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Dans cette expérience, comme dans celle faite par M. Dailly, le sel n'a pas occasionné une amélioration sensible dans Tengraissement.
§ 4* Des cheTanz*
Dans ce qui ta suivre, je me boFuerai à coDBidéi?6F le cheval dans ses rapports avec Tinclustrie agricole ; j'exposerai les expériences que j'ai faites sur sa croissance , dans le but de faciliter la résolution d'une question controversée aujourd'hui, celle de savoir si le cultivateur peut réellement employer utilement ses fourrages à l'élève des chevaux.
Le cheval employé aux travaux agricoles doit, être persévérant et robuste. Il ne faut s'attacher aux formes extérieures qu'autant qu'elles sont elles-mèmiss le caractère des qualités que l'on recherche : ainsi on exige qu'il soit large de croupe et de poitrine, qu'il ait dos muscles fortement dévelo{^;^. Un grand cheval, quand d'ailleurs il est exempt de défauts, est généralement préférable; il est plus fort,, fait des pas plus allongés. Il ne faut pas exiger du çhe^val de la* bour cette vivacité, ce feu qu'on sqj^récie dans les chevaux de selle, mais bien la gatté, signe de santé chez les animaux.
Thaer (1) n'approuvait pas l'usage de mêler aux bons chevaux de labour le sang d'étalons, gracieux de forme, mais peu propres à supporter un travail pénible. Bien que cette remarque ne manque pas de vérité, on ne saurait nier cependant que, dans un grand nombre de cas, l'emploi d'étalons bien constii tués n'ait amélioré la race rurale de certaines con«
(1) Thaer, Principes raisonnes d'agriculture, l. IV, p. 419.
552 DE L'ÉGONOiaB DSS ANTMAUX
trées. Il ne faut d'ailleurs pas perdre de vue qu'il est important pour le cultivateur de créer une race dont au besoin il puisse se défeire avec avantage, surtout dans les pays où se font les remontes de l'année. D'après ce que j'ai eu l'occasion d'obser* ver, les produits des poulinières sont souvent améliorés par les étalons provenant des haras. Cette intervention n'a peut-être pas encore fait tout le bien que l'on était en droit d'attendre, mais il y a eu évidemment progrès.
La jument est apte à recevoir l'étalon dès l'âge de trois ans, mais dans les fermes il est prudent de faire saillir vers l'âge de cinq à six ans, du moins si l'on veut l'utiliser en même temps comme bète de travail^ et par le même motif il est convenable de n'exiger qu'un poulain tous les deux ans, bien qu'à la rigueur il soit possible de la faire pouliner chaque année, car elle manifeste souvent le désir de l'accouplement onze jours après ; elle porte pendant trois cent trente-trois à trois cent quarante-six jours (1).
Une jument portière peut , dans le principe de la gestation , être employée aux travaux ordinaires. Quand la gestation est très-avancée, vers le dixième mois, par exemple, il faut prendre toutes les précautions possibles pour prévenir les accidents. C'est vers cette époque que nous séquestrons les portières dans des cellules. Quand elle a pouliné, la jument reçoit à
(1) Tessier, Annales de l'agriculture française, t. IX, 2" série.
ANNEXÉS ▲ l'industeib acmugolb. 553
petites doses, souvent répétées, une boisson tiède y dans laquelle il entre des recoupes. Durant l'allaitement, ranimai prend une nourriture plus substantielle que celle qu'il reçoit ordinairement»
La jument est déjà en état d'exécuter quelques travaux vingt jours après qu'elle a mis bas, mais il est prudent de ne la faire travailler que huit à dix semaines après; alors elle sort accompagnée de son poulain qui est ordinairement allaité pendant environ cent jours. Dans les fermes, les poulains sont assez sou«vent élevés dans les écuries ; c'est ce que nous pratiquons en Alsace ; mais il est bon, dans l'intérêt de leur développement, qu'on puisse les faire sortir tous les jours. En quittant le pis, ils sont nourris avec du foin choisi; dans la seconde année, il convient de remplacer une partie du foin par de l'avoine, et, quand la saison le permet, l'usage du trèfle vert ne saurait trop être recommandé.
En Angleterre, dans certaines écuries de Spitsfields, chaque cheval reçoit :
kii.
Foîo haché.... 5,0
Paille hachée.. 1,0
Avoine 5,0
Fèves 0,5
Dans la garde municipale de Paris , la ration des chevaux était en 1840 :
kil.'
Foin 5,00
Avoine 3,60
Paille pour litière et
nourriture 5,00
552 DE L'ÉGONOmE DES ANTMAUX
trées. n ne faut d'ailleurs pas perdre de vue qu'il est important pour le cultivateur de créer une race dont au besoin il puisse se défeire avec avantage ^ surtout dans les pays où se font les remontes de l'armée. D'après ce que j'ai eu l'occasion d'observer y les produits des poulinières sont souvent améliorés par les étalons provenant des haras. Cette intervention n'a peut-être pas encore fait tout le bien que l'on était en droit d'attendre, mais il y a eu évidemment progrès.
La jument est apte à recevoir l'étalon dès l'âge de trois ans, mais dans les fermes il est prudent de faire saillir vers l'âge de cinq à six ans , du moins si l'on veut l'utiliser en même temps comme bête de travail^ et par le même motif il est convenable de n'exiger qu'un poulain tous les deux ans, bien qu'à la rigueur il soit possible de la faire pouliner chaque année, car elle manifeste souvent le désir de l'accouplement onze jours après ; elle porte pendant trois cent trente- trois à trois cent quarante-six jours (1).
Une jument portière peut , dans le principe de la gestation , être employée aux travaux ordinaires. Quand la gestation est très-avancée, vers le dixième mois, par exemple, il faut prendre toutes les précautions possibles pour prévenir les accidents. C'est vers cette époque que nous séquestrons les portières dans des cellules. Quand elle a pouliné, la jument reçoit à
(1) Tessier, Annales de Vagriculture française, t. IX, 2" série.
ANNEXÉS ▲ l'industeib acmugolb. 553
petites doses, souvent répétées, une boisson tiède y dans laquelle il entre des recoupes. Durant Fallaitementy Tanimal prend une nourriture plus substantielle que celle qu'il reçoit ordinairement»
La jument est déjà en état d'exécuter quelques travaux vingt jours après qu'elle a mis bas, mais il est prudent de ne la faire travailler que huit à dix semaines après ; alors elle sort accompagnée de son poulain qui est ordinairement allaité pendant environ cent jours. Dans les fermes, les poulains sont assez sou«vent élevés dans les écuries ; c'est ce que nous pratiquons en Alsace ; mais il est bon, dans l'intérêt de leur développement, qu'on puisse les faire sortir tous les jours. En quittant le pis, ils sont nourris avec du foin choisi; dans la seconde année, il convient de remplacer une partie du foin par de l'avoine, et, quand la saison le permet, l'usage du trèfle vert ne saurait trop être recommandé.
En Angleterre, dans certaines écuries de Spitsfields, chaque cheval reçoit :
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Foio haché.... 5,0
Paille hachée.. 1,0
Avoine 5,0
Fèves 0,5
Dans la garde municipale de Paris , la ration des chevaux était en 1840 :
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Foin 5,00
Avoine 3,60
Paille pour litière et
nourriture 5,00
556 DE l'économie des anoiaux
La ration du cheval doit être distribuée en trois repas , au matin, avant le travail, au milieu du jour, et le soir ; telle est la méthode suivie pour les chevaux de labour; on les abreuve généralement à l'heure des repas. Il est paiement avantageux à la santé du cheval de le faire travailler avec une cer* taine régularité. Nos chevaux, rationnés avec une nourriture équivalente à 15 kil. de foin , travaillent de huit à dix heures par jour, en prenant un repos de midi à une heure.
D existe nécessairement une relation entre la taille^ ou, si l'on veut, entre le poids du cheval et la quantité d'aliments qu'il consomme ; nous avons recherché cette relation pour le bétail , mais les données manquent pour le cheval , et je suis réduit à présenter les résultats de mes propres observations :
Dix-sept chevaux et juments, âgés de cinq à douze ans, consommant par tête et par jour l'équivalent de 15 kil. de foin, ont pesé 8,272 kilog. Le poids du cheval moyen étant représenté par 486^,5, on voit qu'il faut 3^,08 de foin de prairies pour l'entretien diurne de 100 kil. de poids vivant des chevaux travaillant huit à dix heures par jour. Ce rapport diffère fort peu de celui que nous avons trouvé pour le bé* tail.
J'ai cherché à déterminer, pour les chevaux , 1& rapidité de la croissance. Les faits que je vais présenter ont été recueillis dans notre ferme ; ils se rapportent par conséquent à une race dont le] poids moyen est d'environ 500 kil.
ANIŒXÉS A l'industrie AGRICOLE. 557
En pesant quelques pouliches immédiatement après leur naissance , j'ai obtenu les résultats suivants :
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