HOTES
NOTE 4 (page 269).
Si l'on pouvait douter du degi*é d'influence que nous attribuons, dans ce conflit et dans ce triomphe mémorable, à l'or, à Tindustrie , au matériel des Anglais , il suflirait d'examiner le tableau suivant et d'y considérer coknbien les dépenses publiques de l'Angleterre ont été croissantes tant que Napoléon s'avançait vei*s l'apogée de sa gloire et de sa puissance , et rapidement décroissantes aussitôt qu'il fut vaincu et tefe-rassé.
Dépenses publiques de l'Angleterre pendant les 36 dernières années.
millions ae lîv. ster. millions de Hv. ster.
{eu nombre rtfnd). (en tiontbre rond).
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i8o9 39 ilhS 54
NOTE 6 (page 277).
L'accroissement des relations que décidera successivement, sur tout le globe , k propagation des bateaux à vapeur , etc. , se peut déjà apprécier par des chiffres fort curieux ; ainsi : de et pour Geylan, Bombay, Madras et Calcutta, il avait été éclmngé 254,672 lettres et journaux en 1 834 entre l' Angleterre et ses possessions orientales. — En i836, ce nombre s'élevait à 291,818. — Dans ce total de 292,000, les journaux et les papiers pu^ blics entraient ptnit un tingtième environ.
NOTE 6 (page 343).
L*étudc des diversités naturelles du genre humain est si peu avancée , que les savants en sont encore à s'entendre sur le nombre des races, espèces ^ variéféSy lypes^ etc. , et même sur le sens de ces mots appliqués au genre humain. Les définitions abondent, toutes arbitraires et des plus contradictoires. Nous avons compté jusqu'à trente auteut^dont chacun a sa définition à soi ; et cependant ce sont, pour la plupart , des notabilités scientifiques , a la tête desquelles les Leibnitz , les Linné , les BufFon, les Guvier.
Depuis moins de deux cents ans que la question des diversités humaines a été abordée physiologiquement , l'interprétation philosophique en était demeurée presque entièrement négligée. Dans les écrits antérieurs à notre siècle, on. ne dépassait guère la sphère physiologique et la classification des prétendues mces ou espèces humaines , à la. manière de This^ toire naturelle, d'après les apparences extérieures de Toi^anisation, ou du moins Ton se bornait à l'explication vulgaire de ces diversités.
Mais , dans ces derniers vingt ans, le point de vue social et politique a sensiblement prédominé dans cette étude , grâce , sans doute, à la curiosité et à l'intérct qu'ont fait naître la sympatliie générale pour le sort des esclaves et l'horreur pour la traite des noirs.
En Allemagne et en France, des historiens assez distingués pour faire école ont même édifié toute une méthode et ime doctrine historique sur cette distinction des races.
Aujourd'hui, dans le domaine plus spéculatif de la philosophie et de la physiologie, la question des races est chaleureusement débattue. Là , comme en tout et partout , les opinions se retranchent déjà , d'une manière assez compacte , sous les éternelles bannières du spiritualisme et du maléricdisme, et l'on peut y découvrir, à la rigueur, une espèce de juste milieu éclectique, ambitionnant de concilier l'inconciliable.
Il y a donc deux grandes hypothèses en présence.
La diversité physiologique et la différence des aptitudes humaines sont un double £ait universel que personne ne conteste.
La question est de savoir d'où viennent les aptitudes individuelles ou collectives; quel rapport elles ont avec l'organisation ; si celle-ci les donne ou les mesure, ou si elles sont beaucoup plus dépendantes de la spontanéité humaine; comment elles se perpétuentou se transmettent, et quelle part d'influence ont sur leur manifestation l'organisation, les circonstances extérieures, le libre arbitre de l'individu, l'éducation et la civilisation.
Pour les matérialistes, c'est I'organisation qui les donne ou les enserre ; elle en est , pour ainsi dire , la racine et le tronc ; les branches et les feuillages dépendent de l'éducation , des circonstances extérieures et des autres moyens de perfectibilité.
Suivant eux , le genre humain se divise en races , dont la nature , dont les aptitudes intellectuelles et morales sont divei*ses et Inégales, sont nécessitées et entretenues à tout jamais pour chacune par une organisation virtuelle , absolue^ permanente, inaltérable, transmissiblc et héréditaire tant qu'elles ne se mêlent pas entre elles par le croisement. Cette organisation est un type sut gêner is^ qui peut bien s'altérer dans les mélanges, mais qui se perpétue cependant et qui survit en définitive, dans la réalité, à toutes les épreuves du croisement.
Les races sont luérarchisées entre elles d'après un type idéal de perfection organique, et le rang qui marque le degré de supériorité ou d'infériorité relative de leur organisation marque également le degré de perfection de leurs aptitudes intellectuelles et morales.
Chaque race, dans la limite naturelle de son organisation , est perfectible, sans jamais pouvoir surpasser ni atteindre celle qui lui est immédiatement supérieui'e. En un mot , elle est casée par la nature ; et la science pourra lui dire un jour : Tu n'iras que jusque-là en connaissances, en vertu et en puissance. Toute race a devant elle une race qui lui est supérieure, et qui la limite fatalement, et derrière elle une race ipférien|ie
! qu^elle domine Tirtudlèmetit et en fidt, et qu'elle limite à toa
tour.
Pour etix donc, Porgamaation mesure le degré des aptitudes intelleGluelles et morales ; elle en est le principe bien plusqm le résultat ou l'instrument. Us concluent de Torganisation au fiftcttltés) c'est*À-<Lire de l'organe à la foncti<^ ; et lia aupposeat admis que le dehors représente fidèlement le dedans ; ils transportent dans l'étude de l'homme, et ils appliquent aux tiâees le grand principe phrénologique généralisé ainaî que sa méthode. Ils leur appliquent enfin rigoureusement le principe de là gradation des êtres tel qu'il s'admet et se pratique en histmre naturelle.
Hostiles à toutes les traditions bibliques , les matérialiste paraissent avoir été conduits à la custinction fondamentale des races par le désir secret de nier l'existence d'Adam j le pcre commun et unique des hommes. La pluralité d'origine est donc un ai'dclede foi parmi eux.
Un jeune écrivain , M. Victor Gourtet, vient, tout récemment, de formuler, avec hardiesse et sagacité, les pointa divers de la doctrine Êitaliste des races et quelques-unes des conséquences politiques ou historiques qui en dérivent ; il s'en constitue le logicien souvent rigoureux , et son livre en est l'expression générale la plus avancée et la plus systématique; bien que lui-même, dans ses croyances et dans son langage , manifeste, à chaque instant , un efiiervescent spiritualisme, et tepousse la qualification de matérialiste.
Ce qui caractérise Pœuvre propre de M. Coiirtet et la rend neuve à quelque égard , c'est l'application qu'il fait de la distinction des races et de la loi de leur croisement à l'histoire et à la politique générales.
Les écoles historiques dont nous signalions tout à l'heore l'elisténcé en Allemagne et en France , particulièrement les travaux de MMt Thiertyet cet» de MM^ Michelet et Ghatesti^ briand, avaient établi on favorisé l'opinion que les races, cfaei lin même peuple , se juxtaposaient oli se superposaient des Vainquent^ aux vaincus , sans presque jamais se foiidie ; qu'elles se perpétuaient sans mélange , et que les coiitits , 1^