‹ Économie socialeChapitre 18 sur 82 · INTRODUCTION. XXIX · texte numérisé non relu

INTRODUCTION. XXIX

intelligences de se fausser. Gomme il n'était pas permis de s'en prendre aux hommes, on mina sourdement d'abord, puis on attaqua ouvertement les institutions. L'Encyclopédie avait tracé le programme, la Révolution Taccomplit.

C'est donc à la corruption des mœurs et à la persécution religieuse qu'il faut attribuer, chez nous, la ruine des croyances. Elle se sont en partie l'elevées, depuis le commencement de ce siècle, grâce au rétablissement de la tolérance et à la réforme du clergé, mais le système concordataii'e institué par Napoléon parait uioins propre à favoriser le mouvement chrétien que le régime de liberté qui a prévalu au delà de l'Atlanlique. ir conviendrait donc, suivant Le Play, moyennant une équitable dotation allouée aux cultes traditionnels comme dédommagement des spoliations passées et sauf la faculté de subvenir aux besoins de chaque jour par des dons et legs, de dénouer pour un temps le lien qui attache l'Église à l'État. Toutefois cette grave mesure ne saurait être adoptée avant que l'opinion, plus sympathique et mieux éclairée, ne l'ait d'avance accueillie.

Propriété. La propriété est le second fondement des États. Commune à .l'origine, elle est devenue ou tend à devenir de plus en plus individuelle et libre. Le régime de communauté présente d'abord ce vice radical, que les plus vigoureux ou les plus intelligents travaillent plus (pie les autres sans recueillir davantage ;

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