‹ Économie socialeChapitre 16 sur 49 · LB CAPITAL^ LB TRAVAIL ET LA CAPACITE · texte numérisé non relu

LB CAPITAL^ LB TRAVAIL ET LA CAPACITE

De quoi il s^agit. — Jusqu^à quelle limite les prétentions du Iravail sont légitimes. — ^Des divers modes de participation possible du Iraveâl dans les bénéfices de la production. — Première combinaison} — Désirs et prévision?. — Rôle probable de beaucoup d'hommes influents. — Faits contemporains qui autorisent nos prévisions. — Motifs généraux. — Les mines deLittry. — Les mines de Ilartz. — Les manufactures de Lowcil, aux Étals-Unis. — Avantages notables du premier mode de participation signale. — Deuxième combinaison. — Troisième combinaison. — Caractère et propriét<*s communs à ces combinaisons. — Proportion des bénéfices à accorder au capital, au travail et à la capacité. — Comment elle s'effectuera vraisemblablement. — Certaines impossibilités prouvées.

Est-il possible d'introduire dan!> la juxf a-position du capital et du travail^ entre les maîtres et les ouvriers, une combinaison telle, que ceux-ci se ressentent proportionnellement de la prospérité de ceux-là, sans que, néanmoins, les maîtres s'engagent et soient obligés d'assurer un salaire plus grand que le taux actuel aux classes laborieuses?

Voilà, après tout, la principale et première difficulté, sinon de quoi il s'agit uniquement? Or, nous allons voir combien l'esprit d'association a de réponses toutes prêtes, et combien il en recèle pour un prochain avenir, au fur et à mesure que se présenteront les occasions de les susciter»

GAFITAL^ TAAVA1L.it TALMT. 145

Les termes de cette oomp(^ioii> les moyens de régler les intérêts du capital et du travail seront nombreux et variés ; plus d'une combinaison se pré* sente et.trouve déjà son heureuse application.

Mais avant de les indiquer ^ il fiiut se rappeler qu'il ne pourra être qi^estion de mettre Touvrier de niveau avec le chef de l'entreprise dans le dividende des bénéfices. Quand Touvrier, grâce à une part plus équiteble dans les bénéfices, à sa prévoyance et à ses épargnes, se sera fait un capital, il aura droit, en le plaçant dans une industrie, à un dividende proportionnel à sa mise; mais avant l'acquisition de ce capital, avant et sans ces épargnes, il ne peut prétendre à autre chose qu'à une certaine augmeatetion de part, au moyen de l'élévation de son salaire oh de quelque combinaison qui le fasse entrer, pour une fraction supplémentaire et éventuelle quelconque, dans les bénéfices de l'établissement, sans cependant jamais être solidaire positivement des pertes et des désastres.

Car nous voyons un immense <^tacle à ce que tout aille beaucoup mieux par une participation plus complète de l'ouvrier aux bénéfices de l'établie sèment. S'il a beaucoup d'enfants, s'il est immoral, dissipateur, s'il est fainéant ou sans force de santé, peut-on couvrir toutes ces infériorités, et toutes ces tendances à la misère , par le degré de participation qu'il est juste de lui donner? S'il avait un capital ou des épargnes, il aiura pu les mettre dans les caisses publiques ou les faire valoir dans un étaUissement IL 10

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quaioonqued'indastm privée. N'est-ce pas là ce que . diacun peut espérer aujourd'hui? Que faire de plus qui ne rentre dans les actes facultatifs du dévmie^ ment religieux^ ou qui ne suppose le temps.

Ces combinaisons , celles du moins qui prépareront le débronillefflent et Fapaisement de la crise et qui condoîront pacifiquement à travers Tépoque 4b transition 9 seront yraisemUablement les suW- . vantes ou d'analogues; et elles aboutiront toutes , quelles qu'elles soient^ à garantir le nécessaire des ^mvriers» les moyens de subsistance de kur/amiUe, même dans les temps de chômage y même pendant leurs maladies ou leur vieillesse.

. Ainsi f Ton conçoit qu'unis certaine augmentation du salaire s'opère gënéralemeM et se répartiwe de telle sorte qu'une portion, la plos forte, mtjîxe et garantie 4 titre de salaire mêimimum^ comme Test aiyourd'hut le salaire^ lorsque l'ouvrier travaille; et qa'nne autre aoit évatuMe et dépende, ou des bénéfices nets de l'entreprise dans des ca« prévus, nu d'un accroissement dans les bénéftcea dépussant Id tauK préfixé ; et qu'une troisième enfin, éveMnelle attsfei> dépende des épai^gnes qu'on réafiserait dans; .les finis de production, par le &ît des ouvriers, soit à cause delà perfectbn reladve des prodhiits, eoit à oause du temps gagné dans Texécntion.

Ainsi trois parts :

1^ Salaire fixe quotidien ;

%"". PartéventuftUe, praportionnëe^aux frais depraduction ttUérienrementetprogressivcment épargné!;

S''. Part ë^tlmeot éventudle dans les bénéfiees nete de reatreprise.

Oo conçoit cnowa que pour ws d«ux dsnûénoi parte, ou pour la troiMéme ^eulemettl , ou pour la deuxième^ las ouvriers u'aknt droii à loucher pMvîr soirement qu'une fraction, le tiers oa la nmlié ; et ijue l'autre fraetiou aille se capitaliser à leur profit dans les eaiases d'^^mrgneou dans um casase de rép aerre et de retraîle particulière qui eoit leur ineslip aaUe resaouroe dans les cireonatanees difficiles de k .¥Ja,diitauige,oriaes,TieiUesse, maladie, ittfirmiéa.

Pourquoi les cktefs d'étaUissements , les gnadas eocâités par petites actions ne se conoevraient^ls pas un jour un rôle de préfoyance et de bienveil» lanee enwrs les classes infiérifures? C^est dam leur intérêt aastani que dans leur devoir^ Déjà n'avans^souspas iieaaeenp de sociétës anonyoMS qui ouFnqt desëûolesà leurs «iniers , enfants et adultes ( «pd leur aasurent Teflleée et des secours dans tes bbpi^ taux publics; qui leur affectent direetcMent des infinncries spëoiaiesou leur font donner des soins à domicile?

IL'e&emple de La Bioehefoucaipld dans ses établiai" semeoÉs de Lianoourt, celui de MM. Kodilin «n Alsace, d'Ounen en Ecosse et de nembreux pbilan-t' thropes, qui sur tous les points de la France, en An» f ieterre, en Bdgkpie et même aux États*4Jms, se donnent ie rôle charitable de veiller à la moralité des classes <pi'iis font travailler, et quisaTeot les rendm seusiUea à leur bUne, à leurs exhortations et à leurs

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