Dom Claude Martin. I. c., préface
devoir ajouter, le second s’est cru obligé de le conserver. Bossuet, on l’a vu, faisait grand cas de ces additions. Non seulement elles commentent les passages difficiles, mais, en marge de la Relation de 1654, formant une chaîne sur laquelle sont montés les fragments de celle de 1633, résumant les textes omis, introduisant et paraphrasant les autres, leur fournissant en quelque sorte le contexte perdu, elles recomposent une seconde vie de Marie de l’Incarnation. Et c’est bien souvent la Vénérable Mère qui y parle encore, car Dom Claude Martin ne voulait être que l’écho de sa voix1. Il fallait cependant qu’il n’y eût aucune confusion entre le texte et la glose qui le prolonge. La disposition typographique y a pourvu.
Les fragments de la Relation de 1633 ont été répartis en quatre grandes sections : l’itinéraire mystique, la vocation religieuse, la vie religieuse, le supplément. L original ne comportait aucune division, sauf, si nous nous en rapportons à la Relation de 1654, celle de petits chapitres précédés d’un numéro d’ordre. La division que nous avons adoptée ne modifie point la physionomie du document : elle lui donne au contraire plus d’air et de lumière.
Dans chacune des sections, des sous-groupes ont été établis et précédés d’un sommaire. Les fragments isolés ont été traités
de même.
En vue de refaire la suite et l’unité de l’original, les lacunes ont été remplies par un très court résumé des textes absents, cela seulement, comme il convient, dans les cas où il s’agit d’un fragment considérable, point d’arrivée ou nouveau point de départ de l’itinéraire de la Vénérable Mère. Le même procédé a été employé pour suppléer à la première partie de la Relation, et à une fraction de la seconde qui font défaut dans la Vie. De la sorte, la chaîne des faits se déroulera sans interruption préjudiciable à l’intelligence du texte.