LETTRE X
J'ai remarqué que vous travaillez à l'arrangement et au payement des dettes de l'État. Car je regarde les dettes du roi comme telles : je ne pense pas de cette manière à cause de l'intérêt que j'ai là-dedans; quand je n'aurais pas des effets royaux^ je serais du même sentiment; je supposerai même que ces dettes avaient été contractées par les prédécesseurs du roi.
Un ministre qui travaille pour la gloire du prince, le bien de l'État et son propre honneur, ne peut pas former un plus beau dessein que de remettre et soutenir la foi publique.
Je m'estimerais très-heureux , Monseigneur, si je pouvais contribuer à vous aider dans cette vue; si vous jugez bon de m'honorer de votre confiance, mes lumières vous seront utiles. Je suis avec respect.