‹ Écrits spirituels et historiques (volume 2)Chapitre 8 sur 81 · VOUS DONNER LES MOYENS DE VAINCRE LES ENNEMIS DE VOTRE AME · texte numérisé non relu

VOUS DONNER LES MOYENS DE VAINCRE LES ENNEMIS DE VOTRE AME

Inimicitias ponam inter te et mulierem, et semen tuurn et semen illius ; ipsa conter et caput tuurn , et tu insidiaberis calcaneo eius.

Je mettrai de l’inimitié entre toi et la femme, entre ta semence et la sienne ; elle te brisera la tête, et tu dresseras des pièges à ses pieds. (Gen.,

J’ai pensé que la femme dont il est ici parlé, c’est l’Église, et que le serpent, c’est le démon ; que la semence de la femme sont les inspirations célestes d’où naissent les fruits des bonnes œuvres, et la semence du serpent sont les suggestions empoisonnées qui ne produisent que des fruits de mort et des œuvres dignes de l’enfer.

J’ai gémi en moi-même de voir les âmes dans la nécessité de combattre, et dans le danger d’être vaincues. Mais mon esprit s’est relevé aussitôt, pensant que toutes choses tournent au bien de ceux qui aiment Dieu (Rom., 8, 18).

1. Par leur date de publication, 1682, les Retraites nous reportent à une époque où Dom Claude Martin se serait, dit-on, laissé intimider par Nicole et d'autres du même esprit, sur le point de la dévotion au Cœur de Jésus. Mais on ne dira pas qu’ici il ait rien adouci des expressions de l’original. On comprendra mieux son attitude quand la dévotion de Marie au Sacré-Cœur aura achevé de dessiner sa véritable physionomie.

Voir des expressions identiques dans la Relation de 1633; nous renvoyons en particulier au fragment 46 (Vol. I, p. 226).

LES RELATIONS ü’ORAISON

L’amour que Dieu porte à ses enfants leur donne témoignage que c’est lui qui permet ces inimitiés, ou pour les purifier, ou pour éprouver leur fidélité, ou pour accroître leur mérite, ou pour leur donner occasion de remporter des victoires et prendre de là sujet de les couronner, et toujours à la confusion de leur ennemi, si elles sont fidèles à bien user des forces qui leur sont données par le sacrement de confirmation institué à cet effet.

Il m’est encore venu dans l’esprit, que le pied de l’âme, c’est l’humilité, sur lequel elle demeure ferme et inébranlable, tandis qu’elle subsiste ; et la tête du serpent, c’est l’orgueil qui tient le haut lieu dans le corps du péché.

Le serpent donc tend des pièges à nos pieds lorsqu’il tâche de nous faire perdre l’humilité, sachant bien que ce fondement étant détruit, tout ce qu’il y a de perfection dans l’âme tombe en ruine.

Et nous écrasons la tête du serpent lorsque nous méprisons et foulons aux pieds la gloire du monde, les honneurs, les louanges, les vanités et les autres pompes de l’orgueil.

J’ai vu que le plus grand combat que j’aie à soutenir est contre les pensées d’orgueil dont je suis quelquefois attaquée ; et de là, j’ai eu de grands mouvements de m’humilier, tant dans l’intérieur que dans l’extérieur, afin d’abattre les sentiments de la nature orgueilleuse, qui tend sans cesse à l’élévation d’elle-même.

J’ai résolu d’y travailler fortement, jusqu’à ce que la tête du serpent soit entièrement écrasée en moi.

POUR LE Ile JOUR. DIEU LIBÉRATEUR

le MÉDITATION (4)

Que Dieu vous a prévenue de ses grâces, sans que vous les

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