‹ Écrits philosophiques et morceaux propres a donner une idée générale de son systèmeChapitre 4 sur 69 · XI.V · texte numérisé non relu

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aussi, sous une forme dramatique, une spirituelle réfutation du système absurde et grossier de l’imitation de la nature, et de l’illusion comme source des jouissances que nous font éprouver les beaux-arts.

Nous ne cherchons pas à le dissimuler , un des principaux caractères qui ont désigné ces divers écrits à notre choix, c’est la forme littéraire. Les Études académiques, le Discours sur les Arts du Dessin, le morceau sur Dante, sont les seuls écrits de Schelling où ce philosophe ait consenti à ne pas exprimer sa pensée sous des formes métaphysiques, et se soit rapproché du langage vulgaire. Encore ne voudrionsnous pas répondre que, dans plus d’un endroit, nos lecteurs ne désirassent moins de laconisme , des termes plus explicites, à la fois moins abstraits ou moins figurés. Toutefois , ces défauts, qui tiennent en partie à la manière habituelle et au style de l’auteur, en partie à ce que le professeur s’adressait à un auditoire déjà familiarisé avec ses idées, ne sont pas tels qu’on ne puisse généralement saisir sa pensée sans grande contention d’esprit et sans autre préparation qu’une connaissance générale de l’idée qui sert de base au système. Si, sous ce rapport, nous avons préféré ces écrits à d’autres du même philosophe , qui offrent un caractère plus scientifique et plus ésotérique , ce n’est pas que nous ayons visé à la popularité ou fui des difficultés qui sont plus en réalité pour le lecteur que pour le traducteur ( il est en général plus facile de calquer des formules métaphy-

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PRÉFACE

siques que de traduire des ouvrages qui ont un mérite de style ). Nous nous sommes déterminé par un autre motif sur lequel nous prions qu’on veuille bien nous permettre quelques réflexions.

Il nous a semblé que dans les tentatives, très- louables d’ailleurs, qui ont été faites pour propager , par des traductions, la connaissance des principaux systèmes de la philosophie allemande, on a généralement suivi une marche peu naturelle. Sans doute, la clé de ces systèmes est la métaphysique , et , si l’on s’est proposé de nous livrer, tout d’abord, leur secret, de nous faire pénétrer dans leur nature intime, de nous en donner l’intelligence complète , on a bien fait de suivre cet ordre qui est l’ordre logique des idées et celui de la formation des systèmes.

A ce point de vue, les premiers ouvrages qui devaient stimuler le zèle des traducteurs étaient, après la Critique de la raison pure de Kant , la Doctrine de la Science de Fichte, le Système de l’Idéalisme transcendental de Schelling, la Logique de Hégel. Mais quand on a pour but d’initier un peuple aux idées d’un autre peuple, surtout en pareilles matières, il est un ordre plus impérieux que celui de la logique elle-même, c’est celui qui est commandé par l’état des esprits auxquels on s’adresse. On a oublié qu’il s’agissait d’un enseignement , et que tout enseignement, entre les nations comme entre les individus , est en effet une initiation. Or, ici , la méthode est précisément l’inverse de la précédente. On est forcé d’aller, non

nu TRADUCTEUR.

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