‹ Économie socialeChapitre 38 sur 82 · LX INTRODUCTION · texte numérisé non relu

LX INTRODUCTION

Gouvernement. — Le gouvernement ne représente qu'une partie de la constitution sociale d'un peuple, et il est impossible de se faire une idée juste de la place qu'il y occupe si on l'isole des mœurs qui le complètent et qui l'expliquent. Toutefois l'importance exagérée que les Français attachent depuis 1789 à la forme légale du gouvernement avait déterminé Le Play à leur proposer un modèle. Il choisit l'Angleterre, parce qu'elle est, parmi toutes les grandes nations, en dépit des maux dont elle souffre, la plus florissante et la plus libre. D'anciennes et fortes coutumes servant d'assises au gouvernement local, central, colonial le plus puissant qui fût jamais ; la solide organisation qu'y a reçue la famille; le respect universel qu'on y pi'ofesse pour le christianisme, l'esprit d'initiative et le goût des grandes entreprises, le culte des principes traditionnels joint à la recherche des progrès utiles, telles sont les institutions ou les mœurs que Le Play voulait présenter à l'admi-

approche de bien près. Reste l'exemple de la Belgique, des provinces rhénanes, où la population s'accumule en dépit du Code INapolèon et d'un morcellement excessif. C'est apparemment que le partage forcé ne s'y combine pas avec des instincts do prévoyance aussi développés, ai avec des goûts de bien-être aussi tyranniques qu'eu France. La dépopulation des départements les plus riches explique parfaitement l'action restiiitive que le partage forcé exerce en France. Quand la stérilité marche de pair avec la richesse, c'est qu'elle est calculée. >' (M. F. Lorrain, Le problème de la France contemporaine, 261.)

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