‹ Économie socialeChapitre 28 sur 82 · INTRODUCTION. XLV · texte numérisé non relu

INTRODUCTION. XLV

fondement des mœurs et des libertés publiques. C'est elle qui soutient, en Russie, toute l'organisation communale; jamais, sans elle, l'Angleterre ne serait parvenue à cette plénitude du seLf-government qui fait sa grandeur et sa puissance. Enfin il y a de vastes empires, comme la Chine, qui ont pu, en dépit de toutes les corruptions, subsisfer durairt des siècles sur cet unique appui. En France l'autorité paternelle, battue en brèche par b's idées et par les mœurs, com-, pi-omise par le régime du partage forcé, ne se relèvera que par la liberté testamentaire.

Travail. — Le travail, source de vertu par l'exercice continuel de la volonté qu'il impose, d'activité ïntellect iielle par le progrès des sciences et des arts auquel il concourt, de richesses enfin par • r.abondance des produits qu'il procure, est, avec la religion, la^ propriété et la famille, l'institution la plus féconde en bienfaits pour l'humanité. Ce sont les professions usuelles qui, grâce au labeur soutenu qu'elles exigent et à leur facile transmission entre les •générations successives d'une même famille, contribuent le plus à la prospérité sociale. « Los politiques, écrit avec raison Richelieu dans son testament, veulent, en un Etat bien réglé, plus de maîtres es art mécaniques que de maîtres es arts libéraux (1). >.

(I) Cardinal ilc Riclieliou, Testament politique, 1'" partie, fil. II.

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