‹ Écrits philosophiques et morceaux propres a donner une idée générale de son systèmeChapitre 3 sur 69 · XXX.II · texte numérisé non relu

XXX.II

PRÉFACE

qui continuent ou défigurent la pensée traditionnelle des maîtres , sans même compter les esprits beaucoup plus nombreux encore qui visent à l’indépendance et à l’originalité , et dont les écrits sont , d’un bout à l’autre, défrayés par la pensée mal déguisée de ces philosophes ; les adversaires eux mêmes les réfutent avec les idées qu’ils leur empruntent, souvent avec leurs propres formules. Les hommes les plus attentifs à épurer leur langage de toute expression qui rappelle leur terminologie succombent plus d’une fois à la force de l'habitude ou de l’exemple. Aussi , le public, qui ne s’y trompe pas, classe les auteurs, malgré eux, dans telle ou telle école, sans excepter ceux qui protestent n’avoir pas d’idées, mais qui ne peuvent s’empêcher d’avoir des tendances. Jurisconsultes!, historiens, philosophes, poètes même, sont forcés de courber la tête sous ces épithètes, indices d’un servage qui dure toujours. Et , de fait , il ne s’écrit pas en Allemagne vingt pages sur la philosophie , l’histoire , la littérature , la religion et la politique où l’on ne reconnaisse la pensée encore vivante de ces hommes qui ont tout agité, tout remué, qui ont étendu à tout, fait partout pénétrer la vertu dominatrice de leurs formules. Vous retrouverez celles-ci dans les plus vulgaires débats de la politique et de la littérature, jusque dans les feuilletons et les romans. A plus forte raison , cet esprit doit-il se montrer avec toute sa force dans les controverses religieuses qui ont repris une nouvelle importance depuis quelques années. Le

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conseil municipal de la ville de Berlin , dresse ses suppliques au roi en un style que n’auraient désavoué ni Fichle ni Hégel; et le fond, certes, ne dément point la forme.

Quant à nous qui, selon notre éternelle coutume, rions de tout cela , et qui sommes d’autant plus assurés d’être hors de l’atteinte de ces idées et de ces systèmes, que nous nous vantons de n’y rien comprendre et les déclarons inintelligibles, est-il bien sûr que leur obscurité, d’une part, et notre bon sens, de l’autre, nous aient suffisamment protégés? Personne, je pense, n’oserait le soutenir pour le passé. Nous ne voulons point chicaner sur le degré de cette influence, manifeste en beaucoup de points à tous les yeux, moins visible en une infinité d’autres, mais reconnaissable encore à des regards un peu exercés , qui ne se laissent point abuser par quelques changements de forme , commandés par notre esprit et nécessaires pour les faire admettre.

Mais nous soutiendrions la gageure même pour le présent. Sous peine d'être déclaré visionnaire , nous nous ferions fort de montrer l’esprit, quelque fois la lettre, partout l’empreinte de ces doctrines, dans les productions de notre époque , où l’on s’attendrait le moins à les trouver. Nous les surprendrions peut-être, pour ne pas dire certainement , et surtout , dans les écrits qui leur sont le plus hostiles, précisément parce qu’on ne se heurte que quand on se touche , et que l’on parcourt la même voie. Pour quiconque

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sait comment s’importent les idées , comment ces voyageuses ailées traversent les frontières, sans se laisser plus arrêter par les cordons sanitaires de la littérature négative, que par les montagnes et les fleuves; avec quelle facilité elles changent de costume et se métamorphosent; par quelles portes cachées elles pénètrent dans les esprits les plus en garde contre elles, les surprennent, s’y logent, les dominent et les obsèdent quand ils réagissent, se débattent, et luttent contre elles , ou enfin, prennent la plume pour les réfuter, il n’y a là ni vision ni subtil paradoxe, mais un fait général, dont l’application au cas particulier pourrait se démontrer par l’analyse des principales productions des arts et de la littérature actuels. Ce serait le sujet d’un travail piquant auquel ne manquerait même pas tout-à-fait le sérieux, mais qui ne peut trouver ici sa place.

En résumé, ces systèmes ont au moins un avantage très grand, décisif à nos yeux, sur tous ceux dont on peut contester l’existence ou qui ont été, c’est d’être ; c’est de renfermer la dernière solution que la raison ait donnée aux questions qui l’intéressent souverainement et se mêlent, à notre insu , môme à nos débats journaliers où elles paraissent le plus étrangères.

A ce titre, comme représentant le dernier grand effort de l’esprir humain pour atteindre à là solution de ces problèmes, ils exercent une influence générale, universelle ; ils continueront de l’exercer jusqu’à

l’avènement d’un système nouveau, plus fort et plus vrai, qui, parle seul fait de son existence, leur fournisse la preuve sans réplique qu’ils ont cessé detre, et qu’ils appartiennent à l’histoire.

Les choses étant ainsi , que doivent faire ceux qui , comme nous , voient mieux que personne les vices de ces systèmes, mais qui ne voient pas moins la nullité philosophique de ce qu’on leur oppose, qui enfin n’ont point la prétention d’être destinés à enfanter celui qu’ils appellent de leurs vœux ? Travailler au moins à en hâter l’avcnement. Mais comment? En reproduisant des critiques désormais inutiles et , dans tous les cas, insuffisantes? Non; mais en appelant l’attention des hommes sérieux sur les œuvres mêmes de cette philosophie, en dirigeant sur elle toutes lespuissances de l’esprit, dans ce pays où elle est encore si peu connue; en montrant ces doctrines et ces théories, non Jellesqu’on les imagine pour se donner le plaisir de les réfuter, mais telles qu’elles sont en réalité, en les faisant connaître d’une manière complète dans leur fond et leur forme. Nous voudrions ainsi préparer et susciter une critique puissante et féconde , non semblable à celle qui leur rend service et perpétue leur domination par une censure ignorante, des attaques maladroites ou des accusations exagérées , mais qui , au lieu de frapper à côté ou par derrière, ose les regarder en face et se mesurer avec elles avec les armes de la science et de l’esprit ; non celle qui croit les supplanter en éludant les questions qu’elles ont au

moins le mérite d’avoir franchement abordées , mais celle qui reprendra un à un tous ces problèmes, les traitera d’un point de vue plus élevé et leur donnera de meilleures solutions. Cette critique vraiment philosophique est encore moins celle qui s’exerce sur leur épiderme , en leur décochant quelques épigrammes, lela sine iclu. Celle-là doit pénétrer au fond de leurs entrailles pour en arracher les idées qui sont leur principe de vie et de durée. Maîtresse de ces idées par la vertu et le droit d’une idée supérieure , elle saura démêler en elles le vrai du faux, les corriger, les redresser, les expliquer elles-mêmes , comme ce ce dont elles ont inutilement tenté de rendre compte. Elle créera ainsi une doctrine plus solide, plus large et plus vraie, plus capable de satisfaire la raison et les besoins du siècle, et aussi d’interpréter, sans lesdétruire , des.croyances qui ne peuvent périr. Nous nous estimerions heureux d’avoir contribué à lui fournir l’une des deux conditions nécessaires pour élever ce système, la connaissance du présent encore plus que celle du passé, après le génie que Dieu seul peut donner. Plus heureux serions-nous encore si ce système devait éclore dans la patrie de Descartes !

Exoriare aliquis

DU TAAAUCTËl'R.

De* ëcrlUi conlenna dans cette pnbllcatlan.

Celte publication a encore un autre but. Sans doute , nous avons voulu contribuer à faire connaître et apprécier un système dont on a beaucoup parlé en France sur ouï-dire , et qui est encore à-peu-près ignoré, malgré la renommée de son auteur. Ces écrits , les plus propres en effet , selon nous , à donner à des lecteurs français une idée exacte, quoique générale, de celte philosophie, se recommandent, à nos yeux, par un autre mérite. Bien que composés à une autre époque, ils renferment une énergique protestation contre les tendances que nous signalions tout-à-l’heuredans la nôtre. Le premier, surtout, et le plus important: Les leçons sur la méthode des éludes académiques , a été inspiré, d’un bout à l’autre, par la pensée de réagir contre l’esprit étroit et positif qui régnait alors dans les universités , ce foyer de la vie intellectuelle en Allemagne. L’auteur y combat, avec une force et une hauteur de vues qui n’ont été nulle part égalées , l’absence d’idées et de principes qui caractérisait l’enseignement de la plupart des sciences : le défaut d’unité, la manie de la division et du morcellement, poussée jusqu’à un ridicule excès, un grossier empirisme, qui ne sait s’élever au-delà des

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faits et se traîne péniblement sur les expériences, qui, contestant au génie sa faculté divinatrice, et à la raison ses conceptions a priori, coupe les ailes à la pensée et refuse à l’esprit la puissance qn’il a de devancer souvent l’observation , de la féconder toujours ; qui, en tout, préconise la pratique, dénigre la spéculation et ne sait apprécier les résultats de la science qu’en les soumettant à la règle de l’utile. Il n’attaque pas avec moins de véhémence et de succès un autre genre de rationalisme, en apparence plus recommandable, qui , cherchant à tout ramener au but religieux et moral , conteste à la science et aux arts le privilège d’avoir, en eux-mèmes, leur fin propre, méconnaît leur vraie destination , celle de poursuivre la vérité et de réaliser le beau , leur ôte ainsi la liberté, qui est leur vie môme, et sans laquelle ils ne peuvent ni enfanter de grandes découvertes ni produire des œuvres originales. Toutes ces prétentions et ces tendances ne sont , malheureusement, pas propres à l’époque et à la nation chez lesquelles l’auteur les signale et les dénonce. Elles ont pris parmi nous , dans les idées et les mœurs contemporaines, une force, une universalité qu’elles étaient loin d’avoir alors, quand des hommes comme Fichte, Schelling,Goëthe, Jean Paul et tant d’autres, protestaient contre elles par leur éloquente parole, et, plus encore, par leurs œuvres et l’autorité de leur génie. Elles ne sont pas, comme alors, le partage exclusif des esprits bornés et vulgaires; elles ont gagné les plus rares intelligences;

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elles se font jour dans les productions et les ouvrages des écrivains , des artistes , des savants les plus distingués. Nous voudrions pouvoir dire que ceux-là même qui sont spécialement appelés à réagir contre elles, que les hommes éminents, dont les travaux ont rendu d’ailleurs le nom justement célèbre , et qui ont reçu de l’Etat la haute mission de veiller sur la direction des établissements destinés à propager le goût pur et désintéressé de la science , des arts et de la littérature, sont restés totalement étrangers à cette influence.

Adéfaut d’autre résultat, nous avons voulu, au moins, faire partager à quelques lecteurs d’élite le plaisir que nous fit éprouver la lecture de cet écrit, la première fois qu’il tomba dans nos mains , et que nous trouvâmes les idées et les sentiments dont nous étions nous-même vivement préoccupé, si bien exprimés par un penseur de cet ordre , qui sait joindre à la hauteur des vues un style non moins élevé , concis, éloquent, souvent coloré par une imagination poétique. Si l’auteur excelle à mettre à nu l’impuissancë de la pratique et de l’expérience séparées de la spéculation , nous ne voudrions pas dire qu’il n’exagère pas l’idée favorite de son système , et ne fait pas (ce qu’il paraît avoir reconnu depuis) la part trop faible à l’expérience. Mais il montre à merveille la stérilité et l’immobilité des sciences dépourvues d’idées générales, errant au hasard, ramassant çà et là quelques vérités de détail , incapables de s’élever

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aux grandes découvertes et aux fécondes inventions. U n’est pas moins heureux , lorsqu’il poursuit, de sa verve satyrique, les faux philanthropes et les apôtres de l’utile, comme il les appelle. Le sarcasme et l’ironie, en effet , ne sont pas ménagés dans ces pages ; et, si la forme, qui est plus polémique que didactique, nuit souvent à l’exposition des idées, elle a contribué, avec l’éclat du style, aux succès de ces leçons et à celui du livre qui les reproduit. Ce livre fit une vive sensation au moment où il parut , et il a été plusieurs fois réimprimé depuis. Nousavons pensé que dans les circonstances actuelles, surtout, quand les questions relatives au haut enseignement sont à l’ordre du jour, une traduction des Leçons sur la méthode des Éludes académiques, malgré les vues systématiques propres à l’auteur , pourrait avoir son à-propos , et n’être pas sans effet , même sur des lecteurs français.

Quant au système, il ne faut pas s’attendre à en trouver ici une exposition complète et régulière. Les Leçons sur la Méthode des Études académiques contiennent , il est vrai , les idées de Schelling sur les points fondamentaux de la science , et sur les principales branches des connaissances humaines. Sous ce rapport, elles ont un caractère encyclopédique. Mais aucune de ces idées n’est développée. Les questions de méthode , ainsi que l’exigeait le pian du livre , occupent la place la plus considérable. Sur tout le reste, les solutions ne sont qu’indiquées. Le système, dans ses principales divisions, est à peine

WJ TIUDUCTEUI. \LI

esquissé. La polémique joue d’ailleurs un trop grand rôle pour permettre une exposition calme et suivie. Cependant, de tous les écrits de Schelling, les Etudes académiques sont celui qui, à notre avis, donne l’idée la plus fidèle de sa philosophie. On sait que, sur les points particuliers, Schelling a plusieurs fois modifié ses conceptions. Sa pensée a parcouru diverses phases. La dernière, en particulier, n’aura obtenu sa véritable manifestation que quand l’illustre professeur aura publié lui-môme les résultats du cours qu’il professe depuis quelques années à Berlin. Nous avons dû choisir celui de ses ouvrages qui, par sa généralité même, est resté le plus étranger à ces variations, qui représente le mieux l’espritel l’ensemble de sa doctrine.

Ce que nous connaissons, du reste, du nouvel enseignement de Schelling ne nous parait pas , ainsi qu’on l’a prétendu, contredire son ancien système. Au contraire , si nous en jugeons par un écrit récemment échappé de sa plumtv(l), non seulement il n’a point changé les bases de sa doctrine, ainsi qu’il l’a déclaré formellement dans son discours prononcé à Berlin en 1 841 ; mais il ne fait que développer toute une face de son système qui était restée dans l’ombre, et dont les premiers linéaments sont déjà déposés dans les huitièmeet neuvième leçons des Études académiques. Nous ne contestons pas ce qu’il peut y avoir

(I) Sa Préface aux écrits posthumes de Steffens.

XI, Il

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de nouvc.ui et d’original dans des conceptions élaborées depuis quarante ans par un esprit aussi fécond et aussi hardi; mais nous retrouvons maintenues plusieurs des vues émises en 1802. En attendant que l’auteur nous donne, dans l’ouvrage impatiemment désiré, qu’il promet au public depuis plusieurs années , les rectifications et les développements de ses anciennes théories, nous avons pensé qu’il suffisait d’éclaircir et de compléter quelques uns des points les plus importants, traités dans ces leçons, par des extraits empruntés à d’autres ouvrages de la même époque. Encore avons-nous dû être sobre dans ce choix.

Il est cependant unepartiedu système de Schelling que nous avions à cœur de faire connaître d’une façon plus complète, tant parce qu’elle est chez nous la plus ignorée, que parce quelle se rattache à un travail entrepris par nous depuis quelques années, sur une branche spéciale de la philosophie allemande. Nous voulons parler de la Philosophie de l'art. Ainsi quenous le ferons voir dai»6 unedissertation à part, destinée à exposer et apprécier les idées de Schelling sur l’art, et à montrer l’influence qu’elles ont exercé sur les théories esthétiques au xix' siècle, Schelling n’a pas seulement introduit un point de vue nouveau dans la manière deludier le monde physique et fondé une philosophie de la nature; du même coup il a changé la manière d’envisager l’art et renouvelé cette branche si intéressante de la philosophie, ou, pour mieux dire, il l’a créée une seconde fois. Personne au moins

DU TH.VDUCTKI.il .

ne conteste que l'esthétique n'ait reçu de lui une puissante et féconde impulsion. Nulle part cependant il n’a développé ses vues sur l'art d’une manière complète et systématique. Sa manière d’envisager l’art en général et la place qu’il occupe dans le développement de l’humanité a été consignée à la fin du Système de l'idéalisme Iranscenden/al. En ce qui touche à des » points plus spéciaux , sa pensée ressort d’une foule d’endroits de ses autres ouvrages. Mais c’est surtout le Discours sur les arts du Dessin dans leur rapport avec la nature , qui contient le développement de sa théorie, et ses applications à quelques unes des questions qui intéressent les arts en général , la sculpture et la peinture en particulier, (ks discours n’est pas moins remarquable par la forme que par le fond, par la richesse et l’éclat du style, que par la profondeur et l’originalité des idées. C'est un des morceaux les plus brillants de la prose allemande. Schelling , qui s’est si souvent montré non moins poète que philosophe, s’y place à côté des grands écrivains de cette époque si féconde en chefs-d’œuvre de tout genre. Nous nous sommes efforcé de le faire passer dans notre langue, malgré les difficultés qui l’ont fait regarder comme peu susceptible de se prêtera une traduction française (1 ).

(t) M. Mattcr, dans son écrit sur Schelling, s’exprime ainsi, page 22 : « Le discours sur les rapports des beaux-arts avec la nature est peut être celui de tous ses ouvrages qu’on ferait connaître le plus utilement en France, mais il ne faudrait pas essayer de le traduire. » Il était traduit lorsque l’auteur écrivait ces lignes. C’est aux connaisseurs à juger si nous avons été trop téméraire.

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Il se plaçait naturellement à la suite de la dernière leçon, sur l’art, qui termine les Études académiques.

Nous avons également traduit un morceau sur Dante, qui contient , en peu de pages , des idées originales et d’une haute portée sur la poésie moderne, et une appréciation philosophique du plan et de la structure intérieure de la Divine Comédie. Ce petit écrit, qui se recommande aussi par un style brillant et animé, faisait une suite naturelle au Discours sur les Arts du Dessin.

Nous avons complété cette publication par deux morceaux empruntés, l’un au grand critique que l’Allemagne a perdu récemment, W. de Schlegel , l’autre à Goethe. Bien que le premier de ces fragments soit antérieur au Discours sur les Arts du Dessin, et que l’auteur constate lui-mème cette priorité, il est trop évident que l’idée principale, dont il fait honneur à un écrivain peu connu (Morritz), p. 397, que cette manière nouvelle et supérieure d’envisager l’art et la nature appartient à la nouvelle philosophie. C’est elle qui a éclairé et inspiré le critique, peut-être à son insu, et lui a fourni le critérium avec lequel il juge les autres théories . Nous avons cru que le morceau tout entier, écrit avec esprit, élégance et lucidité, pouvait servir avantageusement de commentaire à quelques endroits du Discours sur les Arts , que le philosophe n’a pas cru devoir développer. Le dialogue de Goëlhe, sur la vérité et la vraisemblance dans les œuvres d’art j a moins d’importance; mais on y trouve

MJ TRADUCTEUR.

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