‹ Économie socialeChapitre 19 sur 82 · XXX . I.NTRUDUCTIO.X · texte numérisé non relu

XXX . I.NTRUDUCTIO.X

l'expérience universelle prouve, en outre, qu'il est beaucoup moins productif cjue le régime de la propriété individuelle.

Mais si la supériorité de la. libre possession est généralement reconnue, on discute encore sur le meilleur mode de transmission des biens. En se réservant de la régler, l'État acquiert le moyen de façonner à son gré la société, car ici c'est, par exception, la loi qui fait les mœurs. Comme l'a écrit, en commentant l'œuvre de Le Play, un puBlicisle très disîiuguê, <> la succession est peut-être le domaine où l'État est le plus assuré d'être obéi. Les consciences résisteront toujours à son immixtion religieuse, les mœurs sauront s'arranger pour déjouer ses lois somptuaires; au contraire, les béritiers qu'il pourvoit sont ses alliés naturels, les intérêts qu'il institue ont de bonnes raisons pour le- seconder, les fonctionnaires qu'il charge de l'exécution de sa volonté sont acquis d'avance au culte d'uae loi dont ils vivent. Une législation successorale, quelle qu'elle soit, crée elle-même la clientèle qui doit la soutenir, élève ou abaisse certaines familles, établit ou supprime certaines forces, et finalement transforme une na- • tiou » (1). " '' ' .

On distingue trois systèmes de transmission: la conservation forcée, îo- partage foi'cé, et la liberté testamentaire.

(i) M. F. Lorraiu, Le nrohlèma de la France contemporaine, 106.

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