DB l'ÉGONDIUS des ANUUiqL
Du i*' au 2S oct, iqclus., par jour. 12S5 de foin e(.regaû|. , Du 26 octobre au 13 ooTembre. . . 13^5
Dans les quarante-^atre jours, il >a été consommé 569"- de fourrage. -^ : .•
Xa lot n"" 2 n'a point reçu de sel.
Le 13 novembre, le lot nM, qui avait eu du sel,' a pesé :
A, 165 kil. Gain eu 44 jours.... 23 kil.
B, 158 Gain en 44 jours.... 11 G, 157 Gain en 44 jours.... 12
480 Gain; total du lot n<» 1 . 46
Le 13 novembre, le lot n^ 2, qui n'avait pas eu de sei. a pesé •
A', 146 kil. Gain en 44 jours.... 6 kil. B\ 154 Gain en 44 jours.... 19
C, 152 Gain en 44 jours.... 20
452 Gain total du lot n*" 2. 45
On voit, par ces pesées, que le sel ajouté à la ration du lot n^ 1, n'a produit aucun effet appréciable sur l'accroiasement du poids vivant, puisque^ sous Tinfluence d'un régime alimentaire exactement semr blable,
100 kii. du lot qui a eu du âel sont devenus. 110^,6 100 du lot qui n'a pas eu de sel r IM^O .
En d'autres tennis :
100 kil. de fourrage additionné de
sel ont produit 7^,8 de poids vivant;
400 kil. de fourrage non salé ont
produit 7^9 de poids vivaaL
ÀJmmf^ A L'jpi>98T1UP AGRICOLE. 4(^1
Les deux lots se sont maintenus dans un excellent étal de santé.
Gomme on pouvait le prévoir, les consommateurs de sél ont bu davantage. Voici le résumé de quelques séries d'observations faites à ce sujet :
QUANTITâ D'BAU BUB-
»AmU LOT HO 1.
.■ouimm 14heurea
QUAMTITi D*RftU BUB Pia Ll LOT fto 1.
■OTmilB
par 14bearei
Ut.
Ut
Le tO ocl. loir et 11 mat.
Le 10 oet. loir et 11 mat.
Lelloc^.MlretMnaft
lit
Le 11 oet. Mî^ et 11 mat.
Ht
Le 11 oet. loir et IS mat.
se
Le 11 oet. MiretlSmat.
SI
te' 1 DOT. soir et S mat.
Le 1 noT. toir et S mat.
Le 8 DOT. loir et 4 mat.
le SnoT.«>irct 4 mit.
Li 4 DOT^aoiret ^v»i.
.Le 4aoT.ioiret 5 mat.
Le 5 DOT. soir et 8 mat.
Le 5 DOT. toir et Ornât
tu
Le 9DOT.io}retl0mat
Le Onciy. ic(ff*ettOmat.
Le iOooT* MMf et 11 mat.
SI
Le 10 ooT. loiriet'ti mat.
Le 1 1 DOT, loir et 11 mat.
Le 11 ooT.aoiretUmat.
, On voit que, en moyenne, le lot n* i , qui a reçu
^du sel, a. bu, en vingt-quatre heures, 41"** 16 d'eau,
tandis que le lot n"* 2, qui n'en a pcnnt reçu, n'a bu
que 32'''* 86; la différence est, par conséquent,
,de8«*-30,
^ Un point important dans certains cas. d'alimepta- ^tion, c'est de faire ingérer la nourriture dansie; moins 4e temps possible^ Il convenait donc, de^çpnstater si \e . |qt auquel ou donnait du sel mapgeoit sa ration avec plus de rapidité que celui auquel on n'en donnait pas.
492 M l'égonoihb des animaux
TmmpB eoij^loyé par les de«z Iota * ataBirer le«rs
rations (!)•
Le lot nM, qui a reçu du sel, a consommé :
13 kil. de foin et regain en 348*
13 de foin en 4 40
14 de regain en 2 40
14 de foin en 3 50
14 de regain en 2 45
14 de foin et regain eu 3 20
14 de foin en 3 10
14 de foin en 3 15
Le lot n"* 2, qui n'a point reçu de sel, a consommé :
12^5 de foin et regain, en supp. une quant, de fourr.
en 3ii 5», égaleà celle du nM. 3M3»
12,5 defoinen 4 20 4 30
13,5 de regain en.... 2 55 3 1
13,5 defoinen 4 15 4 25
13,5 de regain en... 2 50 2 56
13,5 de foin et regain 3 5 é 3 12
13,5 defoinen 325 3 33
13,5 defoinen 400 4 9
Il ressort de ces données qu'une même ration, consommée en 3** 37" par le lot n' 2, était mangée en 3** 22" par le lot n' 1 ; ainsi, le sel aurait développé un peu plus d'appétence.
Dans le cours de ces recherches, il est arrivé qu'un jour le regain distribué s'est trouvé de très-mauvaise qualité; aussi n'a-t-il été accepté qu'avec une extrême répugnance par les soixante têtes de bétail renfermées dans rétable : toutes, à l'exception du lot n* 1, ■*- ' - ■
(1) En y comprenant le temps employé à boire.
ANNEXÉS A l'industrie AGRICOLE. 493
en ont laissé dans les crèches ; les animaux de ce lot, qui recevaient du sel en forte proportion^ ont consonunéleur ration en totalité. J'ai cru devoir rapporter ce fait, parce que c'est une nouvelle preuve à ajouter à celles que l'on possède déjà sur l'utile intervention du sel, lorsqu'il s'agit de faire consommer des fourrages avariés.
Le fait de la nullité d'action du sel ajouté à la ration, sur la production du poids vivant, semble en opposition avec le principe physiologique que j'ai rappelé, à savoir, que la soude est essentielle à r4)rganisme, et par conséquent indispensable dans l'alimentation. Mais il faut remarquer que, si l'on est généralement d'accord sur la nécessité de la présence d'un sel de soude dans les aliments, on ignore encore la limite de la dose à laquelle ce sel deviendrait in* suffisant. Or, cette dose peut être telle, que la proportion de sel marin, qui fait partie, comme chacun sait, des substances minérales contenues dans les aliments, soit suffisante et au delà, pour satisfaire aux exigences de la digestion, surtout quand on n'a pas, comme dans l'engraissement, à surexciter l'ap* petit. Ces considérations m'ont conduit à déterminer la quantité de sel marin préexistant dans le fourrs^e consommé chaque jour par les animaux m\& en observation. Le foin employé provenait des prairies de Durrenbach, situées dans la vallée de la Sauer. Ce fourrage laisse, en moyenne, 6 pour 1 00 de cendres, et, dans ces cendres, l'analyse y a , indiqué 4,3 pour 100 de chlorure de sodium. Par conséquent^
494 DE l'ÉGONOHIB BBS AJHMAUX
comme la ration mo^nne donnée à chaque tèle du lot n* 2, était de 4"^ 31^*, on tronve quedians cette ration, il entrait ^SQ*'* cïe Bubstaiicés minérales, parmi lesquelles il y avait plus de 11^' dé sel ma-» rin, sans leiiir compte d*un peu moins de l*'* du même sel dissous dans les 1 1 litres d'eau bus chaqpie jour par les taureaux. Il paraîtrait qttô ces iV" de ddorure de sodium suffisent à une pièce de bétail du poids de ISO"**, puisqu'on n'a pas obtenu un développement plus rapide de poids lîvant, en ajoutant à la ration une dtee de sel beaucoup plus forte. On ne se fait pas, en général, une idée exacte des principes salins des aliments : ainsi, une vache laitière, en consommant par jour, 1 8^ du foin dont il vient d^ètre question, reçoit peut-être avec ce fourrage 46^' de sel marin.
On trouve toujours une certaine proportion de chlorure de sodium dans les cendres que laissent les plantes fourragères ; mais cette proportion est sujette à de grandes variations, dépendantes probablement de la constitution géologique du sol, de la nature des engrais et de la qualité des eaux d'irrigation. Cette variation expliquerait, sans doute mieux que toutes les raisons données jusqu'à présent, la diver-gence des opinions émises sur les avantages de l'em*. ploi du sel dans les étables. On conçoit, par exemple, que le sel produise un effet très-favorable dans les localités oii les fourrages n'en, contiennent que peu oufpoint , et que cet eflet soit bien moins pro<noncé là où les aliments végétaux en sont plus abon-
ANNEXÉS A l'industrie AGUCOLB.
damolent powrus. U y aurait donc, au point de vue de ratimentation, de l'intérêt à doser le àAo^ rare de sodium des plantes fourragères de diverses provenances» Les analyses des cendiies, que nous pos-. sédohs aujourd'hui, montrent déjà que cèrtmnes rallions pourraient èbe suffisamment riches en sel ma^' rifi, tandis que d'autres n'en contiendraient qu'une fort minime quantité. C'est ce dont on peut se con^' vaincre en examinant le tableau suivant, dans lequd'^ est indiquée la proportion de chlorure de sodium renfermée dans 100 kilog. de substance alimentaire.