‹ Économistes financiers de 18e siècleChapitre 138 sur 201 · LETTRE IX · texte numérisé non relu

LETTRE IX

On ne peut pas me refuser l'honneur de l'idée que j'ai donnée de rétablir le crédit en France , puisqu'elle est toute nouvelle , et qu'elle n'a jamais été ni connue ni pratiquée, même dans les États les plus commerçants, qui se sont servis des crédits avec le plus d'avantage. Pour marquer la bonté de cette idée, on verra par la suite que les autres États régleront leurs établissements des crédits sur le modèle de celui que j'ai eu l'honneur de présenter.

Le succès de ce projet ne dépendra pas du hasard; il est fondé sur les vrais principes, la confiance doit nécessairement suivre cet établissement , et par ma conduite de cette grande affaire , je porterai le crédit du roi et de l'État plus haut que le crédit d'aucun État n'a jamais été.

Je ne suis pas visionnaire ; si mon projet est agréé , il produira tous les bons effets que je me suis proposé.

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