‹ Économie socialeChapitre 33 sur 82 · INTRODUCTION. LUI · texte numérisé non relu

INTRODUCTION. LUI

La cause qui s'opposera toujours au développement illimité des sociétés coopératives de production, c'est qu'elles ne conviennent ni aux masses, dépourvues des qualités morales

appartenaient à la petite ou à la moyeone iadustrie, aucune à la grande. Dans les départements le mouvement était presque nul.

En Angleterre, les Trades-unions ont obtenu deus avantages précieux : la fixation d'un salaire relativement élevé pour leurs membres, et la limitation des heures de travail, mais elles n'ont réussi que très exceptionnellement à établir des sociétés de production. Les Pionniers de Rochdale ont construit des moulins et vendent de la farine. Les Wholesale de Manchester et de Glascow ont monté quelques fabriques de chaussures. Un petit nombre d'autres sociétés ont mis en exploitation et cultivent à peu près 1,200 hectares de terre.

En Belgique, le Vooruit de Gand possède également un fabrique de ciiaussures et une imprimerie. M. Brelay évalue approximativement à 76.'), dont les deux tiers sont agricoles, le nombre des sociétés coopératives de production allemandes, et à 112 celui des sociétés italiennes (Revue des institutions de pi'r voyance, 1887, 1888).

M. Ugo Rabbeno compte aux Etats-Unis environ 40 sociétés prospères {Bévue d'économie politique, 1888). Enfin sir Charles Dilke constatait, dans une conférence faite, le 14 février 1891, à Ia Société d'études sociales et politiques de Bruxelles, qu'en Australie la coopération n'était guère florissante, qu'elle était dédaignée comme la ressource des petites intelligences, et que l'ouvrier n'entendait sacrifier ni son ambition, ni son indépendance au bien-être de ses associés.

Au contraire, les sociétés coopératives de consommation ont pris depuis quelques années, en Angleterre, en Allemagne et en France, un développement remarquable, mais, quelque importants services qu'elles puissent rendre aux ouvriers, il est évident qu'elles ne sauraient prétendre à transformer le régime industriel.

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