‹ Écrits spirituels et historiques (volume 3)Chapitre 42 sur 65 · VII · texte numérisé non relu

VII

Les mortifications a que j’endurais de la part du prochain étaient bien autrement sensibles, mais je m’en tais, parce que j’ai toujours cru que Notre-Seigneur les permettait pour mon bien, et ainsi j’aimais d’un amour tendre et sincère ceux qui me les suscitaient.

De la fin de ses tentations.

230] vin

Un soir que je me promenais par obéissance dans une allée du jardin, étant fortement unie avec Dieu et lui

a. File témoigne que ses contradictions extérieures lui étaient plus sensibles que ses tentations, parce que les unes n' attaquaient que sa personne, et les autres traversaient les affaires de Dieu, qui lui étaient infiniment plus chères que ses propres intérêts * *. Vie, p. 640.

* A lire la petite introduction que la Vie lui a consacrée, il semble que ce fragment soit ici bien à sa place, ou, du moins, qu’il appartienne à la présente série

faisant de nouvelles résolutions de veiller sur moi-même, j’eus un instinct très fort de m’arrêter, et, du profond de mon cœur, demander pardon à ce divin Époux, lui promettant la fidélité. Au même instant, toutes mes tentations, toutes mes croix et toutes mes douleurs intérieures, s'évanouirent de moi, de même que si je ne les eusse jamais eues, avec une augmentation très grande de paix, dont je fus toute remplie dans l’intérieur.

Le fruit quelle retire de ses croix.

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