LOI DE PROGRESSION DU SALAIBE
de son seigneur rairranchissenient complet; put accumuler, hdrîter, acheter et vendre, recevoir un salaire en retour de son labeur; ne prêter son travail que comme il le trouverait bon, et pour la somme qui lui plairait?
Or, remarquons qu'il y a là bien plus qu'une augmentation de salaire. Certe's , jamais les ouvriers de nos jours n'ambitionneront et ne réclameront dans les bénéfices de la production une part qui équivale à celle-là ! Et il y eut alors, de la part des maitres du passé, des sacrifices bien autres que ceux qu'il s'agira jamais d'exiger des maitres actuels, ou des maitres futurs.
Remarquons surtout que ces sacrifices ne s'obtinrent ou ne s'accomplirent nullement en une seule et même fois, ni dans une courte période; qu'ils furent graduellement divisés, par portions inseusibles, entre les générations et les intérêts d'une suite de siècles plus ou moins longue. Donc, nul doute : ni les classes ouvrières, ni les chefs et maîtres actuels de l'industrie , n'obtiendront des bénéfices, ou ne subiront des sacrilices analogues à ceux que l'histoire nous offre ainsi dans une résultante totale imposante, mais qui est, en réalité, la somme d'une multitude de petits progrès insensibles, opérés par la force des choses, en faveur des classes nombreuses , durant une période de 1 ,000 et 1,800 ans. Par la force des choses! Voilà le comment du progrés de ces temps critiques et du dénouement de ces difTicultés en apparence inextricables ! La force II. 9