‹ Économie socialeChapitre 32 sur 47 · CAPITAL · texte numérisé non relu

CAPITAL

francs.

3il

Totaux 882 736.000

402 ÉCONOxMIE SOCIALE.

les rapports entre les hommes et toutes les faces de la vie.

Voici en quels termes Lord Grey, dans un discours à Howich en août 1898, décrivait la condition de l'ouvrier de Kettering : « H touche d'abord 12 7^ de ristourne sur ses achats, ce qui, en admettant qu'il dépense au magasin coopératif les deux tiers de son salaire, représente une majoration de son salaire annuel de 8 p. 0/0. De plus il touche comme participation aux bénéfices dans l'établissement oii il travaille, environ 7 7^ P- 0/0 calculés sur son salaire. De plus s'il veut placer ce qu'il a ainsi gagné en actions dans l'entreprise, il touchera comme capitaliste un intérêt de 5 à 7 7^ P- 0/0. En somme, il peut grossir son salaire, déjà payé au tarif syndical, de plus de 15 ♦p. 0/0 et en outre placer avantageusement ses économies ».

En fin de compte, la production est toujours le but assigné à la coopération par toutes les écoles coopératives. Mais on peut y arriver par des chemins différents.

D'un côté l'école anglaise de la Wholesale, qu'on appelle fédéraliste et qu'il serait plus exact peut-être d'appeler collectiviste, veut que la production soit organisée par les sociétés de consommation dans des fabriques qui leur appartiennent et par le moyen d'ouvriers salariés par elles;

De l'autre, l'école française de 1848, qu'on pourrait appeler individualiste, veut que la production soit faite par les ouvriers eux-mêmes groupés en associations de production professionnelles et indépendantes :

IiN DÉPENDANCE. 403 \

I/école qu'on appelle en France le néo-coopéra- ]

tisme ou école de Nîmes, et qui correspond à peu près l

à la Laboia^-Copartnership Association en Anglelerre, \

veut que la production soit organisée : — soit par les J

sociétés de consommation, mais à la condition qu'elles \

associent leurs ouvriers à la copropriété de l'entre- \

prise, afin de les émanciper du salariat; — soit par les \

sociétés de production ouvrières, mais à la condition ;

que celles-ci soient commanditées et contrôlées par ^

les sociétés de consommation, afin qu'elles ne dégé- j

nèrent pas en entreprises uniquement capitalistes. \

]I. — La préseryation de la petite industrie. '

C'est dans la Classe 103, consacrée surtout aux syn- S dicats et aux associations coopératives de production \ et de crédit, qu'un petit compartiment avait été ré- \ serve à la a grande et petite industrie », et le programme explicatif précisait cette rubrique en ces \ termes : « Statistiques et documents relatifs à la con- \ cenlration de l'industrie dans de grands établisse- \ ments; petits ateliers; industries domestiques. Résul- ' tais comparés au point de vue matériel et au point j de vue moral ». ]

C'est là un ordre de faits qui ne se prête pas beau- ;

coup aux expositions. Mais ce qu'on voulait obtenir i

c'était des chiffres, des documents, des monographies, ]

permettant decomparerle développement de la grande j

et de la petite industrie et de voir si la première est 1

en train d'éliminer la seconde. \

L'Exposition de 1900 ne nous a pas fourni à cet \

égard beaucoup de renseignements, pas plus d'ail- i

AU

ECOi>JO.\llE SOCIALE.

leurs que celle de 1889. Heureusemenl le directeur du service de slalislique, M. March, avait envoyé un mémoire accompagné de diagramme qui contenait tout ce que la statistique française peut fournir comme réponse à la question (i).

Dégageons-en les chiffres essentiels quant à la répartition actuelle de la grande et de la petite industrie, et résumons-les dans le tableau suivant (2) :

INDUSTRIE (transports NON COMPRIS;.

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