II. 3G
laire antérietire ; tlàn^ lés tle^ de la mer du Sud, le porc corau est en domesticité. 2"* Le pécari {sus tajassus)^ qui se distingue surtout des autres espèces par une ouverture aux lombes, de laquelle il suinte d'une glande ui}< matière huileuse d'une odeur désagréable. Le pécari habite les forêts de T Amérique méridionale. 3"" Le sanglier de Guinée {susparcus) se rencontre a l'état sauvage dans le Brésil. 4* Le sanglier d'Afrique {sus africanus)^ dont la chair est très estimée par les naturels de Madagascar. 5* Le sanglier d'Ethiopie {sus éthiopiens) ^ qui; en sl'àccotiplànt avec le porc domestique, donne des métis capables de se propager. 6* Le porc commun {sus scrofa)^ tirant son origine d^^j^nsm^^ ou. 6angHe^.:J|^ diffère des, a]u très espèces par une soie abond^te ffjffi f^Ur vrela .partie .antérieure du dos^ e|t, par juu^e queue également' garnie dé soies. Il possède qyatre dents incisives à la mâchoire antérieure, six à la n^achoire pôstiërieure et six moïaires à chaque côté. Le .^ngUer se'plâit dans les pays chauds; on lé rencQqtre aussi dans lés climats tempérés, mais il devient rare dans les contrées situées âù delà du quarante^cinquième 'degré de liaititudé (î).
Les races.de porcs sont extrêmement variéje^. Le cochon noir, à poil fin, originaire d'Afriquf^ .est très i*épàndu eh Espagne et dans l'Amérique du Sud. Sa croissance est rapide, et s'il n'a pas une grande aptitude à prendre de la graisse, il a l'avantage
U) Erik Viborg, Mémoires delà société (Tagrioult^^^ aoj^ée 4814
DBS POBO. 563
d*étlpe peu exigeàttè pour «a nourriture. Sa chair de« vient de qualité très-supérieure quaûd il a été élevé avBCides baoaiie», et que sou engraissemeiil aeu lieu avec du maip. .
I Les po^cs de TEst de TËurope se ^listingueat à Leur ampleur ) à leur couleur gris foûfeé et à la loogueun dé leurs oreilles. Ceux de la Pologne difièrent de la raoe/précédentepar une couleur plusclaire^ et par une raie brune marquée sur l'épine du dos. Ce sont oes deux races qui fournissent les porcs généralement destinés à être engraissés. On leur reproche d'être peu' féeondet; en effet» les trues fiMit raremeolt plus dé quatre ou cinq gorèts«
( I La Westphalie possède ifue race* de porcs analogues^ mais hi^n plus féconde 9 puisque les truie»^ éonneut d^port^.de dix à dojDHEe petits. ; ). En. Bavière, m raoopntre dw.porçs remarquables ptur la petitessb 46 loors os ^4a fjBUîilîté avec laquelle ils s'engraissent. Enfin la race chinoise, assert eomiiHiiie m AiigleAerre« vcommenee- i se. i^ptndre fiiur le cootment; eUe diffère de celles connues par la dépression de l'aine dorsale» par le dévelopn p^mient du veotre fi\ par sadispo^tion m rep0s. EUe 4onne des produite très estiipés* (•! ). . 'Layaotagp de l'.élève^du porc résidant surtout daqf la fac^i^ aypc laquA»l)e il se multipUe, il e^ hopor*-tant de se créerune race de truies Irè? fécondes. U en est qui» à chaque portée^ mettent bas dix à quuize
(1) Tbasr, Principes raisonnes d'agriculture, l. IV, p. 3S6.
556 DB l'Agonouie des anihaux
La ration du cheTal doit être distribuée en trois repas y au matin, avant le travail, au milieu du jour, et le soir ; telle est la méthode suivie pour les chevaux de labour; on les abreuve généralement à l'heure des repas. U est également avantageux à la santé du cheval de le faire travailler avec une certaine régularité. Nos chevaux, rationnés avec une nourriture équivalente à 15 kil. de foin , travaillent de huit à dix heures par jour, en prenant un repos de midi à une heure.
U existe nécessairement une relation entre la taille, ou, si Ton veut, entre le poids du cheval et la quantité d'aliments qu'il consomme ; nous avons recherché cette relation pour le bétail , mais les données manquent pour le cheval , et je suis réduit à présenter les résultats de mes propres observations :
Dix-sept chevaux et juments, âgés de cinq à douze ans, consommant par tête et par jour l'équivalent de 15 kil. de foin, ont pesé 8,272 kilog. Le poids du cheval moyen étant représenté par 486^5, on voit qu'il faut 3^08 de foin de prairies pour l'entretien diurne de 100 kil. de poids vivant des chevaux travaillant huit à dix heures par jour. Ce rapport diffère fort peu de celui que nous avons trouvé pour le bétail.
J'ai cherché à déterminer, pour les chevaux , la rapidité de la croissance. Les faits que je vais présenter ont été recueillis dans notre ferme ; ils se rapportent par conséquent à une race dont le] poids moyen est d'environ 500 kil.
ANNEXÉS A l'industrie AGRICOLE. 557
En pesant quelques pouliches immédiatement après leur naissance j j'ai obtenu les résultats sui* vants :
DÉSIfillATHm
datovr
Pai« d« Cheneoil. 15 mai 184t
FiUc de Hechler.. . 1 1 jnia 1841 PSlle de Bnmette. Il jnin I84S
Ion 4« U
kU.
duMvrtfe.
10 aodt 1841
7 lept. 1841
7 Mpt 1841
IdL
lei
kU.
On trouve que Taccroissement par jour durant Fallaitement a été y en moyenne , pour les trois cas ci-dessus^ de 1^,04.
Immédiatement après le sevrage, les poulains subissent un temps d'arrêt dans leur croissance, c'est ce qui arrive d'ailleurs à la plupart des animaux. Je trouve, par exemple, que :
La fille de Chevreuil, le premier jour où le
Trage a commencé, a pesé 134 kil.
Et 9 jours après 131
Perte en 9 jours.
J'ajouterai aux pesées précédentes celles que j'ai faites sur des chevaux plus avancés en &ge, quoique jeunes encore.
Tableau.
556 DB l'AGONOUIE DBS ÂNIHAUX
La ration du cheTal doit être distribuée en trois repas , au matin, avant le travail, au milieu du jour, et le soir ; telle est la méthode suivie pour les chevaux de labour; on les abreuve généralement à l'heure des repas. U est également avantageux à la santé du cheval de le faire travailler avec une certaine régularité. Nos chevaux, rationnés avec une nourriture équivalente à 15 kil. de foin , travaillent de huit à dix heures par jour, en prenant un repos de midi à une heure.
U existe nécessairement une relation entre la taille, ou, si Ton veut, entre le poids du cheval et la quantité d'aliments qu'il consomme ; nous avons recherché cette relation pour le bétail , mais les données manquent pour le cheval , et je suis réduit à présenter les résultats de mes propres observations :
Dix-sept chevaux et juments, âgés de cinq à douze ans, consommant par tète et par jour l'équivalent de 15 kil. de foin, ont pesé 8,272 kilog. Le poids du cheval moyen étant représenté par 486^,5, on voit qu'il faut 3^08 de foin de prairies pour l'entretien diurne de 100 kil. de poids vivant des chevaux travaillant huit à dix heures par jour. Ce rapport diffère fort peu de celui que nous avons trouvé pour le bétail.
J'ai cherché à déterminer, pour les chevaux , la rapidité de la croissance. Les faits que je vais présenter ont été recueillis dans notre ferme ; ils se rapportent par conséquent à une race dont le] poids moyen est d'environ 500 kil.
ANIIBXÉS A l'industrie AGRICOLE. 559
Ce qu'il est. permis de oenduve de. ces. quelques ûbser^aiions^ c'e^t •:
i "* <2ùe les' pottktns issus d'itidrridus peseiil *dé 460 à 590 kitûg.Vont à leur naissànêe un pcHâs de 51 kU-; • '-^^
2"* Que durant un allaitement de trois mois, le poids des poulains augmente dans le rapport de 100 à 278 ; et que, par jour, cette augmentation est de 1^,04 pour chaque individu allaité ;
3^ Que le poids acquis chaque jour par les poulains, depuis le sevrage jusqu'à l'âge de six mois, est de 0^,6, et que vers la troisième année, cet accroissement diurne parait descendre à 0^51 .Enfin, depuis le sevrage jusqu'à l'âge de trois ans accomplis, époque oit le cheval est à peu près formé , l'accroissement diurne est de 0'',345.Ces résultats obtenus sur la race chevaline semblent en déQpitive différer assez peu de ceux que j'ai eu occasion d'exposer, en traitant des bêtes à cornes.
J'ai fait aussi quelques expériences pour déterminer la quantité d'aliments consommés par les poulains en pleine croissance :
Alexandrine, Finetle, Hechler, pesant ensemble ; 503 k. Consommaient par jour :
Foin.... 9kil, = foin... 0 Avoine.. 3,20 =id 5
Foin i4 k. ; par tète, 4,7.
Le poids moyen d'un des poulains étant 168 kil.,
9M Dl^â PORCS.
fcjl.
Pommes de lerre cuiies... ■ 5,50
Farine de seigle : 0,l!l
Lailécrêoié i. 3^;j
Celle nourriture est diminuée graduellement jusqu'au deuxième mois qui suit le part, de manière qu'à celle époque la truie se trouve exactement à la ration d'entretien consistant en :
Poramcs de lerre cuites, lOhlr, pesant 7, NO
La pomme de terre broyée est délayée dans de l'eau de vaisselle et du petit lait.
Les gorets commencent à goûter les alîmeols donnés à la mère ycrs l'âge de quinze joui'S, mais ce n'est que quatre ou cinq semaines après qu'ils sont déiinitivement sevrés ; jusqu'à cette époque, et alors qu'ils letlcnt encore, on leur fait boire du lait écrémé; après le sevrage, ils reçoivent du lait caillé. ?îous avons donné à cinq gorets, au moment de leur sevrage, par jour:
Pommes de terre cuiles, 10,00
Farine de seigle 0,49
Lan caiilé{écrèmé) 3,00
Cette ration a été modifiée peu à peu ; on a diminué progressivement le lait caillé et la farine, en augmentant la pomme de terre, de sorte que vers lo troisième mois la ration par tète a été portée à 5, ou 6 kil. de tubercules cuits, délayés dans de l'eau (jrasse. C'est à ce régime que les jeunes porcs sont mis jusqu'au moment de leur engraissement.
ANIIBXÉS À l'industrie AGRICOLE. 559
Ce qu'il est. permis de conclure de. ces. quelques observations^ c'est :
i "" ^ùe les' pouldns issus d'indrrtdus pesahl -dé 460 à 500 kitôg./ont à leur naissance un pkritf s ' de 51kil.; • -'^^^
2"* Que durant un allaitement de trois mois^ le poids des poulains augmente dans le rapport de 100 à 278 ; et que, par jour, cette augmentation est de 1^,04 pour chaque individu allaité ;
3^ Que le poids acquis chaque jour par les poulains, depuis le sevrage jusqu'à l'âge de six mois, est de 0^,6, et que vers la troisième année, cet accroissement diurne parait descendre à 0^,51 .Enfin, depuis le sevrage jusqu'à l'âge de trois ans accomplis, époque oit le cheval est à peu près formé , l'accroissement diurne est de 0^,345. Ces résultats obtenus sur la race chevaline semblent en déQpitive différer assez peu de ceux que j'ai eu occasion d'exposer, en traitant des bétes à cornes.
J'ai fait aussi quelques expériences pour déterminer la quantité d'aliments consommés par les poulains en pleine croissance :
Alexandrine, Finette, Hechler, pesant ensemble : 503 k. Consommaient par jour :
Foin.... 9kil, =foin... 0 Avoine.. 3,20 =id 5
Foin i4 k. ; par tète, 4,7.
Le poids moyen d'un des poulains étant 168 kil.,