‹ Économie socialeChapitre 35 sur 82 · INTRODUCTION. LVII · texte numérisé non relu

INTRODUCTION. LVII

ne i)ermettent guère à cette tutelle salutaire de se poursuivre longtemps.

Colonisation. — " La fondation des colonies, a écrit Stuart Mill, est la meilleure affaire où l'on puisse engager les capitaux d'une nation vieille et riche (1) ». En effet, les mêmes industries s'étant peu à peu répandues sur toute la surface de l'Europe, les produits manufacturés s'écoulent de plus en plus vers les contrées neuves où l'agriculture, l'élevage des bestiaux, l'exploitation des mines, fourniront, pendant bien des années encore, à l'exclusion de l'industrie proprement dite, des moyens illimités de travail. Or c'est à la métropole que les colonies, en raison des liens de parenté, de langage et de mœurs qui les unissent à elle, s'adressent de préférence. Aussi les races fécondes rivalisent-elles d'ardeur pour fonder partout des comptoirs et ouvrir des déboucliés à leur commerce.

L'émigration a lieu sous tous les régimes de succession, mais dans des conditions très différentes, suivant que les héritages se transmettent intégralement ou sont morcelés. Au premier système correspond ce que Le Play nomme Yémigration riche ; au second, Yémigralion pauvre. L'Allemagne présente le spectacle de ce double phénomène. Dans certains districts du Wurtemberg et du Grand-Duché de Bade, le

(t) Stuart Mill, Principes d'économie politique, liv. V, ch. XI.

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