LOI DE PROGRESSIO:^ DU SALAIRE
des communes, et le caractère des grandes époques à l'issue desquelles une amélioration dans les ressources et dans Texistence matérielles des masses s'est trouvée réalisée, nous voyons que durant ces époques, ou antérieurement, avaient été vulgarisés des idées, des croyances, des sentiments, des désirs, des besoins et des prétentions, qui tous tendaient à établir la légilimité d'une distribution plus équi« table des bénéfices de la production totale; et que non seulement les classes inférieures y adhéraient, mais aussi et souvent les privilégiés, grâce à l'intervention généreuse d'une forte portion des classes même qui pouvaient y trouver un sacriGce. Et , pour nous en tenir à un exemple, beaucoup de seigneurs dans la première période du moyen âge allèrent au devant des sacrifices que leur demandait la religion en faveur des serfs : ils leur donnaient l'affranchissement par un acte volontaire religieux.
En voyant à quoi veulent conclure les prétentions des masses, on se demande comment il se ferait jamais que leur part dans les bénéfices de la production devint plus généreuse.
Comment s'est-îl fait qu'un jour l'esclave reçut de son maitre ou de la loi le droit d'amasser un pécule, d'avoir une femme et une famille, de s'appartenir enfin, lui à qui le maitre tout-puissant refusait primitivement tout cela, lui sur lequel il exerçait droit de vie et de mort ?
Gomment s'est-il fait qu'un jour le serf, l'homme attaché à la glèbe ^ l'esclave à demi affranchi , obtint