XVI INTRODUCTION
lence des passions politiques égarait l'opinion et la détournait de ces graves problèmes. « Pauvre France, écrivait déjà Le Play en 1859, nos gouvernements, depuis soixante-dix ans, ont toujours autre chose à faire que la principale : la réforme sociale (1). » Cette paix, unique objet des travaux de sa longue existence, il ne devait pas lui être accordé d'en saluer l'avènement. Il le savait, et, sans se décourager, il semait du moins pour l'avenir. Dès 1871, il s'occupa d'organiser les groupes locaux des Unions, qui, en se multipliant sur divers points du territoire, avaient pour mission d'inspirer le goût des études sociales et de propager les princi^jes de la réforme. En 1875, il publia la Constitution de V Angleterre (2), et, l'année suivante, la Réforme en Europe et le salut en France. La deuxième édition des Ouvriers européens parut en 1879. Enfui Le Play donna en 1881, dans la Constitution essentielle de l'humanité, le résumé de son œuvre et comme le testament de sa vie, en même temps qu'il créait, par la fondation d'une revue périodique, la Réforme sociale, l'organe destiné à perpétuer son enseignement.
tre i( en quoi l'éducation et lesiois anglaises ou allemandes contribuent à pousser la jeunesse vers le commerce d'ex • portation, » celles de Paris et de Bordeaux répondaient qu'un peuple assujetti au partage force est impuissant à soutenir la concurrence des nations plus favorisées qui s'appuient sur le testament.
(1) De Ribbe, Le Play d'après sa correspondance, 311.
(2) Eu collaboration avec M. Dolaire.