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COMPOSITION DE LA MARNE

Ca:«oaat« a» ckMi it 80 i4.t0 18,80 tO.SO tK,tO St,iO S6J0

Carbonate dtmtgnétiê.. i.OO traeca. 1,20 S.IO t,20 1,50 1,10

Potaaae 0,09 0.08 0.09 0,11 0.10 0,09 0,16

Bitt 1,04 2,15 2,11 1.31 1,9S 1,52 1,55

Argile et Mbie 84.53 82,83 76,83 74.53 69,57 64,21 60.07

Ammoaiaqnt (1) 0,005 0,008 0.099 0.077 0.074 0,096 0,058

Comme lachaux, la marne doit être répandue trèsuniformément sur le sol. On la dépose aussi en petits monceaux, placés à égale distance : c'est une opinion générale qu'il est nuisible de Tenterrer quand elle est récemment tirée de son gite; on est dans Tusage de lui faire passer un été ou un hiver, ou mieux encore toute une année, en plein air, avant de l'incorporer. On croit encore qu'il ne faut pas l'enfouir très-profondément. La marne, pour hiverner surMe champ, est déposée sur le chaume ; lorsqu'elle est délitée par l'action du gel, on l'étend à la pelle. Quand on doit l'appliquer à l'époque des semailles des céréales d'automne, le dépôt se fait en été, et on la place dans les sillons au moment des labours. Schv^ertz observe que cette méthode ne peut être suivie qu'avec une matière qui se délite aisément (2) . En Angleterre, on croit que la marne doit être exposée aussi longtemps que possible aux influences de l'atmosphère, et qu'elle doit recevoir la chaleur

(1) Si l'ammoDiaque a été déterminée par un dosage d'azote, il ne saurait être établi qu'elle existe toute formée dans les marnes ; c'est comme si Ton établissait la proportion d'ammoniaque dans une terre arable d'après un dosage d'azote.

(2) Schwerlz, Préceptes d^ Agriculture pratique, p. 305, traducl.

.DES BNGRAISL MINÉRAUX. 21

d'un été et la gelée d*un hner pour devenir fria* ble et pouvoir se répandre également (1). Celle qui n'a pas été exposée au froid se divise rarement assez pour pouvoir être mêlée convenablement au sol, malgré la répétition des labours, et elle ne produit que peu d'effets sur la première récolte de grains. Après que la marne est bien épandue, on herse fortement par un temps sec, et l'on donne plusieurs labours très-peu profonds, suivis chaque fois d'un hersage, exactement comme lorsqu'il s'agit d'incorporer la chaux (2).

La dose de marne donnée à la terre varie considérablement selon les localités. M. Puvis, dans un excellent Mémoire, pose d'abord en principe que cette dose dépend entièrement de la quantité de ' calcaire existant dans le sol. Il admet que toute terre renfermant plus de 9 pour 100 de carbonate de chaur peut se passer de cet amendement, et que celles qui en contiennent moins doivent recevoir une proportion de marne^ de manière à porter à ce taux l'élément calcaire. La dose à employer dépend donc à la fois, et de la proportion de carbonate de chaux contenue dans le sol, et de celle qui se trouve dans la marne elle-même.

Du point de vue d'oii M. Puvis l'a considéré, le marnage devient une opération très-abordable. Les proportions exorbitantes que l'on emploie, sans au-

(1) Sinclair, Agriculture pratique et rcdsonnée^ 1. 1, p. 432*

(2) Thaer, Principes raisonnes (T Agriculture, t. U, p. 248.

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Ire motif ^oe celui de Thabitude, sont jugées inutiles, sinon nuiîîibles ; la quantité de marne à incorporer au sol se déteroûne alors par la richesse de celle dont -On dispose;, et par la profondeur de la t^ouchede terre labourable. Pour eu faciliter le dosage, M. Wivis a dressé une iable qui peut être trèsmtile dans la 'pratique^ puisqu'on: y trouve le 'nombre de mètres cubes de marne nécessaire à un hectare de terraiii privé de .l'élément calcaire, suivant Tépaisseur de la côUche labourée, et en tenant compte du carbonate de chaui contenu dans la matière employée.

NOMBRE DE MÈTRES CUBES [ . dt'iiitriie léattsaire^ sur uo ii«eiare, à aoe couche de terre

labourée à une épaisseur de :

81 Vs

eeutimélr.

eend'Aièlr. cbotiniètr.

Lorsque OCdl parties

de marne

conlieQnent

en carbonate

.de c)uui.

M. Puvis tie donne pas ces doses comme devant être adoptées invariablement ; ce sont des moyennes déduites dies- résultats pratiques reconnus les plus avan* tageux, mais auxquelles il ne faudrait pas cependant s'astreindre, al^solument. C'est ainsi qu'avec une marne très-arçileuse, la dose pourra être augmentée

DBS ENGRAIS MINÉRAUX. 23

mir les terrains sablonnetix et légers; on devra la diminuer sur les. terres. fortes, et argileuses de leur.na- Axêm. S^* eonformant en cela à rexpèrienoBy M..Pu\is conseille de diiâinuer. la dose de marne , riche èh carbonate,' dansi les terirains ^(is et légers^ surtout lorsqu'on agira. sur. un spl labouré profondément; dans les «teires ^arides, • à lai suite de défrichements ; dans les sols trèsrfroids,. l'augmentation de la pro« portion 4e marne .est favorable (1)* .

' ' Les raisons qui .viennent d'être exposées, ppur limiter le mamage^ n'ont phis la même force» quand on reconnaît que cet amendement introduit dans la terre des j>rincipes, trèfr-utiles à la végétation, autres que la <ohaux; il est évident qu'en marnaiit on adonne deia ligotasse, des principes azotés, et, trèsrvraisemhlablement,t de^ phosphates. Gomme la marne est ioujoufrs Impliquée en très*forte proportion^ il s'ensuit que ces substances, alors même qu'elles ne s?y trouvent qu'im -proportion .extrêmement minime ,> en^trent néaqmoins pour une quantité fort notable dans le sol -marné;» Par exemple, si sur un hectare on met 3,000 quintaux d'une marne contenant un millième depcH tasse, onaccumuleradansle soi 3^uintaUx*de potasse ; «lais, sous le\rapport pratique^ je ferai observenque -si ' l'opération du marnage n'avait d'autre objet .que l'introduction de ces 3 quintaux d'alcali, on pourrait 4a considérer comme assez peu avantageuse, par 1^

(\) Puvis, Annales de V Àgncvlturé française^ l. XXVHI, p. 334, 'IH^ Série.'

raison qu'elle occasionnerait une dépense de transport d'environ 200 charges de voitures, sans compter les frais d'extraction du calcaire; mieux vaudrait, probablement, donner des cendres, et même du salin pour arriver à ce résultat. La potasse existante dans une marne contribue pour sa part aux succès de l'entreprise; mais il faut voir dansle mamage,d'un côté, l'introduction du calcaire, et, de l'autre, un agent capable de modifier favorablement les propriétés physiques du terrain, en rendant moins tenace une terre argileuse, ou en donnant plus de consistance à un sol sablonneux.

Le marnage produit, dans la culture, des améliorations incontestables. Selon M. Puvis, une marne sablonneuse renfermant de 0,30 à 0,60 de carbonate de chaux a doublé, dans le département de l'Isère, les rendements d'un sol aride. Avant son application on n'obtenait que de chétives récoltes de seigle, rapportant au plus trois pour un de semence ; maintenant on retire huit pour un du froment semé, et ces heureux effets se font sentir pendant dix à douze ans.

L'action de la marne, comme celle du chaulage, n'est pas illimitée dans sa durée. Chaque récolte enlève des sels calcaires. Le genre de culture a d'ailleurs la plus grande influence sur la quantité de chaux prélevée sur le sol ;' mais en faisant la part la plus large, il est facile de voir, d'après la composition des cendres des végétaux, que la proportion de trois hectolitres de marne par hectare, qu'on admet comme la

DBS ENGRAIS MINÉRAUX. 25

dose moyenne annuelle à donner au terrain , est infiniment plus forte que celle qui serait rigoureusement nécessaire.

IPUtre.

Le gypse ou sulfate de chaux résulte de la combinaison de 41,5 de chaux avec 58,5 d'acide sulfurique. Il contient le plus ordinairement de l'eau de constitution ; sa composition est alors :

Sulfate de chaux. . . 79,2 Eau 20»8^

Le sulfate de chaux hydraté se rencontre abon* dammenl à la surface du globe ; on le trouve à l'état cristallin, en masses grenues ou fibreuses, dans des terrains de formation très-récente. Ce sel n'a pas de saveur appréciable, cependant il est sensiblement soluble. L'eau en dissout 1/460 de son poids. Â une température très-élevée, comme l'est celle d'un feu de forge, le sulfate de chaux fond, et en se refroidissant il prend l'aspect d'un émail blanc. Bien au-dessous de la chaleur rouge, son eau de constitution se dégage ; mais, exposé à l'air, il la reprend peu à peu à la vapeur aqueuse de l'atmosphère*

C'est sur cette faculté que possède le gypse déshydraié de se combiner avec l'eau pour se reconstituer à l'état d'hydrate qu'est fondé son usage dans les arts. Le plâtre est le gypse privé de son eau par la cuite. Après la calcination, on le bat et on le tamise. Pour l'employer, on le délaye dans un volume d'eau

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égal au sien, et on l'applique atassitôt après avoûr été gâché. Bientôt le mélange se consolidé/ el^ pendant la solidification, il se dégage delà chaleur. IL s'opère une véritable cristallisation confuse, les cristaux s'entrelacent et forment une masse douée d'une assez grande ténacité. Lorsque le gypse a été cuit à une chaleur trop intense, il devient indifférent pour l'eau ; il ne peut plus s^hydrater, et on ne saurait dès lors l'utiliser comme plâtre .

On trouve, dans la nature, des amas considérables de chaux sulfatée anhydre présentant cette même indifférence pour l'eau ; c'est l'anhydrite des minéralogistes, dont la position dans l'ordre géologique diffère de celle du gypse hydraté; sa formation date d'une époque beaucoup plus ancienne, Ge mirnéral est contemporain des gites métallifères, des masses de sel gemme ; il fait partief d'un système de roches formées ou modifiéds par l'action du feu. L'absence de l'eau, dans ce sulfate, et surtout son incapacité pour s'y combiner, est peut-être la preuve de son origine ou de ses modifications plutoniques, puisqu'il est établi que le gypse, devient impropre à «'unir à l'eau lorsqu'il a éprouvé une chaleur de 400 à 500 degrés.

Je me propose de discuter ici les faits les plus authentiques recueillis jusqu'à ce jour, sur l'emploi du gypse en agriculture ; j'examinerai en mémo temps si les théories admises pour expliquer l'action de ce sel mv les plantes se concilient avec les observations; «enfin, je rendrai compte des expériences entreprises

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à Bechelbronn, dans la vue d*éclairer plusieurs points encore douteux de son histoire.

Le plâtre est un des engrais minéraux les plus usités; son efficacité dans les travaux agricoles n'était point inconnue aux anciens, mais l'usage en était testé circonscrit dans un petit nombre de localités. Il paraft que ce fut vers le milieu du (ïîx-huiti^me siècle qu'un ministre protestant de la principauté de Hohenlohé , le pasteur Mayer, étudia les effets du plâtré, d'après des renseignements qu'il reçut de Hehlen en Hanovre, où déjà on l'employait comme amendement (1).

En* propageant, par son exemple et par ses écrits, l'usage jusque-là si borné du gypse, Mayer rendit uïi éminent service. De toutes parts on tenta des essais. Tschiffeli en Suisse, Schubart en Allemagne, firent connaître, sûr l'amélioration des prairies, des expériences assez décisives pour porter la conviction dans les esprits les plus incrédules. Mais c'est le sort des découvertes utiles, des applications heureuses, de n'être adoptées qu'après avoir été vivement combattues. Une opposition formidable s'éleva bientôt contre l'usage qu'on voulait faire du gypse. La polémique excitée à ce sujet renferme un épisode assez curieux pour être rapporté. Au nombre des adversaires les plus décidés du gypse , se trouvaient les inspecteurs des salines. Ils étaient mus par la crainte de voir se fermer le débouché par lequel s'écoulait le dépôt

(1) Thaer, Principes raisonnes et Agriculture, t. li, p. 283.

28 DES ENGRAIS MINËRAUX^

formé dans les chaudières é^aporatoires, le schiot^ que l'on répandait alors sur les prairies pour en augmenter la fertilité. Le plâtre, dans l'opinion des officiers des salines, non-seulement était inefficace à remplir le même objet, il était encore nuisible. Le schlot, seul, était la matière par excellence, à laquelle rien ne pouvait suppléer. On ignorait alors, on a su depuis, que le principe actif, la base du résidu des salines, n'est autre chose que du sulfate de chaux, que du plâtre.

L'emploi du gypse s'étendit rapidement en France, particulièrement dans les environs de Paris. De là, il passa l'Atlantique ; et dans l'Amérique du Nord, l'on plâtra les champs avec de la pierre sortie des carrières de Montmartre. Les terres récemment défrichées des Ëtats-Unis, si riches en humus, la nature des plantes qui les recouvrent, secondèrent merveilleusement l'action du nouvel engrais. Les effets en furent prodigieux ; et l'imposante autorité de Franklin, qui les constata, vint mettre fin à toute discussion. Dans les deux mondes, le plâtre fut reconnu comme un des auxiliaires les plus puissants de la végétation.

Toutefois, les partisans du gypse allèrent jusqu'à l'exagération, en considérant le plâtre comme un engrais universel, capable de remplacer tous les autres^ convenant à toutes les cultures, à tous les sols. Bientôt une pratique plus éclairée ne tarda pas à soumettre les effets du gypse à une juste et sévère appréciation. Elle reconnut qu'employé seul, ce sel est insuffisant pour produire la fertilité ; qu'il exige toujours le concours d'engrais organiques, si le terrain n'en contient pas

originairement. Enfin, il fut établi que le plâtre n'agit utilement que sur un nombre de plantes fort limité; qu'il convient surtout aux prairies artificielles formées par le trèfle , la luzerne ou le sainfoin ; que son action est à peine sensible sur les prairies naturelles, douteuse sur les récoltes sarclées, nulle sur les céréales.

Les résultats défavorables obtenus par l'emploi du plâtre ne sauraient être légèrement révoqués en doute, par la raison qu'ils ont été constatés par ceux-là mêmes qui utilisent journellement le gypse sur leurs prairies artificielles; ce sont d'ailleurs, de tous les observateurs, les plus directement intéressés à augmenter, par les mêmes moyens, dans le même rapport, la récolte la plus productive de toutes, celle du froment.

L'observation a déterminé l'époque la plus convenable à laquelle il convient de donner le gypse aux prairies. Généralement on a trouvé qu'il faut le répandre en poudre, au printemps, lorsque les plantes ont déjà acquis un certain développement ; qu'on doit choisir un temps calme et humide ; qu'il convient de l'appliquer le matin, afin de le faire adhérer aux feuilles encore mouillées par la rosée. Les opinions ont été longtemps divisées, pour savoir si le plâtre doit être employé à l'état naturel, tel qu'il sort de la terre, ou s'il est préférable de le calciner. 11 est aujourd'hui parfaitement établi que la cuisson n'ajoute rien à ses propriétés. Bien que l'usage d'en saupoudrer les prairies soit le plus ordinairement suivi, on sait néanmoins qu*on obtient encore de très-bons effets, en^ l'incorporant dans un sol, à

30 DSS BNGBLàlS JttKÉlUUX;

l'époque des labours d'autotïm.ç.,;C0ï)eadai>t, il faut bien que Tusage qui a prévalu^ de saupouclfer les feuilles, soit justifié par un avantage réel. J'entrevois la raison de cette pratique dans ce principe, que tout engrais pulvérulent doit être réparti aussi également que possible. Or, rien nepeut contribuer autant à cette égale répartition que l'adhésion à des feuilles humides.JLe plaire ne s'en détacbe ensuite que peu à peu ; elles le répandent ainsi dans tous les sens, à mesure quele vent les agite et les dessèche.

Dans certaines localités, on n'a produit aucun effet utile par l'emploi du pl&tre, bien qu'on l'ait adminis^ tré dans de bonnes conditions, à des plantes qui en profitent ordinairement. On a expliqué cette anomalie en admettant, sans toutefois le prouver par l'analy^, que ces terrains rebelles contiennentnaturellement du gypse. On a prétendu aussi que l'action favorable du plâtrage ne se manifeste plus dans les terrains bas, constamment et fortement humides.

La proportion de pl&tre donnée à la terre est com^ prise dans des limites fort étendues ; elle varie depuis 200 jusqu'à ,000 kilogrammes par hectare. La qua-^ lité et surtout la valeur de la matière exerce nécessai-* rement une influence sur les doses adoptées, souvent même un prix trop élevé devient un motif suffisant d'exclusion.

Les opinions des praticiens sur la conirenance du plâtrage, bien que concordantes dans des circon^ stances déterminées, sont cependant loin d'être unanimes sur tous les points. Elles se rapprochent

DESJBNGRAIS MINéaAUX. 31

»ir4)ud^)iiefr^UD&^ diveiigent sur quelques autres; et ceJut danslebuL très-louable deJever les doutes qui rasteiiéat eHeore sinr les avantages de l'emploi. du plâtre^ sur ro|>portuiiité de son application, que le gouvernement ouvrit une enquête sur la question considérée die lamanière la plus générale.

Les réponses provoquées par cette enquête ont été rassemblées et résumées dans un rapport fait par M. Bosc à la Société royale et centrale d'agriculture. C'est, une justice qu'il faut rendre à la sagacité de nos agronotnes;. les renseignements adressés à l'administration ont . été nets et précis ; ces renseignements émanés de tous les points de la France, ont eu ce précieux avantage qu'en une phrase de quelques lignes, ils résumaient, dans certains cas, vingt à trente ans d'expérience. Cette enquête montre tout le parti qu'il est possible de tirer des lumières de nos praticiens. Mais il iaut consentir à les consulter, car les agriculteurs qui cultivent beaucoup écrivent trèspeu, probablement par cette raison que ceux qui ne cultivent jamais écrivent toujours (1).

(I) Je me plais à mealionaer ici les agronomes qui ont répondu aux questions posées par l'administraliou ; ce sont MM. Bons de Farges (Ain), Sarrazin (Aisne), Descombes des Morelles (Allier), Berraond de Vaux (Basses-Alpes), Faiiiand (Hau tes- Alpes) , de Bernardy, d'Ounous (Ardèche), de Neirac (ATeyron), de BrebissoQ (Calvados), Girard de Ville-Maison (Cher), Giraud (Doubs), Degros (Drôme), dé la Paslure, Assire (Bure), Leiong (Eure-et-Loir), de Lacourla Gardiole (Gard), Galy (Haute-Garonne), Grisony, de Colomé (Gers), Coste Fregeorgue, d'Hauterocfae (Hérault), de Lorgeril (iHe-et-Vilaine) , de Barbançois , Deschartres (Indre-et- Loire), Fuziérs (Isère), Brune (Jura), Basquiot-Mugriet (Landes)»

32 DES ENGRAIS MINARAUX.

Je vais me borner à dépouiller, en quelque sorte, le scrutin du jury appelé à se prononcer sur la va* leur du plâtre, considéré dans ses applications à l'agriculture. Pour simplifier, on peut supposer les questions posées ainsi :

i* Le plâtre agit-il favorablement sur les prairies artificielles?

Sur quarante-trois opinions émises^ il y en a eu quarante affirmatives, trois négatives.

2* Le plâtre agit- il favorablement sur les prairies artificielles, dont le sol est extrêmement humide?

Non, à l'unanimité. Il y a eu dix opinions émises.

3* Le plâtre peut-il suppléer à l'engrais organique, à l'humus du sol ? En d'autres termes, un sol stérile peut-il porter une prairie artificielle par le seul fait du plâtrage?

Non, à l'unanimité. Il y a eu sept opinions émises.

4* Le plâtre augmeute-t-il d'une manière perceptible la récolte des céréales?

Sur trente-deux opinions, il y en a eu trente négatives, et deux affirmatives.

Tout en faisant connaître leurs opinions, décidément favorables, lorsqu'il s'agitde prairies artificielles.

de Guercheville (Loir-et-Cher), de Bcizevrie (Loire) , de Raignac (Lol-et-GaronDe),Garbonet (Marne), Thomassin, Germain (Meur- Uie), Major (Meuse), Levasseur (Oise) , de Maisons , de Beaujeu (Orne), Ducoq (Pas-de-Calais) , de La Molhe (Basses-Pyrénées) , Le Bel, de Bechelbronn (Bas-Rhin), Heilman, Beissier (Haut-Rhin), Febvre (Saône-et-Loire), Raoul de Gerroiny, Houdeville (Seine- Inférieure), de la Rocheite (Seiue-et-Marne) , Hennin de Longuetoise (Seine-el-Oise), de Villeneuve (Tarn).

les cultivateurs n'ont peut-être pas exprimé avec une exactitude suffisante le chiffre de la valeur de Tamélioration procurée par l'emploi du plâtre. Il manque, aux résultats transmis à l'administration, quelquesunes de ces observations telles que la science agricole est en droit de les exiger. Heureusement cette lacune est comblée, en partie, par des expériences faites en France, par M. de Villèle, et en Angleterre par M. Smith.

M. Smith a placé ses cultures sur un terrain léger, ayant un sous -sol de craie. L'épaisseur de la terre végétale avait un mètre à partir de la tète de la pièce; elle diminuait graduellement, de telle manière qu'elle n'était plus que de huit centimètres à l'extrémité. Toutes les dispositions furent prises, pour que chaque couple de surface cultivée comparativement se trouvât dans des conditions aussi égales que possible. Voici le détail des observations :

Tableau.

DES ENGRAIS MIlitBAUX.

CULTURES COMPARÉES DU SAINFOIN SUR UN SOL PLATRE ET NON PLATRE, FAtTBS BN 179i, 1793 ET t7M (1).

RéooHe lar irae terre «qpéuie dqd plâtrée, un mètre de profuudeur, ftous-cul de craie

Recolle sur le sol cootigu. ayant reçu 5k,S8 de plàti-e, eo avril 1794

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