C.XXVI
PRÉFACE
tue un idéalisme absolu ; mais les idées créent à leur tour les choses particulières, qui sont simplement leurs images. Ici, l’unité se brise et se dédouble; les deux termes, l’idéal et le réel, se séparent; le réel apparaît dans la nature, l’idéal dans le monde moral ; ils s’opposent comme le négatif et le positif; mais , en réalité, ce sont les deux manifestations relatives de l’être absolu , et en lui ils se confondent et retrouven t leur identité. Ainsi, la nature, soit qu’on l’envisage dans Dieu comme monde des idées , soit qu’on la considère dans son existence visible, est essentiellement une; elle ne renferme aucune diversité intérieure ; dans toutes choses èst la même vie, la môme puissance , à des degrés différents ; il n’y a pas de corps sans âmes nid’ames sans corps; partout l’ame revêt un corps ; seulement, le côté matériel ou spirituel domine selon le degré de l’existence. La science de la nature est donc une elle-même; ses divisions ne sont qu’extérieures et ne brisent point sont unité. La tâche de la philosophie est précisément de rétablir partout cette identité, de ramener sans cesse le réel à l’idéal , l’idéal au réel, et lout deux à leur principe commun. D’un autre côté, si l’acte éternel de la manifestation divine se reproduit à tous les degrés de d’échelle des êtres , si le type intérieur des choses est nécessairement un, la philosophie, qui saisit à leur «ource même l’idée absolue et les idées qui en découlent, peut construire le monde sur ce modèle, s’élever au-dessus du point où d’insurmontables
DU TRADUCTEUR