‹ Écrits philosophiques et morceaux propres a donner une idée générale de son systèmeChapitre 34 sur 69 · CXL1V · texte numérisé non relu

CXL1V

PRÉFACE

science de l’art est sur la môme ligne que celle de la nature, puisque là est aussi un monde complet et parfait; le divin se reflète plus clairement encore dans les créations du génie que dans les productions de la nature ; les types primitifs des choses que le naturaliste philosophe trouve confusément exprimés dans les êtres , reluisent d’un plus pur et plus vif éclat dans les images et les symboles de l’art.

Elle est utile à l’homme religieux. Un lien intime unit la religion et l’art. L’art emprunte à la religion ses hautes conceptions; il trouve en elle tout un monde poétique ; de même que celle-ci a besoin des représentations et des symboles de l’art pour rendre accessibles au sens et à l’imagination des hommes ses incompréhensibles mystères. Il est son interprète et son organe.

Enfin, l’homme d’Etat ne peut rester étranger à la connaissance des véritables principes de l’art. Si rien n’honore les princes comme la protection accordée aux arts , rien n’est plus triste que de voir les dispensateurs de la fortune publique dissiper les trésors destinés à les faire fleurir dans des prodigalités qui ne serventqu’à entretenir la barbarie et le mauvais goût, à décourager le talent et le génie.

S H. Discours sur les arls du dessin.

Schelling n’a pas essayé de remplir le cadre, tracé plus haut, d’une philosophie de l’art. A vrai dire.

MJ TRAMJCtEim.

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