‹ Économie ruraleChapitre 54 sur 129 · POIDS INITIAL · texte numérisé non relu

POIDS INITIAL

POIM

•prè« qnat«ne

Jonri

de ce régime.

OAIH TOTAL.

OAtR

par jour.

roDBmifli eoQioinmé.

Lot n'' 1 : 722 kil. (au fourrage trempé) .

Lot n» 2 : 772 kil. (au fourrage sec)

kil.

kil.

kil.

Cette expérience a été répétée en intervertissant Tordre des lots, de manière que le fourrage humide fût consommé par le bétail qui précédemment avait reçu du fourrage sec. Le résultat obtenu n'a pas différé sensiblement de celui qui vient d'être pré-^ sente. En effet :

Le loi n"* 1, qui a eu Taliment sec, a gagné en

quatorze jours 23 kilogrammes.

Le lot D« 2, en consommant du fourrage trempé,

a gagné 22 kilogrammes.

La légère différence à l'avantage du foin trempé est trop faible pour qu'on puisse affirmer qu'elle ne dépend pas d*une erreur d'observation ; mais cette différence I fût-elle réelle, ne compenserait pas les

AimBXÉS A LA FERME. 335

frais de main-d'œuvre elles embarras qu'occasionnerait l'opération du trempage.

Dans le cours de ces recherches, M. Oppermann a constaté que le bétail mange plus rapidement le fourrage trempé. Il est arrivé qu'un lot consommait une ration humide en quarante-cinq minutes, tandis qu'un autre lot mettait une heure à faire disparaître la ration sèche.

Une plus grande rapidité dans la consommation présenterait, dans certains cas, de l'avantage; par exemple, dans l'engraissement, où il y a intérêt à faire ingérer le plus tôt possible. Nul doute aussi que le fourrage trempé, d'une mastication plus facile, ne convienne au bétail très-jeune, lorsqu'il passe de l'allaitement à la nourriture végétale. En un mot, le foin sec, après qu'il a absorbé deux à trois fois son poids d'eau, doit offrir les avantages que l'on recon*nait aux fourrages verts, qui, s'ils ne sont pas plus nourrissants que les foins qui en proviennent, sont du moins consommés avec plus d'avidité. Il en résulte qu'un animal mis au vert à discrétion profite généralement plus ; c'est probablement ce qui arri-* verait avec du fourrage trempé, donné dans les mêmes conditions d'abondance.

Curieux de connaître l'influence que pourrait exercer le foin trempé sur la lactation, j'ai fait observer le rendement de deux vaches bien comparables, rationnées avec 3 kilogrammes de fourrage sec pour 100 kilogrammes de poids vivant. A l'une, on a donné du foin trempé ; à l'autre, un foin normal : après

336 DE l' ALIMENTATION DES ANIMAUX

quinze jours de ces deux régimes, on ne s'est aperçu d'aucune différence dans la production du lait.

Il n*y a donc aucun motif pour accorder aux fourrages trempés une valeur nutritive supérieure à celle de la matière sèche qu'ils renferment.

Alimentation par les fomrrmge* fernientée.

Quelques agronomes allemands font consommer les fourrages après leur avoir fait éprouver la fermentation. On assure que, de cette manière, on augmente la faculté nutritive des aliments, en ce qu'on favorise la digestion des animaux, et qu'en outre, on utilise des matières de peu de valeur. Enfin, et cette opinion est d'accord avec les principes de la physiologie, la fermentation, en développant de la chaleur dans toute la masse alimentaire, la dispose à l'assimilation en lui communiquant un certain degré de coction, avantage incontestable, au moins au point de vue de la santé du bétail, car tout éleveur sait combien il serait nuisible dans un hiver rigoureux de rationner avec des fourrages qui seraient à la température de l'air extérieur. Si la fermentation n'avait d'autre effet que celui de produire de la chaleur, on pourrait y suppléer par l'intervention de l'eau chaude; mais il est possible qu'elle ramollisse et rende plus aisément digestible certaines matières coriaces, comme les pailles, les fanes extrêmement ligneuses. Ce serait là un avantage incontestable ; mais peut-être aussi cet avantage serait-il racheté par un inconvénient grave, la destruction de la ma-

tière sucrée. Il me semble qu'on obtiendrait la plupart des bons effets attribués à la fermentation en lui substituant la macération ou la coction. Au reste, ce genre de question doit être résolu par l'expérience.

Dans le courant de l'hiver de 1849, M. Le Bel a fait à Bechelbronn plusieurs observations intéressantes sur l'emploi comparé des fourrages fermentes. On a procédé ainsi à la préparation des aliments.

On faisait passer au coupe-racine alternativement un panier de betteraves et un panier de navets; la division des tranches de racine était achevée à l'aide d'un hachoir à main. Pour opérer le mélange, on a étendu sur le sol une couche de balle de froment de 20 centimètres d'épaisseur, qu'on a recouverte par une strate de racines hachées de 5 centimètres ; puis cette dernière strate, par une autre de balle de 10 centimètres. On a continué de faire ainsi alterner des couches successives des deux fourrages. La dernière strate placée, on a arrosé bien également le tas avec de Teau , puis on a opéré un mélange intime à l'aide de la pelle, et enfin toute la masse a été introduite et foulée fortement dans une caisse en bois de chêne, pouvant fermer exactement. On a répandu du sel à la surface du fourrage ; après avoir recouvert avec un lit de paille , on a posé le couvert de la caisse en le main* tenant avec une charge de 100 kilogrammes. Dans ces conditions, la température de la masse s'élève, en quatre jours, de 0 degré à 50 ou 60 degrés.

L'expérience a prouvé à M. Le Bel qu'il ne faut

pas pousser la fermentation à ce point ; 48 heures n. 22

338 DE l'alimbntation des animaux

suffisent^ et au bout de ce temps la chaleur développée ne dépasse pas 30 à 35 degrés.

Voici les quantités sur lesquelles on opérait ordi-* nairement pour avoir le chargement d'une caisse.

Balles 150 kil.

Navels 290

BeUeraves... 206

Eau 80

Sel 2

Les résultats auxquels M. Le Bel est arrivé, ne semblent pas, en définitive, favorables à la fermentation. Voici le résumé de ses expériences, sur les* quelles j'aurai l'occasion de revenir.

L'équivalent de 100 kilogrammes de foin a produit en poids vivant et en lait :

Poidi tlTUt Uit

Ul. lilr.

i^ Expérience, fourrage non fermenté. 3,32 6,0^

2« Expérience, fourrage fermenté.... 8,86 4,1

3* Expérience, fourrage fermenté.... 4,41 4,2

4* Expérience, fourrage non fermenté. 7,45 0,9

En moyenne, le fourrage fermenté n'a pas produH de meilleurs eflfets dans l'alimentation que celui donné en nature.

De la matière Inoriraniqaedes alimento*

Nous retrouvons dans les animaux les substances minérales dont nous avons constaté l'existence dans les plantes. L^s os contiennent une proportion considérable de phosphate de chaux. Il faut donc que les

ÀNNBXÉS A LA FERME. 339

àiéiiieiits de oe sel, Tacide pho^horique et la chaux, fiÉifisentpaitie de la ration alimentaire : c'est làiin point sur lequel tous les phyi^iologistes sont d'accord ; mais cequ'on m'a pas encore détermîiié, c'est la quantité précise de matière minérale qui doit entrer dans la nourriture. Les analyses de cendres que j'ai rapportées moptreqt que si' les aliments végétaux contiennent tous à peu près les mêmes principes' inorganiques» ils tes contiennent, en proportions fort diverses. Ainsi, la pomme de terre, le froment^ l'avoine, les fèves, renferment beaucoup moins de chaux que le trèfle, les pailles de céréales, les pois. Les acides phosphôrique et sulfurique, les alcalis ne sont pas moins variables; de sorte que l'on est conduit à se demander si une rfttion form*ée-de tel OU tel aliment apporterait, ft l'ammal qui la consommefrait, 1à dose • suffisante de principes inorganiques, qu'il doit assimiler journellement pour se maintenir dans un état satisfaisant de santé et de vigueur.

On peut se former une idée des principes minéraux nécessaires dans l'alimentation, d'après ce qu'en contiennent les rations dont utie longue expérience a prouvé l'efficacité.. Cependant, comme il y a tout lieu d.e croire que dans nombre de cas les substances minérales sont en excès dans la nourriture, j'ai pensé qu'il pouvait être utile de rechercher, à l'aide de l'analyse, la nature et la proportion des éléments inorganiques assimilés par un individu, afin d'avoir un minimum qui pût servir de base dans les supputations qu'on aurait à faire sur ce

sujet. Mes expériences ont été entreprises dans deux circonstances que je considère comme étant celles où l'assimilation est la plus rapide et la plus complète. En effet, les observations ont eu pour objet un veau en pleine croissance et une vache laitière qui avait été saillie.

Le veau, Agé de six mois, pesait 168 kil. Quelques jours avant de le mettre en expérience, on Tavait nourri avec du foin. Pendant le dosage, qui a duré deux jours, il a consommé 8S666 de fourrage.

Le veau a rendu, le i*' jour, 9k, 77 d'excréments;

le 2« jour, 9k,27

i 9^,04; desséchés, ils ont pesé 3k,370.

Dans ces deux jours, on a recueilli 2^,534 d'urine, qui ont donné un extrait pesant 1 90 grammes. Dans le même espace de temps, le veau a bu 26 litres d'eau.

L'analyse a indiqué dans 100 de :

Foin cendres.. 7.6

Excréments desséchés, cendres. . 12,7 Extrait d'urine cendres. . 40,0

La composition des cendres provenant du foin consommé et des produits fera connaître d'une manière approchée la quantité et la nature des substances inorganiques assimilées.

CofltpoflltioB dM cendres.

de foin.

Acide carbonique 9,0

— phosphorique. . . 5,3

— sulfurique 2,4

Chlore 2,3

Chaux 20,4

Magnésie 6,0

Potasse et soude 17,3

Oxyde de fer, alumine. 1,5

Silice 33,7

Perle 2,1

d'eierémenti.

exMdt ifHriM.

Tableau

in co

bstan deux

trait bstan

nsommé.

ices miné jours...

d'urine, ices miné

CD

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