‹ Economistes modernes Richard Cobden, Frédéric Bastiat, Michel Chevalier, John Stuart Mill, Léon Faucher, Pellegrino RossiChapitre 18 sur 38 · SELON H. MIL · texte numérisé non relu

SELON H. MIL

Jusqu'ici, les grands traités d'économie politique, ceux qui sont signés de noms en crédit, s'étaient ac-

H. JOHN ST1UIIT )tl],L. SJI cordés ii renfermer la science dans ses trois divisions naturelles, — la production, la distribution et la consommation des richesses. D'Adam Smith a Jeanltaptiste Say, de Rossi à Mac-Culloch, ce classement diffère peu, et là où il n'est pas formel, il résulte de l'ordre cl de. l'enchaînement des matières. M. John StuartMill a essayé d'innover et de se créer une nomenclature particulière. Ses divisions principales sont la production, la distribution et l'échange; trois livres y ont trait. Les deux autres, qui examinent l'influence des formes sociales et politique» sur la production et la distribution des richesses, ne peuvent guère passer que pour des commentaires. Ainsi, au lieu des trois termes admis, production, distribution, consommation, nous avons cette fois la production et la distribution, accompagnées de Y échange; mais, en y regardant de près, et à décomposer les éléments de l'ouvrage, on s'aperçoit que le titre seul a changé : le fond est resté le même. Un autre fait ressort de cet examen : c'est que les avantages de celte modification ne se dégagent pas très-netlement ; peut-être eût-il mieux valu s'en tenir au cadre adopté par d éminents esprits et consacré par la tradition.

Pour M. StuartMill, comme pour ses devanciers, les trois éléments de la production sont le travail, le capital et la terre. Il distingue le Iravail improductif du travail productif, le travail direct du travail indirect, l'un produisant les choses qui peuvent être immédia-

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