‹ Économie ruraleChapitre 98 sur 129 · BBSULTATS OBTENUS AVEC LE PORC K · texte numérisé non relu

BBSULTATS OBTENUS AVEC LE PORC K

kïL

Au commencement de Texpérience, le porc d« 2 pesait 60,00 Après 93 jours de régime aux pommes de terre, il a pesé 67,24

Augmentation de poids en 93 jours 7,24

Par j our 0,08

BBS PORCS. S7i

les considérations générales que je vais dérelopper 'sur la Ibrnmtion de la graisse dans les animaux. ' ■'»

En s'appuyant sur la pratique des nourrisseurs^od est assez naturellement conduit à- penser que les ma-r tières sébacées de l'organistiie dérivent^ en grande partie, des principes analogues aux corps gras qui préexistent dans les aliments végétaux; et, dans cette hypothèse , la quantité de graisse fixée ou sécrétée par un animal, dans un temps donné, serait à trèspeu près représentée par les substances solubles dans l'étber et Talcool, mais insoluble dansTeau, dont les fourrages sont pourvus. Ces fourrages présentent, en effet, comme nous l'avons reconnu, des proportions de matières grasses, suffisantes pour fournir la graisse que Ton rencontre dans certaines sécré^ tions. C'est ainsi' que, dans le cas le plus gé^ néral, une vache laitière reçoit dans sa ratimi une quantité de principes solubles dans l'éther qui reprén sente et au delà, le beurre «renfermé du» son laiU Uon sait, d'ailleurs, que l'on, favorise singulièremeuÉ ren^uÎBsement^ en faisant intervenir dans l'alimeti*tation des. i tourteaux oléagineux, ou mieux encore^, des' graines ou» des fruits ridies en huile, comme le liuyle maïs, les baies de palmier ; ajoutons que les oIh servations^ des physiologistes, particulièrement celles de MM, Tlèdmann et Gmeliny montrent que lès sub^stances grasses des aliments, divisées ou éoralsiootnées. pendanê la digestion, passent sans altérations {NTofondès dans le chyle, et, de là, dans le ssang, où eUesi persistent, inaltérées durant un certain temps.

gorets, mais le plus ordinairement la portée est de huit à neuf petits.

Selon Thaer (1), on reconnaît les porcs susceptibles de fournir beaucoup de lard à ce qu'ils ont le corps allongé, le ventre pendant et de grandes oreilles. Le porc accomplit sa croissance vers l'âge d'un an, et avant cet âge il ne faut pas laisser saillir le vérat. Un mâle suffit ordinairement pour dix femelles.

Le porc est peut-être Tanimal le moins difficile sur la nature des aliments ; mais il n'est pas indifférent de l'alimenter avec telle ou telle substance, si l'on considère l'influence que les aliments exercent sur la qualité de la chair. Thaer admet que le mais est la nourriture la plus convenable à la race porcine ; c'est un fait que j'ai eu l'occasion de vérifier en Amérique, et j'ajouterai que rien ne contribue autant à l'engraissement du porc que l'usage des fruits huileux des palmiers.

L'élève du porc se divise en deux époques bien déterminées : le développement et l'engraissement. Or, il est reconnu par les cultivateurs, qu'il est toujours plus avantageux d'engraisser ces animaux, alors qu'ils ont à peu près achevé leur crue. Un porc qui a reçu depuis sa naissance une nourriture substantielle, est en état de prendre de la graisse à Tftge d'un an. La truie manifeste déjà des signes de chaleur à cinq ou six mois, mais il est rare qu'on la

(1) Thaer, Principes raisonnes (TasricuUure^ t. IV, p. 367.

DES POECS. 565

fasse saillir avant qu'elle ait un an. Comme elle porte pendant cent quinze jours, terme moyen (1), on la fait produire deux fois par an. Quand elle est parfaitement nourrie, elle peut donner trois portées en treize ou quatorze mois.

Les porcs destinés à être engraissés sont ordinairement châtrés à Tâge de six semaines, particulièrement s'ils doivent être mis à l'engraissement vers l'âge de huit à neuf mois. L'opération peut être différée jusqu'au sixième mois, si l'engraissement ne doit avoir lieu que dans la deuxième année.

En général, la pomme de terre cuite fait en Europe, la base de l'alimentation. Les grains qu'on associe à cette nourriture sont le plus souvent donnés en farine délayée dans l'eau; c'est un usage établi. Cependant dans l'Amérique espagnole, j'ai toujours vu nourrir les porcs avec des bananes et du maïs en grains.

La truie, après qu'elle a mis bas, reçoit une nourriture d'autant plus abondante qu'elle doit allaiter un plus grand nombre de petits. Par exemple, pour une portée de cinq petits, nous lui donnons par jour, et pendant les cinq semaines que dure l'allaitement :

kil.

Pommes de terre coites... i 1,250 Seigle en farine 1,225

Lait écrémé et caillé 6,005

La cinquième semaine écoulée» lorsque la truie n'allaite plus, sa ration se compose de :

(1) Tessier, Annales de V agriculture française^ t. IX, 2* série.

léSDLTATS OBISKl'S AVBC LB POBC S* 3.

lU.

Loraderaballagedu porc n' l.leporcn" 3 pesail. . 59,50 Après avoir élé nourri avec t)es pommes de terre cuites peadaal 205 jours, il a pesé 84,00

Augmenlaii

□ de poids e» 205 jours 24,50

Parjour 0,U

La pomme de terre cuite a été donnée à discrétûn; Voici quelles ont été les quantités consommées à dî^ verses époques :

kit.

IlumnL les 10 premiers jours, ration s k., somme. 50

les 31 jours suivants, id. t> 306

lei:il i<i. 7 217

les 65 id. 8 530

les 32 id. i> IGO

les 16 derniers jours, id. Ei SO

205 jours. 1,333

Ces 1,333 kil. de tubercules cuiU répondent ï 1,433 kilog. de pommes de terre crues contenanl 2\87 de matières anal<^ues à la graisse. Pendant les cinq premiers mois, le porc a mangé sa ration aiec avidité, mais dans les deux mois suivants l'appétit i diminué, et le poids de l'animal est resté à peu prfc' slationnaire. Les pesées faites à différentes dates, montrent comment s'est efîectué l'accroissement du poK pendant ce régime.

MS porcs; 56Y

Nous avons vainement essayé de remplacer les pomtiies de terre par les tourteaux de cblza ou di^' cartléline ; les pcfrcs les ont refusés avec opiniâtreté , ils ont accepté au^ contraire les tourteaux 'de pavot et de noix. Us mangent aussi du tourteau d^ lin , et^ dans la saison du trèfle^ il nous est arrivé de les nourrir en partie av«c cette plante ; cette alimentation jointe à des bains fréquents, contribue à les maintenir en santé penclant la saison ia plus chaude de Tannée'. Les porcs de cinq à six mois consomment; par jour, environ 9 kil. de trèfle, quantité qui représente *i^,2 de trèfle fané.

Le porc engraisse à tout âge ; mais, comme il n'atteint son entier développement que vers quinze ou dix-huit mois, qu'il est alors suffisamment en chair, on croit que son engraissement ne doit pas avoir lieu beaucoup avant cette époque ; l'autre limite extrême d'âge parait être cinq ans. On admet qu'il faut douze semaines pour amener un porc à prendre une belle chair et un lard de 3 centimètres d'épaisseur. On compte seize semaines pour obtenir un animal réel* lement gras, vingt semaines pour obtenir le maximum d'engraissement (1).

Le porc demande & être rationné avec r^ularité. Après le sevrage, les gorets doivent manger cinq à six fois par jour. On diminue graduellement la fréquence des repas, et vers l'âge de deux mois ils n'en prennent plus que trois.

(1) Wolhfart, Journal d'agriculture^ t. V, p. 257.

kSg'lILTATS'DK L'ÂBATTAGB DU POBC H" 3 PESANT S(k,ÔO

UM Sons la pean 10,00 1

Attire graisse adhérente à l'intérieur

Graisse retirée des os par l'éliullilioa

Os dégraissés', bouillis et essuyés

Psau avec soies ■ ■ ■ ■

Sang recueilli • ■ ■.

Viandedéburrassée de graisse (Tianderouge). Foie, langue, if^ni,poum<uis, filet, bile.rœur'

Cervelle ' /-■'■'

Rognons

Estomac et inieslins vidés

Baie .~. .T.T?

Vessie vidée

AlimenU iagéréf, eiccémenu, urine. jKrl».

itisUNâ tA'h'^tÉMVfiCK FAITE StB

2,99 [ l.SIff'

LE PORC n* 3.

Le porc n

Le porc n

I pesait 60'<,S5 et coatenaii graitte. ,^> . I$|W

3 a pesé Siii.OOeladoiiné graisse 17,74

Gain probable en graisse 2,26

Représciilanl graisse fondue 1,90

Gniisbe rcndoe av« les excr^menis. 1,13

Gfifn lolM en gral»ef^It par le R* 3. 'i,W ■ Oaos les J433k.ii, depommet du terra consomméeB, i <,i ,^i i;içplr§if^8^a^8e,..|.,|. ,,...,„,,.,., ,. 2,87

jiiinl'Uii.iT bJ j.k.^u ,:a^inu *■• ^\^^^'^?-'r ,f*»î.^

Ces deux observations tendent à établirque l'ei^ graissemontdu porc ne saurait être réalisé par l'usaga des pommes de terre seulement; et il estasses curieiiK de voir que, dans les deux cas, la graisse actiuise p* ranimai est presqu'exactement représentée par la m»» tière grasse qui faisait partie de la nourriture. A«

ras poacs.

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586 DES POKCti.

de la même précaution, que j'ai pris, à des époques assez éloignées l'une de lautre , les échantillons d'essai».

Un litre de cette eau, soit à peu près 1 kil(^., laisse 47 gr. 3 de résidu sec, contenant :

Caséiim 8,9

Beurre et graisse. i,0 Sucre de; lait,clc, 28,1

Je puis donc établir maintenant, avec une esactilude bien suflisanle pour ce genre de recherches, qu'un porc de huit mois, avant d'être mis en expérience, avait reçu depuis sa naissance les quantités de graisse suivantes :

Dans les i'k Heiail écrémé, graisse. 0,71

4,SS dcseigii: 0.16

G5e,0 de pommesde lerre... 1,31

1141,0 d'eaugrasse 4,56

Graisse reçue en 8 mois avec les alimenls. 6,7*

On voit que cette quantité de graisse est biea loin de répondre à celle que nous avons trouvée dans les porcs âgés de huit mois, et qu'on ne pense pas que le goret amène en naissant, une proportion de graisse assez forte pour combler ce déficit; d'abord, le poids moyen des gorets à leur naissance, dépasse rarement un kilogramme ; de plus, ils sont généralement d'une maigreur remarquable ; ainsi j'ai trouvédans un goret nouveau-né du poids de 6oO grammes :

DBS PORCS. S71

ks considérations générales que je vais dérelopper 'sur la ft)rnmtion de la graisse dans les animaux. i

En s'appuyant sur la pratique des nourrisseurs^od est assez naturellement conduit à penser que les mat tières sébacées de Toi^anisilie dérivent^ en grande partie, des principes analogues aux corps gras qui préexistent dans les aliments végétaux; et, dans cette hypothèse, la quantité de graisse fixée ou sécrétée par un animal^ dans un temps donné, serait à trèspeu près représentée par les substances solubles dans l'éther et Talcool, mais insoluble dan&Teau, dont les fourrages sont pourvus. Ces fourrages présentent, en effet, conune nous Tavons reconnu, des proportions de matières grasses, suffisantes pour fournir la graisse que l'on rencontre dans certaines sécré^ tions. C'est ainsi * que, dans le cas le plus gé^ néral, une vache laitière reçoit dans sa ratioi» une quantité de principes solubles dans l'éther qui reprén sente et au delà, le beurre «renfermé dans son lailL Uon sait, d'ailleurs, que l'on, favorise singulièremenÉ Tengraissement, en faisant intervenir dans ralimen«tation des tourteaux oléagineux , ou mieux encore', des' graines oa des fruits riches en huile, comme, le liuyle maïs, les baieade palmier; ajoutons que les t>lH servations des physiologistes, particulièrement celles de MM. Tiedtnann et Gmelin, montrent que lés sub^ stances grasses des aliments, divisées ou énùlsioanées* pendant la digestion, passent sans altérations profondes dam le chyle, et, de là, dans le ssang, où elkÉ persistent, inaltérées durant un certain tempa,

572 DES POEGS.

restant en quelque sorte à la disposition de Toi^anisme, pour les besoins de la combustion respira* toire, dans les occurrences où Tanimal viendrait à être privé de nourriture. C'est ainsi qu'un individu gras résiste mieux à l'inanition qu'un individu maigre; c'est par la graisse accumulée, que les animaux hyver-^ nants passent, sans manger, dans un engourdissement léthai^ique, la plus grande partie de la saison.froide.

D'un autre côté , on a expliqué la formation de la graisse par une simple modification des principes à composition ternaire, qui entrent habituellement pour une forte proportion, dans la nourriture des herbivores; ainsi, d'après cette manière de voir, l'amidon, le sucre, la gomme , le sucre de lait pourraient se changer en corps gras , en perdant , sous l'influence vitale, une partie de leur oxygène.

Entre ces deux opinions extrêmes , dont l'une voit la graisse toute formée dans les aliments, tandis que l'autre admet qu'elle est élaborée dans le sang et avec les matériaux du sang , vient se placer une opinion plus modérée, qui s'est fortifiée par la connaissance de certains phénomènes de fermentation observés dans ces dernières années , étabUssant que le sucre , en contact avec des ferments azotés , donne quelquefois naissance à des acides gras, à des huiles. On sait, par exemple, que le sucre produit de l'acide butyrique, lorsqu'il se trouve en présence du caséum en voie de putréfaction ; c'est également pendant la fermentation des pommes de terre , des betteraves , des céréales, du mare de raisin, qu'appardt une huile

m» PORCS. 573

que Ton considère aujourd'hui comme l'alcool de Tacide valérianique , acide primitiv^nent découvert par M. Ghevreul dans la graisse des cétacés. Il serait donc possible que, dans l'acte de la digestion , le sucre ou ses congénères éprouvassent une fermentation spéciale , donnant des matières grasses qui , une fois formées, seraient absorbées par les chylifères. On le voit, cette opinion mixte se confond, au point de vue physiologique, avec celle qui soutient la pré-existence des matières grasses dans la nourriture ; car, il importe peu que la graisse assimilable soit ingérée directement, ou qu'elle prenne naissance dans l'appareil digestif, appareil où les aliments sont encore en dehors de l'oi^anisme. S'il en était ainsi, les animaux partageraient avec les végétaux la faculté de créer des corps gras, et cela probablemrat par des moyens analogues. On voit , en effet, l'amidon et la matière saccharine disparaître graduellement dans les plantes, à mesure que la substance grasse s'accumule dans leurs^ semences. La sève de certains palmiers est une abondante source de sucre, jusqu'au moment oii le fruit devient une source d'huile non moins productive. Je mentionnerai encore, pour compléter ce rapide exposé des idées émises sur la production de la graisse, l'opinion qui attribue aux principes azotés des aliments la propriété de concourir efficacement à la formation du tissu adipeux; c'est cette opinion que j'avais adoptée à l'époque où je fis mes premières re* cherches sur la valeur nutritive des fourrages , alors que je considérai leur élément azoté comme le plus

Ligneux, cellulose,. 0,4

Substances saiioes ifi

AmidoD el corps analogues. 20,2

loo.o

La totalité des principes mentionnés ci-dessus, ne concourent pas à la nutrition; le ligneux doit être considéré comme inerte.

Le porc n" 3 a consommé dans les 205 jours de régime 1,433 kilog. de pommes de terre; la ration diurne a donc été de 7 kil. à très-peu près ; chaque jour, par conséquent, ce porc recevait dans sa nourriture :

Albumine 161

MaliëreB grasses 14

Amidon et corps analogues. 1414

Matières salines ' :"0

Ou, en ne considérant, d'après l'analyse, que la substance élémentaire des principes utiles à l'alimentation :

Carbone 130,1

Hydrogène 96,1

OiygÈne 740,1

Aïole 25,3

Sels 67,B

J'ai déjà établi que la ration alimentaire d'un animal adulte, pour être complète, doit apporter une quantité de principes azotés suffisante pour réparer les pertes des principes également azotés

DES porcs; 56Y

Nous avon^ vainement essayé de remplacer les pomtiies dé terre par les tourteaux de colza oii d!^' cartiélihe ; les pdrcs les ont refusés avec opiniâtreté / ils ont accejpiè au' contraire les tourteaux de pavot et de noix. Ils mangent aussi du tourteau d^ lin , et^ dans la saison du trèfle, il nous est arrivé de les nourrir en partie av«c cette plante ; cette alimentation jointe à des bains fréquents, contribue à les maintenir en santé pendant la saison ia plus chaude de l'année'. Les porcs de cinq à six mois consomment, par jour, environ 9 ]£il. d^ trèfle, quamtité qui représente *i^,2 de trèfle fané.

Le porc engraisse à tout âge ; mais, comme il n'atteint son entier développement que vers quinze ou dix-huit mois, qu'il est alors suffisamment en chair, on croit que son engraissement ne doit pas avoir lieu beaucoup avant cette époque; l'autre limite extrême d'âge paraît être cinq ans. On admet qu'A faut douze semaines pour amener un porc à prendre une belle chair et un lard de 3 centimètres d'épaisseur. On compte seize semaines pour obtenir un animal réellement gras, vingt semaines pour obtenir le maximum d'engraissement (1).

Le porc demande & être rationné avec r^ularité. Après le sevrage, les gorets doivent manger cinq à six fois par jour. On diminue graduellement la fréquence des repas, et vers l'âge de deux mois ils n'en prennent plus que trois.

[i) Wolhfarl, Journal d'agriculiure^ t. V, p. 257.

SOS DES roHCs.

brûlés ou expulsés. Ces données sont entièrement applicables à la diïicussion de l'alimentation du porc n° 3, qui consommait par jour 7 kil. de pommes de terre, contenant 730 gram. de carbone dans les matières digestives; ainsi, au fait de la non production de la graisse sous l'influence de ce régime, on peut répondre que l'alimentation était réellement insuflisante ; puisqu* après avoir fait la part des élcraenb indispensables aux fonctions vitales les plus importantes, il ne restait de disponible, pour former de la chair, de la graisse, que 16 gram. de carbone, et qu'il n'est nullement surprenant que, vu la période de croissance dans laquelle se trouvait l'animal, ce carbone ait concouru à la formation de la chair; cela d'autant mieux, que l'augmentation diurne du poids vivant a semblé indiquer que l'assimilation s'est particulièrement exercée sur l'albumine de la nourritui'e, et que c'est principalement le carbone de la fécule qui a été consommé par la respiration. Un argument en faveur de cette opinion , c'est celui que l'on tire du ralentissement de la croissance du porc à mesure qu'il avançait en âge. Ainsi, vers la Gq de l'observation, l'augmentation était d'une grande len* teur; à partir de l'âge d'un an, le poids est resté à peu près slationnaire : c'est qu'aloi-s, dira-t-on, l'animal brûlait plus de carbone pour entretenir sa respiration, el que, conséquemnient, l'iusufiisance de la ration est devenue plus prononcée. Tout en reconnaissant que le porc, parvenu à l'âge de treize mois et au poids de 81 kil., doit, en respirant, émettre plus

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