‹ Économie socialeChapitre 27 sur 82 · XLIV INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XLIV INTRODUCTION

voiré rédiicaticm de ses enfants, il faut que les . lois et les mœurs mesurent son pouvoir à sa responsabilité. La liberté testamentaire était, pour Le Play, le complément indispensable de l'autorité patei-nelle. Il trouvait aussi chimérique de refuser cette sanction au chef de la famille que d'ôter au chef de l'État la disposi- . ticfli d^ iS'foiTt plibliqûe.

En même temps que le régime du partagesforcé était inscrit dans nos codes, les idées d'égalité passaient du domaine politique, où leur place est marquée, dans la famille, où elles ne peuvent régner sans introduire un étrange désordre : car du père à l'enfant l'égalité n'est pas admissible. Le goût du donfort et du luxe ' engendrait, en outre, une mollesse générale, une fausse sensibilité, qui ont rendu l'autorité pateri^lle plus pénible à exer«er et plus ^ gênante à subir. Elle reste pourtant la suprême ressource d'une société riche, scepticjue, qui a traversé des révolutions et qui s'est donné une constitution démocratique. Les pouvoirs anciens ayant perdu leur crédit, c'est au père qu'il appartient de suppléer à leur action. Comment, en effet, réprimer le vice, comment prévenir la corruption qu'enfante ordinairement la fortune, si, à mesure que l'autorité publique se relâche, t l'autorité domestique ne se ratlormit d'autant? Celle-ci fournit le plus sur moyen de conjurer les . écarts de la jeunesse parmi les séductions de la vie urbaine. Elle apparaît ainsi comme le premier ■

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