INTRODUCTION. LXIII
teurs, principalement des ouvriers, qui, par le suffrage universel, disposeraient en maîtres des finances municipales. La première de ces objections ne paraît pas fondée. N'est-il pas manifeste que les hommes désignés à l'estime publique par les succès qu'ils ont obtenus dans la gestion de leurs affaires, déploiront, en général, pour diriger celles de leurs concitoyens, plus d'intelligence et db sollicitude que les agents irresponsables des bureaux ministériels ou^de la préfecture? De plus, loin d'apaiser l'esprit révolutionnaire, on l'excite par le refus des libertés légitimes. C'est, au reste, dans le cercle restreint de l'administration municipale que l'abus du droit de suffrage est le moins à redouter, parce que la plupart des actes de cette administration correspondent à un impôt, et que l'électeur expie, par une aggravation de charges, le mauvais choix de ses représentants.
Pour la commune rurale, la réforme consisterait à concentrer certains services, tels que la tenue des registres de l'état civil et l'assistance des pauvres, au chef-lieu d'une circonscription plus kirge^ mais surtout à relever l'autorité des chefs de famille et des propriétaires en leur restituant, au moyen de la liberté de tester et de la participation gratuite aux magistratures locales, la situation considérable qu'ils occupent et lasa- *lafaire influence qu'ils exercent dans la plupart des contrées étrangères. . , •»
Le Canton, le Dëparlement et la Province. —