‹ Écrits spirituels et historiques (volume 2)Chapitre 3 sur 81 · Voirie Vol. I, p · texte numérisé non relu

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LES RELATIONS ü’ORAISON

France, le P. Binet, signera le 6 septembre de cette même année le contrat d’acquêt de l’Hôtel Semblançay, où le collège sera installé1. Par la Relation de 1654, nous voyons, en outre, que c’est au P. Dinet que Marie déclara les dons de lumière et les grâces de sagesse qui lui étaient alors départis pour son enseignement. Elle lui fait part, un jour, des clartés qui lui ont été données pour l’intelligence de ces paroles de la salutation angélique : Benedictus fructus ventris tui, et d’un passage du Cantique des cantiques qu’elle y rattache. Or la dernière méditation de Marie nous fait précisément le récit de cette faveur. L’hésitation n’est donc pas possible. La seconde Retraite est de la première moitié de 1635. Mais comme l’ordonnance de la première est calquée sur un plan identique, on peut présumer que 1 une et l’autre sont postérieures à la profession de Marie (1633), et qu’elles ont été, toutes les deux, faites sous la même direction du P. Dinet, entre 1633 et 1635 2.

Marie avait pris ces notes sur son oraison pour son usage personnel et pour les soumettre à son directeur. Elle ne pensait pas au prochain en les rédigeant. Dom Claude Martin, qui — c’est assez singulier — ne paraît pas s’en être fait une juste idée, les a traitées comme de simples matières de méditation. Mais Marie n’ayant, d’ordinaire, retenu que les points saillants de son oraison, sans nulle préoccupation d’en faire une description complète, cela devait l’amener à les remanier. C’est ce qu’il nous confie candidement dans sa préface. «J'ai trouvé, dit-il, ces Méditations vides et défectueuses par endroits... Je les ai remplies afin qu’il n’y ait rien ou il n y ait de la suite, mais toujours dans (le) sens (de la Mère de l’Incarnation) et sans m’écarter de ses pensées. » Il a donc retouché, corrigé, amplifié, hé ces notes détachées ; il en a fait une suite logique de considérations propres à instruire et à édifier, et leur a donné une destination pratique a laquelle leur origine les rendait parfaitement étrangères. Avec conscience, il en a respecté 1 ordre et le fond, et meme, ce que

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