‹ Écrits spirituels et historiques (volume 3)Chapitre 16 sur 65 · D. Henri de Grèzes. Le Sacre Cœur de Jésus, p · texte numérisé non relu

D. Henri de Grèzes. Le Sacre Cœur de Jésus, p

2. Lettre du 20 novembre 1695 au prieur de la Trinité de Vendôme. R. N., ms. 19661, fol. 95.

MARIE DE L’INCARNATION

sommes en 1695 et que de 1695 à 1697 Bossuet allait apprendre beaucoup de choses qui lui manquaient encore pour juger des vrais mystiques. Pour lui, dans la Vie de sa vénérable Mère et dans la préface à ses Retraites, il avait dit l’essentiel sur l’oraison, la contemplation, et le pur amour. Sentant sa fin approcher, cela lui suffisait. S’il y avait eu des excès, on ne pouvait s’autoriser de Marie de l’Incarnation ni de son fils pour les justifier1. Bossuet, dans la controverse où il s’engageait à fond, ne s’y est pas trompé.

Dom Claude accablé par les infirmités et les austérités plus encore que par l’âge, faillit cependant être réélu assistant du Supérieur général, au chapitre de 1696, qui se tint en mai, à l’abbaye de Marmoutier. Mais il fut si pressant qu’enfin les Pères se rendirent à ses prières, acceptant même sa démission de prieur. Quelques semaines plus tard, redevenu simple religieux, il tombait malade et mourait. C’était le 9 août. Il était « âgé de soixante et dix-sept ans, quatre mois, huit jours, dont il en avait passe près de cinquante-six en religion dans la pratique exacte de toutes les vertus chrétiennes et monastiques, et quarante-quatre dans la supériorité2. » Le peuple accouru en foule de toute la contrée et des provinces voisines traita sa dépouille mortelle comme celle d'un bienheureux. Il fut enseveli dans l’église abba-

1. Dans une lettre non datee, mais qui doit être de 1681 environ. Mme Guyon écrivant à son frère, le P. de La Motte, parle d’une consultation et d’une approbation que lui a données «le R. P. Général des Bénédictins, pour lors prieur de Saint-Denis-en-France ». Malgré la note des éditeurs de la Correspondance de Bossuet (t. VI, p. 532), Dom Claude Martin n’est pas le personnage consulté par Mme Guyon. Tl ne fut Supérieur général ni au temps où la lettre était écrite, ni après. A s’en tenir aux termes de sa lettre, Mrae Guyon ne pouvait avoir en vue que Dom Vincent Marsolle, prieur de Saint -Denis de 1666 à 1672, et Supérieur Général de Saint-Maur de 1672 à 1681.

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