -pouvons l'apprécier, en substituant à 9,75 d'hydtogènc libre, son équivalent combustible en carbone, c'cst-^à-dire 29,25. En ajoutant ce nombre au 79 de carbone indiqué par l'analyse, on voit que 100 kil. de graisse ou d'huile dégagent, en brûlant, autant de chaleur que 108,25 kil. de carbone pur. On peut donc admettre, en restant au dessous de la réalité, ^rc les

substances grasses^ quand on lesconsrdère comme'

2T4 DB L*AuannAiioiv n^ «munx

atimeol 0Mil)«6tible» cjaBtt&'dwS'^andielUs: sont absorbées pendant la digestion, éi}uiiateat'è.]ear pcopre poid» deEcarbone. LM^autn» pnndpes d%6stibla» non axAté», a>mn» l'amiëes, ne reptiéBeatent . ea«ariH>B« quciAee <^4Sbde oe poidBj

-LapréMnoede rfairileoa de lagraiBW estd'ealBirt phi« avanUgeiue dans lai noarrituve, que eeematiè-i res participent dsila double pQpnété'quepenèdeiirt les substances azotées dns'ssBiwIer' ou^'^ibrùler; ainsi ta graisse n'est pas seulement un alimei^t t^mbuslibte, elle concourt encore directement à la: production du tissu adipeux; aussi, dans ceilaines circonstances, lorsque, p»ar exemple, il s'agit de provoquer un eograÎBsement.rspMev l'0i<>^>'^co pcoufe qii'il est .très-uti{e 4(^lq,iui>w.ter*>«nir dfUM^l'^tl^ meolatioa. , : , , ^ ^ i . ^ i

Bien que l'interreqtjoq. des pcia«ipes. digestife à ■ composition ternaire soit indi^fiwablft, liluAlaufc pas cependant exagérer, jw .ÏDjpQrtanee.. )I>eB expériences que j'ai faites aur « .sujet létaMisasDA que, données seules, iraUnuniney lai ifibnine^ la. caséine, sont impropres à entrateAùrJa vie, inaia elles montrent aussi qu'il leupriaffit. d'être uniâsà de faibles doses d'aliments focilement absorba/ales, pour devenir émiqemiqMpinutriliffe». ;£nfin,l;ces expériences prouvent qu'au d^ <dîune ecrtaiiie limite, l'amidon, le sucre, le$ graisses mômesj Jia produisent plus aucun effet utile, .puisque ces tna» tières échappent à la dation et qu'on eQ>i«trawfa une grande partie dans les d^daetions. .

'TlWtek»à<lètialiiiietitairè^idlt)it tenfermé^ tiùé certttnè ^i«pdl4kiÉf dé éùbstsliic^ alttudîiheûses, audMMms de k<)«ieile elle 6è^ d'ètrë propre % edlretienir la vie, qiteHe ^e toit d'^iUeût^ la quantité de ptincTpes à compdsitibn ternaire qui '^^jf trouve astodée. Cette pPôporCien Varie néce^frenîënt selon Ve^ pèee, l^e ^ le péMs dés individus, et sa délerminftboD lû'atparu assez impotente ^our entreprendre quelqueà exp^eiieés dont je présenterai ici lés résuI->> tifis prineipaux.

» J'ai d*abord fttîf' porter mes' rechenîlies sur une toui^tertette, parée que les observations fatfes sur les oisettUK' siHit Msceptibles d'une 'grande précision.

-La tourterelle *talf partbWemenl rationnée avec 14 grammes de niiUet par jour. Sous ce régime son poids s'accroi^it lentement, mais régulièrement: en vingt quatre hiNires elle émettait par la respiration 3,40 gr. de carbone, à l'état d'acide carbonique. On a diminué graduellement la dose de millet, en n'en faisant plus coneomfmer successivement que 6 gr. 4 gr., 3 gr., 1 gr:, et en ayant soin de substituer au grm retrancbédelaration, deTamidbn, du sucre, du beurre, dé mmiëre à retaplacer'largeraent l'aliment respiratoire qui éxistatt déms le millet soustrait ; aussi la tcmrteveHe, soumise à ce régime mixte, produisait en retirant âensiblenieiil la même quantité d'acide carbonique. Le poids initial s'est maintenu jusqu'à ce que la dose de millet fut réduite à 1 ,5 gr., avec 1 gr. de millet la perte diurne était très-peu proaoncée \ mais au-Klessous de f gr. le régime

276 DE L'AUyEMTATIOIC DSS AHIMAUX

devint insuffisant, bien que l'animal digenAt ûhaque jour beaucoup plus de beurre et d'amidon qu'il n'en fallait pour satisfaire à la dépense en carbone oeca*sionnée par la fonction respiratoire. On doit en eon<* dure que l'albumine renfermée dans 1,5 gr. dé miK lety c'est-à-dire dans 0,31 gr. ne suffît pas pour^ rendre nutritive la ration que consomme dans un jour une tourterelle du poids de 130 grammes, quelle que soit la quantité de matières digestibles non azotées associée à cette albumine. Des observations analogues, mais naturellement moins précises, me portent à croire que malgré la surabondance et la nature des aliments auxiliaires non azotés, la nourrir ture est insuffisante quand l'albumine ou la légumine, dans la ration d'un jour, est au-dessous de :

1 kil. 20 pour une vache laitière pesant 600 kil. I 00 pour un chetal de tratail, id. 600 0 90 pour un chetal id. 400

0 12 pour un porc id. 85

Dans le cas le plus général une ration alimentaire contient, en principes digestibles, une quantité de carbone bien supérieure à celle que l'animal auquel on la destine émet par la respiration ; dans de telles conditions on peut, lorsqu'il s'agit de substituer une ration à une autre, faire usage des équivalents basés sur le contenu en principes azotés. Ces équivalents renferment tous une quantité de matière azotée égale à celle renfermée dans l'équivalent pris pour base. Ainsi 100 kilog. de foin contiennent, d'après l'analyse, 7,2 kilog. d'albumine, et dans 348 kilog.

AKNRÉB A LA ^ERMS. ' '277

«de' topinambours y' leur équivalent, il entre aussi '792 kilo^. d'albumine. Le défaut de ces équivalents c^est de ne pa& représenter les principes digestibles à ^eimiposition ternaire. Il est cependant hors de doute •qsedans nombre de rations mixtes, T utilité alimentaire de la paille est plus grande que ne l'indiquerait son équivalent azote. Ainsi, pour certaines pailles de Mé, il en faudrait, suivant la théorie, 383 kilog. pour équivaloir à 100 kilog. de foin. Dans ces 383 kilog il y a, en effet, l'albumine de 100 kilog. de foin, mais, déplus, on y compte 138 kilog. d'aliments non azotés, tandis que le foin n'en renferme que 44,4 kilog. Dans tous les cas analogues, la ration sera réellement plus nourrissante que le foin auquel on la substitue. Il peut aussi arriver, par une raison Contraire, que la ration substituée soit moins nutritive, malgré l'égalité de principes azotés, et, même, dans telle circonstance, la dose de l'aliment substitué sera insuffisante, parce qu'elle ne comportera pas la quantité des éléments combustibles indispensables pour satisfaire à la respiration de l'animal rationné ; ce point mérite d'être éclairci par un exemple.

Les légumineuses, les graines oléagineuses, les tourteaux, résidus de la fabrication de l'huile, sont placés, avec toute raison, au nombre des aliments les plus substantiels. L'analyse sanctionne l'opinion de la pratique, en montrant que de toutes les matières végétales organisées, ce sont les plus riches en albumine, en légumine ; et ce qui ajoute encore à 1 eur qualité alimentaire, ce sons les corps gras dont

278 BB L*AUlf»iTAi;iQIf D9ft AlflMAUX

^eiqu^-mief soot 4))ao4aiiuaMnt poii]miM4 Gofm^ àujçit le» équiyalepto .thi6priquW). Unte 4li 4Mage db l'azofp^ g'éloigoieat beaucpiip de./OAw pAampMrk jHratiqye. Âiqsî l^afffdssA i(pD#iiUf3ft pqwilli^iimr lent des p^ia, ^or^(pfie,.)^,>fffHi^Nrw.Âfi9B^^ praticiens; 8çnt,géi;^raJ^pnJktÇ|^ le d(Wge de Vazolç ^ïjiijyM^uc^iîyB £9«Mhl}^uivhlfAt(4ii tourteau de Uii, q»t^ W^QkyiWçhw )(*.fléW neiit42, 57 et jQS. Çofflmft (l^ijfi^|e»q«g[4iQ:ie«t ordre ^ pré^nte^t po^r \^,mSmf[&9lll9^ dijliwwtv on doit présumer (pijEi lest .éqiwra^ent^ tb^ppiqueç iomU trop faibles^ ou ce qui revient au m^Qie qu'ils eitpr»ment des pouvoirs nutritif iropéleyéç, Il qst^ $0 e^ty facile de prouver que Texxeur ^t dv f^ de la tbéor ne. Supposons qu'il s'agisse de remplacer 16 kilog^ de foin rationnant un cheval de 5Q0 )ulog« par des pois. Suivant les équivalents fondés sur. les prQportioQS de la matière azotée, 4,80 kilog. de pois équivailr draient à 16 kilog. de foin; or, on sait qu'en vingtquatre heures ce cheval émet par la respiration, p^ les sécrétions urinaires et intestinales environ 3 kilog. de carbone qui, nécessairement, doivent préexister dans la partie digestible de la ration. En consultant le tableau de la constitution des substances alimentaires, nous trouverons que, dans 16 kilog. de foin, il y a en principes digestibles :

kU. kil.

Matières analogues à la graisse 0,6i = carbone 0,61 1 ^ ^

Maiières non azotées 7, f 0 = carbone 2,98 j '

Albumine 1,40

il(W^)molBtiinDtdaMèieU69«0ttloB*]^U8'dW 4iDi9liMlS>lai;.^0^k)ck«ralM»*en«éitt0lty^ en inn^-

Dans les 4,80 kil.de pois, fl y de * *.

kil. kil.

Ilattère» grM0€9.).»iiw . 0^0 ss carbon» »040>| . iMiiCièresnooaiotées... 2,8$ r= carbone fiM) * Légumine 1,15= carbone 0,66

Total des élémeots combustibles. ... i ,95

Cette quantité de pois est é^emment insuffisante, puisque, même en faisant intervenir le carbone de la légumine; elle ne renferme pas encore les éléments combustibles ([ue je cheval çqpsume ,çn un jour; pour la rendre réellen^ent équivalente à 16 kilog^. de foin, il faut y^Ojindre un aliment ric^ eng^f^i;9$^, en amidon^, ou en sucre ; c'esjt ce qu'on fait ordinairement, en mêlant des racines aux légupnineux et aux tourteaux. Cependant^ si la substitution devait être faite uniquement avec des pois, qn voit, qu'à )a .^ration calculé^ d'après l'équivalent fopdé sur le conjtenu en principe azoté, il y aurait li^eu d'ajouter un supplément apportant les. éléments combustibles qpi manquent à cette ration. Gène serait plus alors 4,80 kil. de pois qu'on substituerait à 16 kil. de foin, mais un poids plus fort, qui équivaudrait exactement au foîn ; car, dans chacune des deux rations, on aurait, en sus de la même proportion d'albumine ou de légumine, des principes digestibles, représentant la même valeur comme aliment respiratoire.Dans

:280 DE L^àUMBNTATION MS AinMAUX

l'espèce dont il s'agit, il. but d'abord exprimer en kilogramme de cacbooe, noiMeulement l'amidon et la graisse contenus dans les pois, mais encore les principes azotés. 1 00 kilogr. de pois renferment en principes digestibles :

kiU kil.

Substances azotées . . 23,9 équitalent à carbone 1 5,40 (1 )

Matière grasse 2,0 2»00

Amidun 59»B 25,03

Dans les 16 k. de foin, ralim. oombust. est exprimé par 3,50 decarb. Dans les 4 k. 80 de pois par 1 ,30

Différence 2,29

Il faut donc ajouter à la ration de pois, pour la compléter, une matière ayant, comme aliment respiratoire, une valeur de 2,28 kil. de carbone. Si cette addition est faite avec des pois, par ce qui précède, il en faudra 5,37 kil., ce qui porterait la ration à i0,17 kil. On arrive ainsi à l'équivalent de 63,5, l'équivalent du foin de prairie étant 100 : ce nombre approche beaucoup de celui de 66 que Thaer avait déduit de la pratique. Pétri, a donné 54, et Block 30. Mais il est à remarquer que l'observation conduira généralement à des équivalents d'autant

^1) Admettant, en moyenne, dans ces substances, pour iOO, 52 de carbone et 4 d*hydrogène libre, c'est-à-dire 4 d*hydrogêiie que ]es24 d*oxygène ne sauraient tran^former en eau. On admet, en outre, que la yalenr calorifique de l'hydrogène est trois fois celle du carbone, ce qui porte l'élément combustible des pois à 64 pour 100.

plus &ibles que les pois seront entrés pour une

moindre proportion dans la ration, parce que les

autres fldiments apporteront, dans la plupart des cas,

un excès d'aliments respiratoires ; c'est, par exemple,

ce qui arrivera toutes les fois que la nourriture auxi-

tllaîresera de la paîUe, dfi& balles de grains, ou des

t radnes. L'analyse chimique indique, en quelque

(sorte, les limites extrêmes. Sans l'adjonction d'un

«autre aliment, l'équivalent des pois sera 64. Quand, au

4^ntraire, ils n'entreront que pour nne fraction- dans

la nourriture, et qu'ils seront associés à des aliments

rjches en amidon, en suofe, en graisse^ lenr équiva-

>lent se rapprochera de 30, c'est-à-dire du nombre

.qui ressort du dosage de Fazote.

Je veux iQontrer, en prenant un exemple dans l'alimentation de l'homme, combien on est exposé à s'égarer quand on fait abstraction des éléments dyigestifs non azotés de la nourriture. On a singulièrement insisté, dans des discussions à l'occasion de la production animale en agriculture, sur l'énorme difl]6rence que présente la viande sur le pain, considérés l'un et l'autre comme aliment. En partant des proportions respectives d'azote, on a prétendu que la viande est quatre fois ausâ nourrissante que le pain.

Examinons s'il en est ainsi.

On peut représenter la composition des matières digestives de ces deux aliments par :

IMS M L il ■—tiigity larumnAux

4^* ,IM;. ,;H%.i . iii;i) fiiiiAiMNi^ff%^ti'Hnilnr'»niii; ■i/ii; ■...;, .;n»n J I ' "j -ioi'ii ■■■km:; i i .. . :. ♦iij ■:'•

,nSaii4 leiiitppdrt éiiU sufetiÉhice^Iwit^ lip'Uii.bQQvno^imttiQiwtaeirtintkmn^ arao>|ildll'(ie

vppnfifiti . •■. » ■'

luUn aAulte^ rece^nuiL «ne moufvituw «ttoMMley .|(MWt(^aimo§(tiq«ali« he II iM-

piration, une quantité d^ieide: urlK>mqM-Wilfeir- .jmwt<<9ifiiroB 2âA granmes d» caBrixnMi Btf '«DiiA>ninaqt par jour i kîl. de pMi> ViivAîftidu' prbtid 376 gnde Ce œôibustible ijs'ilf oohmmmait îtHVgr. 4ç ^iwde^ il en reoevraiiaeulemenl^dS griy blèii'iféte )fi proportion de matière aïoléeiûtila'méiiiè léate'tes 4aux câb ; le carbote de la yiandë ieitooui<eiisîli^kmb 4ix fois.plus petift de oe qui ésO nécessaire poot flétib- Ceard à une seule des fonctions vît8Aes;'rack»'itoqEMfajpire; il est ainsi hors de douté; qu'un hoibme ose pourrait pas subsister en ne prenant pour nourtiture, par vingt-quatre heurei, qu'un decni-kilogmininé de vÎ4uide de boucherie^ si à cette liande on n-assieiait pas un aliment vé^^étal: ;. ) ^

Cette incertitude dans laquelle laisse la théorie lorsqu'il s'agit de fixer l'équivalent d'un aliment n'a rien de surprenant; la valeur alimentaire

. )AiraHf6 Ai lA nMDu aas

iwriAiAécMwiîieinaut wîiTaat. In «Éndîtioiiii dans leiquelles la naurriture est .admiimlnéa ^ Met»oii 41) conitattn^'il n'est jm miâÊtoremlt..dB donner Mul wiiaKmeiil> quAei TaaiMÎenfàjteliQavtel a«Év9« Ce qpe l(i.8câ«pce; indique y>^ast qtiev n^uv iqu^ne latîoQ «Nt Mim iqi^wltfito queipeiéblediunetaiitrey iliaut^iiie datisr ks d«w nOam il 7 aîtaeiMeulem^nt l» iptaASBipto^vtittPs. dsi;priacipesi)azotéSy JMÛs e«Mrç l9e)]nâttiaft (MaportieM des^pnneipqs wiallignw À l'aiaido» ou» au!.flwra,:et, deplm^ia ntoie importion de naAières grasses. En ceniiai»sant la oomtîtiitîon des substances alimentaîrea, ûa peut composer, avec des alînenlA d'ailleurs fort an irers, des rations à peu près identiques, puisqu'elles renfenodeiKKnt la même quantité et la même nature de matières digestibles«

Dans le but de faciliter la solution des questions r^atives à la nourriture du bétail, j'ai rassemblé dans le tableau placé à la fin de ce chapitre, les données qu'il m'a été possible de recueillir sur la composition des substances irégétales alimentaires. Ainsi, dans les premières colonnes de ce tableau, on trouve les proportions de ligneux non digestirbles, de sels, d'albumine, de graisse et de ma^ tières digestibles non azotées, analogues à l'amidon, au sucre, à la pectine, etc. Viennent ensuite les équivalents nutritifs des aliments, rapportés à 100 kil. de foin de prairie, équivalents déduits de la proportion d'azote ; puis, dans les colonnes suivantes, qn a indiqué la matière nutritive non azotée qui

.M4 DE l'AUMBNTATION des ANIIIAUX

manque, ou èîen belle qui est en excès dans ces .mêmes équivalents. . ! ! i .

J'ai montré précédetument, en prenant ies* polb •pour exemple, «comineot il faut procéder *ptfttr*l[iat- «nier un équivalent absolu; Je n'ai pasr cru ' devoir .dcBlîner une colonne à ce genre d'équivalent dont les éléments se trouvent dans la tablé. Ainsi-, on .voit que l'équivalent nutritif de l'orge d'hiver, d'après la proportion d'azote, est 54; or, si, dans 54 kîK d'orge, il y a l'albumine de 100 kil. de foin, il s'en faut de beaucoup que cette céréale contienne la doeie de matière digestible non azotée des mêmes 100 kiU de foin, il convient donc d'augmenter l'équivalent de manière à y introduire ce qui' manquait en matière digestible. Le calcul indique qu'on satisfait à cette condition, en ajoutant 13 kil. d'orge. Il en résulte que l'équivalent absolu de cette céréale devient 67, c'est-à-dire qu'il faut 67 kil. d'orge pour remplacer 100 kil. de foin, quand la substitution doit être faite entièrement avec de l'orge. Dans la réalité, les équivalents absolus sont plus nutritifs que les 100 kil. de foin auxquels on les substitue; la raison en est simple : dans le supplément ajouté pourremplacer la matière digestible non azotée, qui fait défaut, il y a nécessairement de Talbumine, de la légumine, etc. ; l'équivalent absolu contient donc, en définitive, plus de principes azotés, plus de viande que n'en renferment 100 kil. de foin. Ainsi, dans 64 kil. de pois, il entre 15,3 kil. de légumine, c'est-à-dire le double de la substance azotée, de la viande contenue

Amm%A A lA mm* * SIS:.

dans lOO kil. de foin. Aussi, dans la pratique^ èù Tpn s'est aperçu, depuis longtemps de la forte valeur', nutritive des légumineux y on les donne à dose' modérée, et presque toujours associés à des alimentai pauvres en principes azotés, comme les pailles ou les balles de céréales, les racines et les tubercules. Rie» de plus rationnel que cette association, puisqu'il s'agit i d'introduire dafis la ration les matières nutritives non azotées, dont elle manque ; c'est pour faciliter la correction que 'doivent subir les équivalents, déduits de la proportion d'azote, que j'ai mis dans une colonne du tableau la quantité de paille qu'il faut ajouter, pour obtenir un équivalent qui, sous le rapport de sa constitution chimique, se rapproche autant que possible de 100 kilogr. de foin. Dans les pailles de céréales de di£Férentes natures, il y a environ 45 pour 100 de substances suscep* tibles d'être digérées, y compris l'albumine. Il est à peine nécessaire d'expliquer l'usage des nombres qui expriment les quantités complémentaires de paille. L'équivalent déduit de l'azote de l'avoine est 61 ; mais il manque, aux 61 kil. d'avoine, 7 kil. de matière digestible non azotée, d'amidon, par exemple, pour qu'ils aient la même valeur nutritive que 100 kil. de foin. On lit dans la table qu'en associant à ces 61 kil. d'avoine, 15 kil. de paille hachée, on leur communique 7 kil. de matière digestible non azotée; en d'autres termes, on a ainsi une ration mixte, dont la valeur nourrissante représente celle de 100 kil. de foin.

S8A DB l'AU— IM110N Dis ARIIIAUX

«•L'équiiMdent deslifvereles est 33 ; mais M y teànifne B9 ëe matière digestible non «Eeiée;:|)oiir leoouiplèter^ la table indique qu'il fMt j aanoMr 62 de pÊûïhy pottr avtiÎpriiM rntion nmirrisfiante comme 100 de foini

le me su» beniéà préseatèr les sappléments d^é^ qMÎTaleiitB en padtte, parce que c'est Sivec ce fbur^ rige qikron formey le plu» ordinairement^ les ratkmft mixtes données flor bétail ,( ou v chevauft-; mais k Taide datohhaiside la- constitution dessidwtanees aliment taires, il «est facile detrouver qiïel doit éti^lepoididu suppUraent^en foisant usage^de tel ou tel Mtre aliment. En voici mi «Kemple 13

(Un habile agiMmome du département dePHémult^ Mv . Bouscarens^ est panrvenu à nourrir^du bétail et des bêles à i laine^ presque '- exdusffement avec du tourteau de lin dont il ne troutaii pas dedébouché.

• Les ¥aohesy soumises à cen régime y donnent, en moyenne^ 3 libres. dé lavtpar jonr. La Yation se conk^ pteede 7 jdl. de tourteaux par tète, pris en trois re-^ pas4 DansFiiiteriralle, on donne à chaque Tachée kii: de halles. Ls.tourteau brisé en morceaux est «détrempé et pétri» aveu de l'^au, de manière à prendre la eon^ siMàncede la pâjka'éua|)toyéeàfati*ele»paki. Les Taches refusent quelquefois cette nourriture; alors il feuten former des boules de la grosseur du poing, et les leur enfoncer dans la bouche aussi avant que possible : cette opération, renouvelée deux e« traîs «fois, suffit oïdinairement pour les mettre en goM (i).

(1) Ysabeau, Journal é^ÀgrieuUtMre praiiqoèy t. iV, p. iok.

4teiettoM#Miohàqab taché«6ùl été^ooMPtiMOilb-

ment nourrie a^ec 15 kilog. de foin : . - < >r>f>t

A II! MMiî' ;/•» '11» .uMii'» ' I •' n;. .')ii|>:)i.'it, i.» ni.'

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U suffit de compari^iaf^Mià^tfcHl'M'êe^detitf'' ratàtaMipodr toiiiqup dadèf kt pteiAftèii^^'tiM'paMi^ Àe dé lsniatidn^«iiité«.jt»tte >tô'f^^ tibto. Ea>eiM; fliMl^Wi è^plfée efa'tiiûrMIbè h iU^ d6èMlidttb^''àfi'a*:' ■*''•' »'i'»»<»' ■'»'' •"»•'■' • '' ' ' "*'^''

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, lUtiOD an. toartetu. Ration d« foiii, v à .

Ml. Mi. i 11 '- » li .MliâVt. ') . IJ«.:l:' riT. iMi/'Hl: . ^^'A' ' Jh ▲IbaniM 1,00 := carbone I.M l,08. = earbooe 0,69 <

iMtihwiiiiiiii.v'iJijùiiiiào /in.'/i/ib,5(i»t 'Hip >;(^i>'':(^>^ •o.^'lM ^,m:T^T^^>nWi!l »;l .iJ3^ m^Wi^» ililiSLî»!

i.n léfluHe ddMeetti ^intMMutoi^^ U'^ntiMi d«'^ touDtnuftbdeiMlèM peut'ètre ftubfitittléè; Atèe qàèlqué* ' avanliea^ àldfcèttèg. 4è'ftriil;et c'«M e6 qtaê f èkpé-i*'

J'BjoMlmdiUD» devÉïiàrp ôbMrmtiOii' t e'èèt'^iie 1M ' équWtaloitgy d6dmt8 de V^ÊÀtBy dottéûi ètrt'toimèéêt * conunefintièreiMnt satiiAkisanto^ qUairidiSë'd^UTall^ ' menti de même aature, alimenlll ^u'Mf >péùt tlanèi^' *Éii.: ■ -nfiit. .; ■ • ii»>.'.' ''» •' •'■• •''•' * i n * •

fl^Bacinesck'tttbÎBreules;^ '

y Graitaeioléagineaaei; ' ''''

2^8* DE h'ÀiaÊgmxnùH .dv amiaux

4* Graines de céréales el de léguBunenses, tourteaux. ^

Dans la pratique, on a reconnu, par exemple, qu'il faut deux fois autant de betterave que de pomme de terre jaune pour rationner une v^he-; or, l'azote de * la racine est à Tazote du tubercule comme 0,21 est à 0,40. L'ayoine, i'oi^e, le seigle ont la même valeur nutritive ; ils renferment aussi , à très-peu de chose près, les mêqies quantités d'azote.

Je ne dissimulerai pas tout ce qu?il y a d'imparfisdi i dans les éléments de la table que je pcésente ; mak il s'écoulera sans doute bien du temps encore , et il faudra des recherches nombreuses et délicates sur la constitution des substances alimentaires, avant qu'elle atteigne toute la perfection désirable. U est d'autant plus à souhaiter que les travaux chimiques et physiol(^ques viennent éclairer la théorie de l'alimentation, que les observations faites directement sur les animaux sont siqettes à bien des causes d'enwurs, à bien des incertitudes; on peut en donner pour preuve la grande divergence de& résultais obtenus cependant par de très-habiles praticiens : c'est que l'apprédation exacte de la limite passée laquelle une substance aiimeutaire cesse d'être nutritive, est fort . difficile. Lorsqu'on ajoute à un ordinaire reconnu suffisant' pour l'entretien d'un animai , une nouvelle dose d'aliment, l'effet de cette addition est à peine sensi^ ble, de sorte que dans les observations pratiques, on est exposé à évaluer défavorablement la facuUé nutritive des aliments administrés eo. proportion trop

ANNBXËS A LA FERME. 289

forte* Nous en avons eu la preuve dans une série d'expériences sur la nourriture des vaches laitières. A une vache recevant en topinambours et en fourrage sec l'équivalent de 15 kilog. de foin, on a donné en sus de cette nourriture 3 kilog. de tourteau de colza, de manière à doubler la ration. La vache n'a accepté que la moitié, 1^,5 de tourteau ; et malgré ce supplément, le produit en lait n'a pas été amélioré. Ainsi, d'après l'observation, le tourteau aurait un équivalent égal à 0 , et cependant il est hors de doute que cet aliment est des plus substantiels.

Les grains durs et cornés que l'on donne aux chevaux et au bétail échappent souvent à la digestion ; cette circonstance contribue à leur faire accorder une valeur nourrissante inférieure à celle qu'ils possèdent. Pour obvier à cet inconvénient, on égruge le grain ; cette pratique est surtout suivie pour la vesce , les pois, les féveroles. Pour les céréales, U suffit de les détremper dans de l'eau chaude. L'avoine et l'orge sont peut-être les seuls grains pour lesquels cette opération ne soit pas indispensable. Des expériences faites avec soin, par ordre de la commission d'hygiène vétérinaire instituée par le ministre de la guerre, ont prouvé que la quantité d'avoine échappée à la digestion est tout à fait négligeable.

Les tubercules et les racines sont des aliments précieux pour les bêtes à cornes, ils suppléent à une partie du foin. D'après des expériences longtemps continuées à Bechelbronn, leschevauxs'accommodent aussi d'un semblable régime mixte, qui, par un emploi

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