RECHERCHE DE LA CONSTIT. ESSENTIELLE
seini-maritime bloqué par les péniches anglaises. Placé constamment, pendant la reste.de ma jeunesse, en présence de la natureje ne cessai pas d'avoir l'esprit troublé par le contraste qui existait entre la fausse théorie et les faits que j'avais sous les yeux. Telle fut la cause de la satisfaction que m'inspira la doctrine de Lavoisier, et de l'ardeur avec laquelle je me vouai tout d'abord à la chimie et à la ùaétallurgie.
Cependant, dès mon entrée dans la vie active, je compris que mes concitoyens ignoraient presque tous une science plus indispensable : celle qui apprend aux individus et aux peuples à vivre entre eux dans l'état de paix et de stabilité. Partout, eu effet, se manifestaient autour de moi l'esprit de discorde, l'amour du changement, le désir des révolutions. Les lettrés célèbres propageaient dans les chaires publiques le mépris de la traclitioa nationale ; les politiques influents conseillaient à la tribune la révolte contre le gouvernement établi. Les journaux voués à la nouveauté où à la tradition passionnaient par leurs débats les questions ainsi soulevées et propageaient l'agitation jusque dans les foyers domestiques et les ateliers de travail. La conclusion de CCS désordres sociaux ne se fit pas attendre: dès 1830, une révolution éclata avec les caractères les plus sinistres; ut, pendant plusieurs années encore, le sang coula plus d'une; fois dans les rues.
A cette triste époque, la population ijarisienue