LA PROPRIÉTÉ RT L^BÉRITAGB
obtenir sa part dans la production à laquelle il concourt par son intervention, et nul ne peut songer à la lui refuser tant que chacun ne sera pas sûr de trouver sa fonction et son existence dans l'atelier général ; assez vertueux et moral pour l'y prendre comme une charge et comme le moyen d'apporter sa pierre pour l'édification du temple de Dieu qui est l'harmonie et le bonheur de l'humanité. Alors, mais alors seulement le capital, la capacité et le travail seront confondus dans une même et sainte égalité*
Toutefois, par le fait incontestable de la diffusion moins disproportionnée des richesses et par la tendance des égoismes à s'équilibrer dans leurs prétentions mutuelles; à mesure que l'industrie se développe et que le travail pacifique devient Toccu* pation ordinaire des nations , la part de capital de chacun est moins grande, mais aussi sa part de certitude d*existence par le travail Test davantage; de plus , l'intérêt du capital diminue , et cela est tout simple, puisque chacun peut davantage se passer d'emprunter. Mais c'est là un élément très variable et qui ne peut dépendre que du fait moral, non d'une influence matérielle dii*ecte; car tant que des gens auront trop de richesses amassées etqued'autres n'en auront point assez, rien ne peut empêcher le contrat d'emprunt moyennant intérêt, si ce n'est la moralité des parties ou la moraZ//e générale ayant force de loi.
Si le faux de Tintérét baisse graduellement dans notre Europe, c'est qu'en effet il doit avoir un