SUR LE MARIAGE ET SES GARANTIES LÉGALES
[Réponse à une enquête.)
Monsieur,
Je me fais un devoir de vous répondre au sujet du mariage et de ses garanties légales.
L'abolition du mariage devrait être accompagnée de tant de garanties des responsabilités augmentées sur celles auxquelles on consent déjà si peu, que je me demande ce qu'on y gagnerait. Je suis tout à fait d'accord à ce que deux êtres se marient par leur propre volonté sans aucune intervention de famille, mais j'aimerais aussi que l'éducation préparât les hommes et les femmes aux responsabilités que par ce fait ils assument.
L'union libre entre des êtres qui ne le sont pas moralement, qui ne disposent d'aucune clarté sur la vie, n'est pas à discuter. Elle existe et on en connaît les résultats. Que la femme sache à quels devoirs son rôle d'épouse et de mère, le mariage la prépare. Que l'homme ail le sentiment de sa responsabilité de la femme, dont la jeunesse est si fugitive et si désarmée dans la vie. Qu'il sache que transmettre la vie ani-
2fi ÉCRITS ET LETTRES CHOISIES
maie est peu de chose sans la transmission de la pensée, et que c'est là le devoir complet.
Cette éducation fnite, les êtres préparés à leur rôle dans la vie, les formalités inutiles tomberont toutes seules. Jusque-là je me contente de demander la recherche de la paternité et la complète responsabilité de l'homme à l'égard de la femme et de l'enfant dans toutes les conditions.
La vie est comme le code civil : tout le monde est censé le connaître, on ne l'apprend à personne. Qu'on l'enseigne î
ART ET VIE (Réponse à une enquête,)
Par un snobisme romantique Tartisle se croit eri dehors de la vie habituelle, et le public l'accepte ainsi pour les mêmes raisons. Cependant l'art est le moyen d'exprimer la vie, et comment l'exprimer si l'on n'y pretid part absolument? Tous les artistes du passé ont vécu de la vie de tous les hommes; dans leilrs œuvres ils le manifestent et nous prouvent qtie les vertus humaines sont les belles vertus d'artiste.
La logique est poète, l'incohérence est le caractère de ce qu'on appelle l'esprit bourgeois. Le génie est dans la profondeur des sentiments, dans une vision plus générale de la nature ; la médiocrité, dails Tincompréhension des lois naturelles et le désir de se séparer artificiellement de ses semblables.
LllOMME VISIONNAIRE DE LA REALITE
co.nféhencp: faite au muséum d'histoire naturelle {Galerie dWnatomie, mars 1901 )(i).
L'imagination de l'homme s'exalte au contact de la Nature. Visionnaire du réel, il entreprend sa propre découverte.
Notre puissance imaginative est dans notre efï'ort incessant pour nous rendre compte de nos rapports avec la Nature, de la place que nous y tenons, de la signification de notre venue parmi la foule des êtres. — Où cette imagination trouverait-elle matière à s'exercer sinon devant les formes infiniment variées du Squelette, d'où elle évoque la vie ?
Le squelette est la preuve matérielle de la continuité des formes, de la logique terrestre.
Nulle surprise : Chaque chose est préparée. L'ensemble est amené à une suprême harmonie, telle que rien ne s'y peut changer.
Lue synthèse absolue de la terre en une seule créature est visible dans tout squelette, expression complète de la vraie beauté.
(1) Celte conférence a été publiée en plaquette dans la collection de rEcole de la liae (Paris, Rousseau, 1903). Un résumé en avait été donné par M. Roger Marx dans la Gazelle dea Beaux- Ahh (mat"S 1901>.
Chaque membre a le caractère de l'ensemble, ramassé ou allongé selon l'animal. Toutes ces formes immobiles révèlent la souplesse du mouvement qui fut. — Chaque os reprend la forme de l'os qui le précède et la transmet à celui qui le suit. Comme une conduite de la vie, un sillon unique se perpétue et marque chaque partie de sa trace. — L'esprit qui poursuit cette logique toute matérielle est frappé de l'expression de vitalité qui s'en dégage, et rapidement le squelette donne lillusion de la vie et du mouvement disparus.
L'architecture et la sculpture y trouvent leurs lois démontrées : l'architecture, par l'ordonnance naturelle des lignes générales, leur adaptation aux fonctions essentielles de l'être, leurs correspondances visibles ; la sculpture, par la sensible nécessité des saillies et des creux.
Ces architectures, ces sculptures naturelles, dont chaque élément a sa raison, tous se commandant mutuellement, donnent à l'esprit satisfaction complète par leur rigoureuse harmonie.
SQUELETTES (Galerie d'Anatomie^ rez-de-chaussée.)
Les vertèbres du Bhinocéros, en modelé déplantes grasses, sont d'accord avec la terre plantureuse où il règne, chargée de végétations fortes dont sa masse
se nourrit. Il est l'image en mouvement du sol qui le produit.
Sa tête paraît formée de murailles. A partir du front massif, l'abaissement des naseaux est amené en une courbe juste et naturelle, d'une sculpture délicieusement décorative. — Et quelle beauté dans le ^rand silence des mâchoires aux plans unis d'où surgit le fleurissement des dents, semblables à de belles anémones...
En opposition avec la massivité du Rhinocéros, qui rappelle les cintres trapus de l'architecture romane, voici les charpentes fortes mais aériennes du Chameau, fait pour la marche rapide à travers les sables.
L'os est souple et allongé ; — les vertèbres plates et fines, comme aiguisées parle vent du désert...
Le squelette du petit Cerf exprime la grâce de son agilité.
Devant les jolies sculptures de la tête, le sobre modelé de la bande frontale, sous laquelle se creuse e beau bassin de l'œil, la délicatesse précieuse de la mâchoire, j'ai la sensation d'une parfaite orfèvrerie.
Chacun de ces êtres a sa forme, de l'ensemble au plus petit détail, d'accord avec sa fonction.
De cette harmonie apprenons nous-même notre destinée : L'homme aussi a le droit do n'accepter que ce qui est conforme à sa pensée, logique avec lui-même
el (le rojeler toutes les moisissures parasiles! — Chaque individu apparaît dans la vie avec ses facultés propres et sa préparation antérieure à son action. A ceux qui accueillent le nouveau venu de reconnaître ses dons, de lui permettre le développement nécessaire pour qu'ait son efïet la force originale qu'il apporte.
Le péché d'ignorance originelle n'existe pas ; toute créature nouvelle est, selon la Nature, savante. C'est une grave erreur de méconnaître dans l'homme la valeur d'atavisme qu'on reconnaît aux animaux. Héritier de l'intelligence et du savoir accumulé de sa race, l'homme naissant est un résultat.
Toutes les religions font de lui un déchu attendant sa rédemption de la grâce. Mais ce n'est pas vrai : il est un élu à la vie, un élu à l'action, armé pour elle par la Nature et par ses ancêtres. L'erreur est de le nier, de permettre sa déformation, au lieu de l'accepter tel qu'il naît et de le continuer selon sa nature.
A travers ces ossements qui nous environnent, forêt de splendeur vivante, je sens circuler comme une brise de liberté !
Nous sentons.nous vivons vraiment mieux, vivifiés par une admiration enthousiaste, devant ces résumés naturels qui sont absolument tout ce que l'art devrait être.
Quel art eût pu forger des chaînes aussi belles que les squelettes des Serpents, dont les vertèbres en anneaux se diminuent insensiblement, de volute en
ÉCRITS Hl
volute, (lu centre plus fort aux extrémités déliées, et se terminent, à l'instant qu'il faut, par le beau fermoir de la tète?
La tête du Crocodile, toute en mâchoires, est aussi un terrible fermoir; et la béte entière, de la tête à la queue, en sa rigidité longue et robuste, évoque l'idée d'une tenaille gigantesque.
La multiplicité, la variété des formes animales est prodigieuse; mais jamais on n'y rencontre le caprice, jamais ce que j'appellerai « les formes de mensonge » de l'homme : Rien que des applications multiples d'une loi unique d'adaptation naturelle.
Nulle part cette unité logique dans la variété n'est plus frappante que dans les squelettes de Poissons, longs ou ramassés, plats ou ronds, absorbés parfois en une tête monstrueuse.
Ces oppositions de formes surpassent toute imagination. Mais en chacune, si surprenante au premier coup d'oeil, si monstrueuse soit-elle, règne une logique rigoureuse, manifestée par une parfaite beauté; c'est qu'ici comme dans le reste de la Nature chaque détail répond à l'ensemble; tous sont coordonnés autour d'une fonction principale nettement déterminée.
Il est. impossible de confondre le moindre détail d'une espèce avec le détail correspondant d'une autre, car tout répond au dessin général. Mais par cette harmonie interne elle-même, toutes les espèces, si diverses, s'apparentent.
Nnllc imagination no peut inventer des choses aussi extraordinaires : la découverte seule est vraie, la compréhension seule peut atteindre ces richesses.
Si nous avons Tcsprit occupé de monuments de belles époques d'architecture, \aiBaleine nous apparaît comme une réalisation merveilleuse de notre rêve, une production d'un art achevé comparable aux plus belles œuvres grecques ou gothiques.
Il y a là une sûre révélation des plans d'architecture, du modelé. Partout des murailles, des moulures, des chapiteaux admirables, — des grands silences donnant leur valeur à de rares, à de belles et délicates sculptures. — Rares : car ce n'est pas la profusion qui fait la beauté; c'est la belle application où tout est justifié, où rien n'est inutile.
Dans ce squelette de baleine, la partie qui fend les flots s'appointe comme une carène de navire. Sur les côtés la paroi prend une autre forme, se dresse comme une muraille dans laquelle la saillie de l'avant vient progressivement s'aplatir.. .
Dans la colonne vertébrale, qui soutient le prodigieuxédifîce, quelle succession superbe des anneaux ! Ils augmentent petit à petit, de la pointe postérieure à la tête, sans dévier de l'unité de leur forme. Chaque vertèbre, inégale à la précédente, lui correspond pourtant exactement, est appelée par elle; et, en chacune, quel beau modelé, comme la logique en est parfaite, comme la douceur en est grande !
Si quelque chose doit nous rassurer sur nousmêmes, c'est cette splendide démonstration que rien n'est hasard, que tout n'est que logique : Si nous sommes nous-mêmes aussi harmonieux, aussi d'accord avec une intérieure nature, si notre destinée nous est donnée avec la vie, il n'y a qu'à chercher à en devenir plus conscients, à être nous-mêmes davantage et complètement...
Voyez enfin la tête delà baleine, superbe d'absolue plénitude. On peut s'arrêter devant cette œuvre et la contempler pendant des heures : C'est la beauté même dans sa plus puissante manifestation.
Imagineriez-vous une rampe plus belle, d'un modelé plus moelleux dans sa sobre vigueur, que celle qui borde la mâchoire inférieure? — C'est une volupté de promener la main sur elle, non pas seulement à cause du grain lisse et de la beauté de la matière, mais parce que la vie de ce modelé harmonieux réjouit ma main vivante qui se retrouve ellemême au contact.
Les auvents sont de grandes arcades de cathédrales. — Le crâne, ce sont des toits, des portiques superposés.
Vllomme physique, en face de ces puissantes architectures, paraît fragile et faible : Il est cependant le triomphîiteur de toutes les espèces. Doué d'une force de destruction formidable, il a mis l'équilibre dans le règne animal.
Dans les autres espèces toutes les forces sont
3i ÉCRITS ET LETTRES CHOISIES
apparentes, leurs destinations visibles. L'homme a ses moyens d'action voilés.
Aucun de ses membres n'est une charge pour les autres : Les bras sont ce qu'ils doivent être pour prendre, les jambes pour marcher. La tôle fleurit la colonne vertébrale, légère à rensemble du corps : de là une sensation d'équilibre général, de libre aisance, tandis que la face du singe, en qui l'instinct n'est pas combattu, entraîne le crâne, et que la pesanteur de ses membres le domine.
La face humaine, petite, énigmatique, s'abrite en toute sécurité sous le crûne de proportion énorme, compara tivementaux crânes des animaux. Cette diflerence matérielle de volume rend manifeste aux yeux la conscience qu'a l'homme de sa puissance : conscience qui explique et légitime son absolue domination.
En vérité, le Musée des squelettes est un Musée d'art, le plus admirable de tous, le plus riche en suggestions fécondes, puisque l'art est l'expression de nos émotions devant la Nature.
Sans doute le sentiment d'admiration et de respect que nous avons devant ces belles choses, ce sentiment est excité en nous par des impressions de beauté plastique. Mais si ces visions ont une telle puissance d'émotion, c'est qu'elles réveillent en nous l'esprit de l'espèce, c'est que par elles la Nature rejaillit en nous.
Réveiller dans l'esprit le sens de la Nature et de la vie, c'est le rôle môme de l'art.
Dans tout ce que nous voyons ici nous trouvons la confirmation des choses qui nous ont émus dans la vie, la condamnation de celles qui nous ont révoltés, du mensonge, de la bêtise. Nous y voyons glorifiées l'absolue sincérité, la logique, qui est si belle, d'une beauté à laquelle on ne peut rien ajouter, dont on ne peut rien retrancher.
11 me semble que ces choses nous enseignent que rhomme ne doit accepter que ce qui est conforme à la logique de sa nature. Cette vérité, il Taperçoit nécessairement lorsqu'il s'est développé, quand il s'est grandi : mais pour son grandissement même il importe qu'il l'apprenne du spectacle pénétré de la Nature.
Sachons donc prendre conscience de notre destinée : à cette tâche nous sommes aidés par la vision de la multiplicité harmonieuse des êtres et des fonctions de la vie.
La Nature a besoin de collaborateurs nombreux : à toutes ses besognes elle a créé le type correspondant. La multiplicité des êtres exprime la grandeur du travail auquel ils sont destinés, des fonctions qui nous sont connues ou inconnues. — La découverte d'une espèce nous renseigne sur une cause que nous ignorions ; une surprise continuelle s'achève en une confirmation des vérités essentielles, caria variation même des apparences nous éveille au sentiment profond d'une loi générale, produisant toutes les variétés, et leur imposant une intérieure unité.
FOSSILES {Galerie du i^' élage.)
Les fossiles nous apparaissent dans de lourdes et massives structures, plus voisins des rochers, harmonieux à la flore gigantesque avec eux disparue.
Ébauches des formes qui leur succédèrent, plus légères et dégagées du moule terrestre, par eux nous prenons plus claire conscience de la continuité des formes de la nature.
Dans la lourdeur même de son premier effort, la vie s'offre inséparable de la grâce : le Tatou géant est un bloc arrondi de pierre, gravé d'un décor de marguerites semées sur toute l'amplitude de sa voûte. La forme générale est massive, les détails précieux.
Comme de grandes arches de ramures se dressent les squelettes touffus des Mastodontes.
D'autres formes plus trapues, semblent encore appartenir au sol.
Cette parenté de l'élément terrestre et des formes de la vie s'affirme en émouvante splendeur dans ce fossile à demi enfoui dans la terre, dont il émerge encore, mais qui déjà empâte et relie en les absorbant les parties de son ossature disjointe. — On croit assister au labeur de la nature élémentaire, artiste despotique, reprenant possession des espèces inter-
médiaires qui s'engloutissent et se refondent, par une loi fatale, au creuset qui les forma.
Les incrustations de poissons et de lézards, dont les formes, transmises à une matière nouvelle, reparaissent, gardées fidèlement, dans le bloc brisé d'argile sont d'admirables bas-reliefs.
La collaboration de la terre, qui les retient et les remplit, nous donne la sensation d'une transposition d'art naturelle. L'élément argileux, simplifiant les formes, les grandit, prévoyant pour ainsi dire l'œuvre de Tesprit humain, qui découvre les lois générales de l'harmonieuse collaboration de l'Univers.
La précieuse beauté des bas-reliefs assyriens est justifiée par la vision des reptiles soudés aux pierres, des curieuses arabesques de l'être fixé dans sa dernière convulsion. — La rareté de ces dessins, la délicate ciselure des détails nous sontd'un enseignement certain et productif.
Ces formes de poissons, dont le modelé ferme et doux est caressé de lumière, s'apparentent aux plus beaux reliefs qu'ait produits la naïveté grecque ou gothique. A les voir, nous apprenons la vérité de l'expression plastique, étrangère aux signes convenus et aux commentaires, tirant toute sa force de la juste observation des volumes.
Sous nos yeux, dans ce Musée de nature, les formes se suivent et se lient, riches de leur infinie variété, éloquentes par leur commune essence.
Une audace de découverte et d'affirmation s'em-
pare de nous au contact de cette vie qui nous entoure : car la Nature seule est capable d'émouvoir la véritable imagination humaine, celle qui découvre dans la vision du réel.
Les Musées d'art nous disent combien certaines époques furent sensibles à Témolion directe: mais nous sommes ici à la source qui toutes les enchanta.
Tout ce qui nous semblait plein de mystère ici se dévoile dans la clarté.
La Vérité doucement conquiert notre esprit à une admiration clairvoyante. Elle prend possession de notre être, nous emporte dans le mouvement universel où nous nous sentons en communion avec nos précurseurs et consentant à notre rôle proportionnel dans rhéroïque évolution des êtres.
FRAGMENT NOTES POUR l'homme VISIO.NNâIRE
Un frémissement nous prend devant ce champ de bataille où chacun se présente avec ses armes réelles. Près de ces formidables armatures, les unes si massives, d'autres si souples, se présente le squelette humain; modeste et fragile, plus faible en apparence que tous ceux d'un volume égal, c'est lui cependant qui a triomphé de tous ces géants. Sa colonne vertébrale fine et frêle supporte un globe d'une proportion anormale aux autres espèces. C'est
(Je celle augmenlation que s'aftirmele droit à la supériorité. Ce crûne a contenu la foudre de l'intelligence qui a atteint tous les monstres. Pareils à eux par ses instincts et ses besoins, son cerveau Ta institué le vainqueur. Cette flamme, qui a presque tout subjugué, a paru l'ennemi aux hommes mêmes trop près de l'animalité : elle s'est trouvée combattue par l'homme lui-même ; le développement de sa raison Ta affolé et la bête, par laquelle il est le frère des autres, s'est révoltée contre la lumière quH portait en lui. 11 a fallu à l'intelligence combattre la beslialité chez Thomme, et dans sa propre espèce retrouver la lulte qu'il avait pu ralentir sur les animaux.
Cette mystérieuse puissance a élonné l'homme lui-même. 11 a regardé comme ennemis ceux d'entre les siens plus fortement doués...
Il a résisté à la raison au nom de la ressemblance avec ses ennemis, et la lutte a recommencé de l'homme envers l'homme. Mais le spectacle que- nous donne la victoire de l'intelligence sur la bêle, nous forlifie la foi ou l'espoir de celle de Tintelligence sur les instincls. L'homme acceptera sa vertu suprême, [sa raison d'être]... Ses gestes d'animalité s'épuiseront, et ses habitudes se conformeront à sa raison.
FHAGMENT