I. Dom Martène. La Vie... ms. 1442 de Tours, fol
Marie de l’Incarnation.
MARIE DE L’INCARNATION
Martin l’emportait 1. D’autres affaires suivirent de près, où, de nouveau, l’on se retrouva aux prises avec les prétentions injustifiées de la Cour. Sa fermeté, sa modération y triomphèrent encore2. En 1686, enfin, Saint- Maur commençait de respirer. Mais dans l’entourage du roi, on se souvint. Dom Claude Martin paya d’une disgrâce la paix qu’il avait rendue à sa famille religieuse.
A cette époque, il fait un grand personnage dans la Congrégation. L’éminence de sa vertu, des services rendus, du talent, de la doctrine, son sens de l’administration, l’imposent à l’estime de tous. Au chapitre général de 1687, le premier tour de scrutin, par un suffrage unanime des capitulants, le porte à la présidence de l’assemblée. C’était sa désignation comme Supérieur général, au grand étonnement du P. de la Chaise, qui ne croyait pas à une si parfaite entente de la Congrégation. Mais les adversaires de Saint-Maur, exaspérés de leurs récents échecs, ne désarmaient pas. On intrigue à la Cour. On représente au roi le candidat du chapitre comme un entêté et un esprit processif. Prévenu par la calomnie, mécontent des dernières affaires, le roi ordonne a M. de Harlay de faire savoir au Définitoire qu il donnait 1 exclusion a Dom Claude Martin pour la charge de Supérieur général 3. Sur quoi, Dom Martène observe justement que «s’il ne fut pas Général par