‹ Économie socialeChapitre 30 sur 47 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

Nous avons dit dans l'Introduction que nous rangerions sous celte rubrique toutes les institutions qui tendent — soit à conférer l'indépendance aux salariés qui travaillent pour le compte d'un maître; — soit à conserver l'indépendance aux travailleurs qui la possèdent déjà, artisans ou paysansi^).

JNous allons examiner successivement les institutions propres à atteindre ces deux fins, c'est-à-dire

(1) Il est bon d'abord de savoir quelle est Timportance respective de ces deux catégories sociales. D'après le recensement professionnel de 1896, il y aurait en France {en ne comptant que les hommes) : 5.395.000 travailleurs indépendants (patrons ou artisans libres) : l 1.900.000 dans l'industrie et le commerce; ^^"^ j 3.495.000 dans l'agriculture; 5.714.000 travailleurs salariés:

\ 3,453.000 dans l'industrie et le commerce; ^^"^ ) 2 261.000 dans l'agriculture.

Les premiers sont donc aux seconds dans la proportion de ^—^ : c'est presque l'égalité. Mais le rapporteur officiel estime que 859.000 de ceux classés comme travailleurs indépendants doivent en réalité passer dans la catégorie des salariés, ce qui donne alors 4.5.36.000 pour les premiers, 6.573.000 pour les seconds : proportion 12:5^

qui tendent — d'une part à l'abolition du salariat par la substitution du travail associé au travail salarié; — d'autre part, à la défense de la petite industrie et de la petite propriété (i).

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