‹ Économie socialeChapitre 28 sur 49 · LEGITIMITE DE LA HICHBS5B · texte numérisé non relu

LEGITIMITE DE LA HICHBS5B

le plus de santé et qui, par conséquent, font le meilleur usage des richesses.

Mais, certes, ce ne sont pas les classes qui jouissent héréditairement du superflu et qui s*adonnent aussi héréditairement à Toisiveté, à la mollesse, aux débauches, à l'abus de la sensualité.

Ce ne sont pas celles qui subissent de longues privations et qui, en temps de courte fortune, se jettent, jusqu^à la plénitude et la réplétion, dans les joies de la Bonne chair, et qui font abus dans les prl* vations, comme les opulents dans le superflu. "^ Ce ne sont .pas, enfin, les classes qui, toujours aussi voisines de l'aisance que de la pauvreté, n'atteignent ni Tune ni Fautre et vivent de peu^ approchant difficilement le degfé des subsistances nécessaires au soutien d'une vie dormante et valétudinaire, comme est celle de tant de populations aujourd'hui en Europe et par toute la terre : elles sont à couvert de la faim et des afigoisses de la misère et de la pauvreté proprement dite, mais elles sont privées de viande, de boisson stimulante, etc.

Les mêmes faits, les mêmes motifs suggéreront aux gouvernements d'intervenir de plus en plus dans la distribution hygiénique des établissements industriels. Déjà ils concentrent à Técart les établissements susceptibles de nuire à la santé publique; peu à peu la force de Topinion, et la bonne volonté même des chefs d'industrie feront également affeqter certaines localités excentriques aux ateliers bruyants et désagréables sans être délétères.

236 LA DISTKTBrnON DBS KIGHBMKS.

La propreté sera de rigueur dans ces foyers où s*aiiionceIlent et respirent tant d'êtres humains, enfants et femmes surtout. Les fonds affectés aux établissements en grand permettront de les bâtir selon les régies d'un architecture socialct et non selon la mesquinerie barbare de la routine : les ateliers 8e«ront aérés, etc.

C'est donc Tune des plus salutaires influences des forces et des moyens économiques modernes que d'ouvrir, comme ils font et comme ils promettent de le faire^ les larges portes de Taisance au très grand nombre, et de le mettre dans les conditions hygiéniques des classes intermédiaires.

Ici encore, nous pouvons constater un grand bien-* fait inhérent à ce milieu nouveau : il répandra Tai* sance dans les classes moyennes et laborieuses, en général ; et, par là, il leur assurera tous les bienfaits de la richesse, la santé, le contentement intérieur, la bonne gouverne des passions «t celle des désirs (gouverne que facilite d'ailleurs singulièrement de lui-même l'état normal du corps), enfin le dévelop* pement de rintelligence, source inépuisable de bienfaits pour l'individu et pour la société, condition d'ordre ou de progrès, de dignité, de liberté et de moralité universelles.

LA TIB SOCIALB.

US imOITS POUTIQUIS.

ConuiMiit se forme VopHdon générale, — Comment les mœurs tiendront de plus en plus lieu de lois. — Caractère politique général de rareinr. — ^Réle probable de Péleelkm, du jury et du concours dans Fassodalkm industrielle future. — Comment la forme représentative s'introduira dans Péconomie administrative de Tindustrie , du commerce et de ragricttltnre.-"Prévi8ions à cet égard. — Gomment et à quelles conditions les droits politiques seront sucoessivenieBt obtenus par la multitude des peuples.— Comment l'industrie finira par se donner un code réglementaire, plus ou moins élastique dans ses dSspositîons impératives.

Sous le point de vue politique et social, il y a, dam diaque membre du corps social, une portion bonne et une portion mauvaise : la première sert à former, à fortifier et à maintenir t opinion générale, laquelle fait loi ; et la seconde se trouve ainsi dominée et subjuguée, enchaînée, maîtrisée par cette même opinion que l'autre moitié de Tindividu lui-même a contribué à créer et à ériger en loi : c*est ainsi que nous devenons notre propre tyran et notre régulateur; et que le joug imposé à nos passions est notre propre ouvrage, même alors que

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