‹ Économie socialeChapitre 33 sur 49 · S^ LA VIE SOCIALE · texte numérisé non relu

S^ LA VIE SOCIALE

les influences sur l'état social ^ la formule la plus générale du balancement et du progrés politique nous parait être celle-ci pour l'ensemble des nations. La démocratie est ou sera toujours à son sum^ mum dans les classes sous^moyennes et inférieures^ dans la foule, parmi les prolétaires enfin ; elle seule a puissance d'avenir par ses désirs et par ses besoins y mais nullement par ses lumières et sa capacité j elle pousse au progrès , mais elle ne saurait le réaliser : c'est pourquoi elle a et aura toujours, pour le présent successifs un frein nécessaire^ utile en général, dans les classes moyennes.

Mais elle est et sera toujours combattue ou contrariée, non point par les classes vraiment supérieures qui seront les représentants et les envoyés infaillibles des classes progressives combinées au foyer de la puissance législative et executive, mais par les aristocraties , par leurs débris, et par ceux qui possèdent ou qui ambitionnent , à un moment donné, des privilèges devenus incompatibles avec la justice et avec l'amélioration du sort général.

La forme représentative s'étendra successivement chez tous les peuples, dans tous les ordres d'intérêts et pour toutes les fonctions publiques sans exception, par V élection, le concôtirs et le jury, sous des formes et des nuances très variées.

Et les droits politiques, l'activité civique, seront toujours bornés , comme privilège légitime et durable, à la sphère de l'intelligence, de la moralité et de Taisance , comme signe d'intérêt à Tordre et

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au progrés y ce qui assurera aux classes moyennes et sous-moyennes j c'est à dire à l'immense majorité graduellement croissante des peuples d'un em« pire^ la qualité d^électeur, à^examinateur et de juré.

Il résulte encore infailliblement de raccélératioii des communications, du rapprochement prodigieux des distances et de la publicité inouie qui existera d'un point d'un même empire à l'autre y

1"*. Action prompte et spontanée du pouvoir social, par conséquent affermissement et force d'extension et de cohésion infiniment plus grande des États, des gouvernements, agissant dans le sens national et avec l'assentiment quasi-universel des peuples;

V. Mais aussi , facilité infiniment plus grande pour les peuples de préserver leurs droits des tentatives rétrogrades ou du despotisme , de s'entendre et de se concerter eu cas de danger pour la patrie.

Il résulte alors de cette force de cohésion nouvelle des empires ce grand fait d'équilibre politique, c'est que l'importance et le nombre des empires changera probablement d'une manière sensible.

Car un empire qui sera trente-six fois plus gran<l que celui de la France actuelle se gouvernera avec la même facilité qu'elle et avee la même promptitude d'action sur les points extrêmes.

)^ ponsidpratipn dp U grandeur et de ïçt^id^ç îi'HP epipire , la dilDcpllé 4>n relier pflprgiqiierT îflept toules le^ partjps eft y faisant çeptir jnpe5S?HûT flHen{ ^ forpe çentr\fii^ç., np sera f|PBP pW? H» obstacle aux grands desseins d'envahissement e( de conquête de la part des nations puissantes.

Il en sera tenu compte ^ nul doute ^ dans les essais f)p ffisiofi eurqpéer^qp, quqqd )e jqpr pxs sprji Y^ni|.

Mais déjà nous pouvons |ci eqregi^^r^r pette jipT parente causp Qpale du rftpprocl^pmep^ prç)digipu^ des distances. Si les peuples soq(; destjqés à se combiner daps une fédération ou pap^iér^^iop universelle ; ov) à ae fondre d^ns Tassoc^^tion intime \ ef. d'^bwd à 9^ réduire en quelques vastes enopires, dpat l'm^ compreiine TEprope entière, par exemple : il devait sp fi^ire pré;|lablement des possibilités matérielles correspondant à ce but définitif et Iqint^f q ; e^ ^^ premier r(()[)gdeç^s possibilités, jl fp^ mettre <|çs cpfflmHci}palipps prqmpte? et çonirfiçfan(ps j^^r qu'p prp^içe^ WmRje le SiOT\\ le§ çhpi^inç de fpr : car, nous le fépétftnîi^ TïJurQpe pourrais (etf^ (lelâ), avec les chemins de fer et les bateaux à vapeur gér 3^ralisé§ , se. gq\iYerQçr , toutes pf^qses d'^ill^rs .^aies, plus fsGJlemept que la pr^nqe d^ujq^rd'biii.

plus uqp proyipcB oij une localité gravite prp3 4u çeqjfp 5Qçjai pî gp^vepfiemental, plu§ pl}p est pnyejpppée d^ins le touibillop qui Tentrsiîne, mqins elle veut s'épjiapppr de Tpjrbite qu'il )a forpe 4^ déprîre. C'est pe que prouve l'histoire de tpus les départements enclavés dans le cerple de vjngt lieiips

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autour de Paris et de toutes les capitales. Dans le corps humain , les extrémités sont froides quand la chaleur et la vie animent encore les parties plus voisines du cœur : il en est ainsi du corps social.

Ce que Paris est pour la grande banlieue, les chefs-lieux le sont pour les départements; et les villes sous-préfectures pour leur arrondissement; elles sont leur centre de gravité ; elles le soleil, et eux les satellites.

Pour les troubles et les émeutes, pour l'action du pouvoir public, Paris, domination centrale dans ce rayon, est toute-puissante ; la nouvelle en parvient vite , et la force armée y est aussitôt renforcée ; de même, si une profonde dissension intestine naissait dans quelque localité isolée de cette banlieue, toutes les autres viendraient, s*il y avait lieu, par une prompte coalition, réloiifFer.

Lors donc que la France sera condensée autour de Paris, quelle ne sera point refHcacité du pouvoir central! quels moyens d'information et d'action sur tous les points ! avec quelle facilité et quelle promptitude le sentiment national ferait explosion, et le gouvernement lèverait une armée en masse, en cas de forfaiture nationale, de déclaration de guerre, d'invasion soudaine!....

LA PUlSâANOS DES NATIONS.

Conditions de toute puissance. — Comment une nation désormais peut espérer se faire respecter. — Évolution difficile à opérer en Europe. — Avènement de Tindustrie. —A quel peuple écherra la puissance dans Tavenir. — Polurtialîon probable du commerce extérieur de certains peuples. — Rôle et puissance des États-Unis. — Comment la puissance et la prépondérance des Occidentaux ne sauraient être traeasaères ou funestes pour les Orientaux. •— Résultats généraux pour TËurope et pour l'Asie.

Les désirs^ les jouissances, les ressources, la puis^ sauce et la grandeur des nations et des individus , croissent en raison directe de leur moralité, de leur science, de leur activité productive.

J'entends par science celle qui nous fait connaître les lois de la nature, qui nous permet d'approprier ses forces aux fins de rhomme, et qui produit les inventions et les découvertes.

J'entends par activhé productive celle qui réalise cette application , aussi bien que celle qui pousse rhomme à produire de ses propres bras.

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